" Joyeux n'anniversaiiire "

" Joyeux n'anniversaiiire "
Bon, ma Charlinounette, Fanny et moi... on te souhaite...

Un joyeux n'anniversaiiire!!!

Tu es vieille maintenant, mais ne t'inqute pas, tu es toujours jeune de l'inrieur, et c'est le plus important! =D

P
our ton annif, je t'ai ncrit une petit fiction, et Fanny t'a fait ce suuuperbe montage! avoue qu'il est nial! Et Fanny qui le trouve laid, pfff... aucun gout, la pauvre petite XD je plaisante!

Il est vraiment trop beau, beaucoup plus que ma fic (je sais, je compare les carottes et les pommes de terres, mais les deux sont très bons!... rien à voir, je me tais xD)

DOnc, je te laisse lire cette petite fiction classique très Jarter, en esrant qu'elle te plaise.

Gros bisous ma Charlinounette!

Ta baalichounette et ta pitchounette

_______

Il respirait profondemment encore une fois. Sa respiration saccadée se répercutait sur l'habitacle de la voiture, créant de la buée sur la vitre avant. La neige tombait drut dehors, couvrant la route d'une couche de coton nacrée. Il ne pourrait pas reprendre la route ce soir. Il était obligé de rester là. Enfin... bientôt, il n'y aurait plus d'essence dans sa voiture, et serait condamné à un dilemme. Se les peler dans sa bagnole, ou rentrer dans Sa maison. Le général O'Neill éteignit le contact, ouvrit la porte et sortit sous la neige. Il ajusta son manteau épais alors que la neige tombait abondament sur ses épaules. Dans la poche près de la poitrine, une petite boite le brulait. Bien que tout cela était prémidité, et qu'il avait appris son texte par coeur, il ne put s'empecher d'avoir peur. Il avança tant bien que mal jusqu'à la porte d'entrée et sans prendre la peine de réfléhir, il sonna. Jack se trémoussa sous le porche, espérant qu'elle serait là. Il ne l'avait pas prévenue, et elle avait peut etre prévue quelque chose de dernire minutes. Soudain la porte s'ouvrit. Et elle apparut. Vetue d'un simple jogging, ses cheveux blonds mouillés tombaient avec grace devant ses yeux azurs. Elle tenait dans sa main droite un peau de glace au chocolat.
- Mon général? s'étonna t'elle.
- Carter, salua t'il. Je peux entrer?
Elle ne répondit pas tant elle était surprise, mais elle s'effaça pour le laisser rentrer. L'air était chaud et la lumière claire. Un malheureux sapin qui se tenait dans un coin, perdait ses aiguilles sur le sol. La télé beuglait. Il se tourna vers sa subordonnée plus gêné que jamais.
- Un problème à la base? demanda t'elle.
- Euh.. non.. je voulais.. juste vous voir.
Son sourcil gauche s'arqua et elle l'invita en rentrer dans son salon. Carter éteignit le son de la télévison.
- Je peux prendre votre manteau?
- Euh.. je vais le garder avec moi.. déclara t'il en songeant à la "petite boite maléfique dans sa poche".
Il retira sa veste et la posa à côté de lui.
- Vous voulez boire quelque chose?
- Une bierre.
Elle acquisa et partit dans la cuisine. Il entendit le bruit de la porte de frigo. Jack passa rapidement la main sur la poche, pour se donner du courage. Les bouteilles s'entrechoquèrent et il redressa la tête. Carter apparut dans le salon, lui tendant une bouteille ouverte. Il en avala aussitôt une rasade glacée alors qu'elle s'asseyait face à lui.
- Vous vouliez me demander quoi?
Il leva ses yeux, la regardant. Elle n'avait pas l'air de vouloir lui faciliter la tache. Elle s'était assise sur ses longues jambes, un bras sur ses cuisses, l'autre tenant la bouteille. Ses yeux azurs avaient un éclat d'acier, ses cheveux blonds et moulliés étaient peignés en arrière. Jack cligna des yeux, il n'allait pas tenir si elle continuait de la fixer ainsi.
- Je... euh... comment va Mark? improvisa t'il.
- Bien, mais je ne pense pas que vous ayez quitter la base pour me parler d'un frère que vous ne connaissez pas.
Dit comme ça... c'est sur qu'il avait l'air bête, le grand général O'Neill. Ses yeux marrons prirent une teinte noire.
- Ouais... Carter, sérieux... que pensez-vous de nous?
Elle sursauta, lui aussi. Que venait-il de dire? Était t'il stupide?? Il baissa aussitôt les yeux, se fusillant mentalement. Il était capable de tenir pendant huit ans, et au moment de faire sa déclaration, il sortait une vieille phrase pourrie?
- Je... mon général?
- Quoi? aboya t'il, énervé contre lui.
Il leva la tête. Les yeux de sa subordonnée ne le quittaient pas. Sa lèvre inférieure trembla légerment.
- Carter.. je.. désolé..
- Non, mon général, c'est moi...
- Eh... ce n'est pas votre supérieur qui est venu vous voir aujoud'hui. C'est ce bon vieux Jack. Alors, pas de général.
Elle acquisa silencieusment. Jack avala une autre gorgée qui glissa dans son gosier, brûlant sa gorge.
- Alors? demanda t'il.
- Vous voulez vraiment que je vous réponde, Jack?
- Euh.. ouais.
Carter baissa les yeux, fixant ses genoux. Jack continuait de la regarder. C'était son unique et seul chance.
- Je.. dirais que.. notre relation... est ambigüe... murmura t'elle.
- Ouais.
- Je... Jack.. pourquoi êtes-vous venue là aujourd'hui?
- Bonne question... avoua t'il.
Ils ne se regardaient plus, leur regard fixés sur leur bierre.
- Je crois.. que je me fais vieux.. et puis... je pense que j'en ai marre d'attendre... Un jour, vous trouverez un gentil jeune garçon, et vous partirez. Voyez vous... je.. je ne veux pas vous perdre. Je ne veux PLUS vous perdre. Vous... êtes mon âme soeur, du moins, pour moi. Je.. Carter...
Elle se leva rapidement, et posa un doigt sur ses lèvres.
- Si vous voulez que je vous appelle Jack, appellez moi Sam, ordonna t'elle.
Il acquisa.
- Jack, je sais que je n'ai jamais été très sympa, je suis sortie avec d'autre mec, juste sous votre nez. Finalement c'était peut-être juste de la provocation.
- Moi aussi, je l'ai fait.
- On se provoquait mutuellement alors, plaisanta t'elle. Je pense que je cherchais juste à vous faire réagir
Jack sourit. Il pensait que cette confrontation serait un combat, mais elle se transformait en un besoin vital de vider son sac.
- Car... Sam, je crois que l'on a assez jouer au chat et la sourie.
- Je suis du même avis.
Elle se tenait toujours debout devant lui, le regardant de haut. Il déglutit.
- Vous êtes venu pour ça? Pour me narguer? Pour me dire que l'on ressent les mêmes choses mais que c'est impossible entre nous?! s'emporta Carter.
Jack ferma bievement les yeux, le temps de remettre ses idées en place, et prenant son courage à deux mains il se leva, dominant Carter de sa taille. Elle leva les yeux.
- Alors, c'est sa hein? Vous ne croyez pas que c'est assez douloureux comme ça? De vous voir, tout les jours, depuis huit ans? Il faut que vous veniez chez moi!
Elle criait, s'agitait, et lui gardait le silence. Carter continua de crier ainsi pendant de longues minutes, et le manque de réaction de son officier supérieur l'excedait au plus au point. Elle aurait voulut qu'il crit, qu'il hurle, qu'il tape dans les murs. Rien de tout cela. Il restait calme, là, face à elle.
- Vous êtes ignoble! hurla t'elle de sa voix cassée.
Les mots ne suffisant plus, elle en vient aux poings. Continuant de hurler, elle avait l'impression de frapper un poupée molle. Quand enfin il réagit. Il attrappa rapidement les bas de la jeune femme d'une main, tandis que l'autre se plaçait sur son dos, pour la plaquer contre lui d'un mouvement brusque. Elle s'écrasa violemment contre son torse arrêtant alors de se battre. Il approcha sa bouche de son oreille.
- Calme toi... Sam..
Elle cessa de respirer une seconde, puis des larmes salées commencèrent à glisser sur ses joues.
- Chut... Sam... marmonna t'il en caressant ses cheveux blonds.
Il ne comprenait pas. D'abord, ils parlaient tranquillement, puis, elle avait crier,hurler, et en était venue aux poings. Elle ne l'avait pas blesser: ses coups étaient faibles et mal orientées, pas destiné à faire mal. Par contre, ses paroles, aussi aiguisées qu'un sabre, lui avaient transpercé le coeur. Ses mains allaient et passaient sur ses cheveux, inlassablement. Elle, la tête contre son coeur, pleurait tout les larmes de son corps, se laissant aller contre lui.
- Sam.. Oh.. Sam.. je suis désolé.
Elle releva la tête. Ses yeux bleus étaient encore plus magnifique.
- Pourquoi?
- Pour t'avoir encore fait pleurer.
- J'ai l'habitude maintenant, plaisanta t'elle.
Il grimaça. Grimace qui se transforma en un sourire quand elle posa ses lèvres sur sa mâchoire. Il soupira quand sa bouche glissa jusqu'à son oreille.
- Allez, je te pardonne... murmura t'elle.
- Déjà? s'étonna t'il en riant.
Elle sourit contre son visage et passa une main dans ses cheveux courts. Il se mordillia les lèvres, alors qu'elle se pressait contre lui. Enfin, leur souffle se melèrent. Leurs lèvres se trouvèrent enfin. Ils tombèrent à la renverse sur le canapé. Jack repensa à la petite boite dans sa veste. Il fronça des sourcils. Sam se redressa.
- Quoi?
- Euh.. rien.. Sammy, plaisanta t'il.
Il sourit, et l'attrapant par la nuque, il la rapprocha de lui pour l'embrasser. Il aurait tout le temps maintenant, pour y penser, à sa bague de fiançaille.


__________

Bon n'anniiiiiiif!! On t'adooore trooop :D

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 11:28

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 11:46

" Un cadeau pour ma p'tite SDCT "

" Un cadeau pour ma p'tite SDCT "
Ma p'tite Soeur de Dinguerie et de Complot, je t'ai écrit une p'tite fiction, pour notre n'amitié!

J'ai cherc, cherché, cherc, et j'ai retrouvé ton premier com's sur mon blog!!!

"samjackforever, Posté le dimanche 08 juin 2008 22:13

hey !! merci pour tes comm !!j adore ce chapitre !!! surtout la fin !! tu écri tro bien !! ^^ "


8 juin... on se connait depuis juste cinq mois à peu ps, et pourtant, Je T'Adore ts Fort!

C
ette fiction, que je ne trouve pas terrible - on ne me changera pas - n'a pas un dixme de valeur à coté de ta gentillesse.

J'essayerai de t'en écrire une meilleure, mais comme tu insites, je te l'a met car tu la veux vraiment.

Je T'Adooore Troooop ma P'tite SDC!!!

_______

Une soirée normale

C'était une soirée normale. L'air était frais, la pleine lune brillait dans un ciel tranquille criblé d'étoile.
Assi
se entre les jambes de l'homme, dos contre son ventre, elle soupira.
- Dis
moi, tu te souviens de notre première rencontre? demanda t'elle en attrapant une de ses mains.
L'ho
mme sourit dans le noir, en levant les yeux au ciel.
- Ou
i, répondit t'il.
Elle s
e frotta la joue contre son tee-shirt.
-
Tu me le demandes à chaque fois.. râla t'il.
- C'
est à dire, une fois tout les quoi? Tout les trois mois! protesta t'elle en se redressant vivement.
- Eh, c
alme toi! s'écria t'il doucement en la recollant à son torse.
Elle
souffla par le nez, calant sa tête contre le creux de son épaule.
- Alors?

-
Quoi, alors?
- Tu me
racontes? continua t'elle en soupirant.
- Encore? grogna t'il.
E
lle ne répondit pas de suite, savourant le mouvement léger de son torse du à la respiration.
- C'était le plus beau jour de ma vie.
-
A moi aussi, assura t'il.
Une
brise fraiche les enveloppa, et elle frissona. Sa veste était plus loin, et elle n'avait aucune envie de se lever. Il le sentit, et ressera sa prise contre elle, refermant ses bras et ses jambes autour d'elle.
- Je me souviens avoir vu rentrer une très belle femme pleine d'assurance et qui m'a défié au bras de fer...
- C'est tout? s'offusqua t'elle.
- C'
est déjà pas mal, non?
Elle
grogna alors qu'il posait sa joue contre sa chevelure.
- Non, ce
n'est pas tout, reprit t'il. Ce jour là, j'ai ouvert les yeux.
E
lle ne répondit rien, attendant qu'il continue, se concentrant sur le son léger de sa respiration.
- Et
toi?
-
Ce jour là... répéta t'elle. J'ai compris que je pourrais être à nouveau amoureuse. Je n'ai jamais laissé personne rentrer dans mon coeur après la mort de ma mère. Je.. je ne voulais plus souffrir.
Il hocha
legerment de la tête. Il avait connu ça, lui aussi. Après la mort de son fils. Mais il lui était inutile de lui dire. Elle savait tout ça.
-
Mais quand je t'ai vu, dans ce splendide uniforme, toutes barrières ont été submergé par les sentiments que j'ai commencé à resentir.
- C
oup de foudre?
Elle
acquisa.
- Pas pou
r toi?
-
Si, dès que mon regard à croisé tes yeux.
El
le rigola doucement.
-
Te moques pas de moi! protesta t'il.
- Je
ne me moque pas, c'est juste que tu es.. romantique.
Il
sourit, collant sa joue contre la sienne.
- B
arrirères détruites pour être remplacées par celle des lois.
- C'
est pas faux...
- Et pour
tant, on est là... ensemble.. murmura t'elle.
Il acq
uisa silencieusement. Il se souvenait bien de cette mission... avec Nirtii qui avait joué avec leur gène. Elle qui avait frolé la mort. Lui qui avait eu si peur. Quand ils s'étaient échappés, ils avaient compris que leur vie ne tenait qu'à un fil, et qu'ils ne supporteraient pas de se perdre. A partir de là, aucune loi, aucune morale, ne peuvaient les empêcher d'être ensemble en secret. Une autre bourrasque glacée souffla.
- On d
evrait y aller, tu vas attraper mal... s'inquièta t'il.
Ell
e lui attrapa le menton d'une main, et l'embrassa doucement. Ses lèvres glacées sur les siennes brûlantes le fit sursauter. Elle ricanna, et se leva.
-
Allez, debout, Daniel va nous attendre. Il ne faut pas trop tirer sur la corde.
- Tu as r
aison, Sam.
Jac
k se redressa et elle remit sa veste militaire sur le dos. Ils marchèrent cinq minutes se tenant la main, entre les arbres pour déboucher sur une autre petite clairière où ils avaient planté leur camps. Daniel et Teal'c relevèrent la tête, et leurs amis les rejoignirent en riant.

C'éta
it une soirée normale. L'air était frais, la pleine lune brillait dans un ciel tranquille criblé d'étoile.


_____

Pour toi, ma p'tite SDC, que j'adore, vraiment très fort.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 18:29

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 16:23

" Chapitre 2 " [ I fall and you're so far away ]

Hey hey hey! Voij'ai "pondu" le chapitre 2! =D



Pas aussi bien que tout ce que j'ai écrit, mais ma p'tite SDC ma torturé pour l'avoir.. donc, je le publie..



Po
ur ma Charline, pitié, ne me tue pas quand tu auras lis la fin, ok? xD Sinon, ne lis pas!!



Voici les cadeaux que l'on m'a fait, ils sont magnifiques!

De ma p'tite SDC: ici, ici, ici, ici et ici.

De ma Charlinounette: ici



E
t p'is, un p'tit sondage, vous connaissez ce dessin ani? Il est trooop bien! :D

p
s: J'adore cette vidéo sur le ship dans stargate! On reconnait la musique du dernier épisode de la saison 10, "Have you ever seen the rain?" ( Avez vous vu la pluie?)

Bonne lecture!

______


Chapitre 2: I fall and you're so far away. ( je tombe et tu es si loin)

Jack ouvrit un oeil. Son quartier était encore plongé dans l'obscurité et il soupira. Bien sur, il avait encore rêvé d'Elle. Le général se roula en boule dans son lit. Jamais il n'arriverait à l'oublier. C'était un sentiment trop fort, trop dur dans son c½ur, comme du cristal polie. Il avait l'impression que rien n'arriverait à entamer ce lien, ni le temps, ni autre moyen de substitution. Son c½ur était à Elle, et rien qu'à Elle.

Il fallait pourtant qu'il l'oublie, ou du moins, qu'il essaye. Il pensait qu'il idéalisait l'impossible, se bornant à imaginer l'interdit. Enfin, il essayait de s'en convaincre, sans beaucoup de succès. Jack devait l'oublier. Il l'a blesserait plus qu'il ne la rendrait heureuse. Ils avaient trop longtemps jouer au chat et la souris. Elle lui avait déjà montré par le passé. Peter était celui avec lequel il se serait résigné. Le mariage avait été prononcé, et il s'était résolut à ne pas intervenir, à rester sagement sur le côté tandis que Peter lui enfilerait la bague. Mais, pour une raison inconnue, Carter avait rompu avec lui. Ce qui amena le général à s'interroger. Bien sur, Daniel ne lui avait été d'aucun secours pour sa compréhension de la réaction de Carter: "Débrouilles toi", lui avait-il dit. Dans un sens, il le méritait. Il avait trop attendu, il attendait le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière. Daniel avait essayé plusieurs fois de l'aider et il l'avait repoussé. Son ami n'avait pas été spécialement vexé, il avait l'habitude, mais il refusait désormais de l'aider, trouvant que son ami était finalement assez grand pour se débrouiller tout seul.

Jack soupira et jeta un regard à son réveil. 5:00. L'heure de se lever. Il s'étira paresseusement dans son lit en soupirant. Puis, il se leva et enfila son uniforme... bleu. Aujourd'hui, il voulait être en bleu. Comme ses yeux. Il secoua la tête : il était pathétique. Il sortit de ses quartiers et partit au mess par encore très bien réveillé. Quand il arriva, il vit de loin sa subordonnée entrain de manger sa gelée bleu... Il sourit. Sourire qui se fana bien vite, se rappelant qu'il avait décider - il y avait quelques minutes avant - de l'oublier. Jack vit le français s'assoire à sa table. Le général grimaça alors que la jeune femme se mit à rire. Ne se retenant plus, il avança menaçant vers la table.
- Carter, Storm, salua t'il aigre.
- Mon général, répondirent les deux autres.
La mâchoire de Jack se contracta en voyant le regard du jeune homme vers sa subordonnée.
- Vous n'avez pas de plateau, monsieur? s'étonna t'elle.
- Euh..
Il baissa la tête et remarqua l'absence de plateau.
- Ah euh.. ouais.
Storm étouffa un sourire dans son café, alors que Carter fronçait les sourcils.
- Je ne suis pas bien réveillé, c'est tout, grogna t'il en jetant un regard noir au français.
Elle acquisa, troublée. Jack soupira et partit charger un plateau de victuailles. Quand il revint s'assoire, elle avait le regard ailleurs et aucune de ses tentatives pour la faire rire ne fonctionna.
- Vous êtes sur que vous allez bien? s'emporta t'il soudainement.
- Euh.. oui, mon général, je n'ai pas très bien dormis cette nuit... s'excusa t'elle.
Le regard de l'officier s'adoucie.

Storm, lui, gardait le silence, étudiant avec soins les liens entre Sam et O'Neill. Ils avaient... une relation ambiguë. A certain moment, ils semblaient si complice que l'on ne pouvait se demander s'ils n'étaient pas ensemble. Il mâchouilla distraitement ses céréales alors que le général multipliait les blagues ou autres pitreries.
- Euh.. oui, mon général, je n'ai pas très bien dormie cette nuit... s'excusa t'elle.
Il lui sembla que le regard d'O'Neill avait perdu de sa sévérité.
- C'est votre compagnon de chambre qui vous a embêté? demanda t'il malicieusement.
Cette fois ci, elle sourit.
- Non, j'ai juste eu du mal à dormir depuis que...
Sa voix mourut dans sa gorge. O'Neill la regardait attentivement, attendant qu'elle continue. Alors que Sam, elle, avait le regard bougeant. D'abord sa tasse de café, les yeux d'O'Neill, la tasse, Chris, O'Neill, tasse. Puis elle rougit, se mordillant les lèvres. Inconscient à sa mascarade, O'Neill la fixait calmement.
- Elle m'a dit quelque chose... qui.. m'a troublé, conclu t'elle.
- Ah?
Sam devint cramoisie, et marmonna: "A propos de Drew..". Cette fois ci, ce fut à son tour de blêmir et grogner deux trois mots. Il plongea le nez dans son café, sous l'½il intéressé de Chris.
- Bon, je vous laisse hein, j'ai plein de boulot. Carter, Storm, n'oubliez pas, début de votre mission à sept heure PILE.
Sam ricana et O'Neill partit rapidement, comme s'il avait le diable aux fesses. Storm jeta un regard à Sam.
- Pourquoi il est partit si vite?
- Le général a du travail, il nous l'a dit, rétorqua t'elle amèrement.
- Ouais.
Elle fronça des sourcils.
- Vous croyez que le général nous aurait mentit? demanda t'elle.
- Je n'ai rien dit! se défendit t'il. Par contre, vous, vous y avez pensé.
Sam le regarda attentivement, comme si elle le découvrait pour la première fois. Chris sut aussitôt qu'il était allé trop loin. Il le leva les mains devant lui.
- Oubliez ce que j'ai dit.
- Non... Vous êtes assez manipulateur, ajouta t'elle après un léger silence.
- Un peu. C'est maladif chez moi, j'analyse tout ce que j'ai sur les gens que je rencontre, je les "catalogue" en quelque sorte, avoua t'il.
- Je vois...
- Ca peut être un avantage, comme un inconvénient, continua t'il, fébrile. Avantage: je connais bien mon ennemi. Inconvénient: si je me fascine pour une personne, j'ai besoin de TOUT savoir...
Il se tut, la fixant de ses yeux verts hypnotisant. On aurait dit un cobra hypnotisant sa proie.
- C'est... c'est une maladie?
- On peut dire ça comme ça...
Sa voix baissait doucement, alors que ses yeux ne la lâchaient pas. Gênée, elle se dandina sur sa chaise.
- N'ayez pas peur, je sais me euh.. contrôlé maintenant, la rassura t'il en riant.
Elle sourit, et il baissa les yeux.

Jack crut qu'il allait hurler sur la jeune femme quand elle arriva enfin dans la salle de la Porte. Il fit un signe de main à Walter qui entra les coordonnées. L'anneau commença à tourner. Carter, elle, attrapa un P-90 tendu par un airman. Elle avait l'air fatigué, et ses yeux avaient perdu de leur éclat. Sa colère pour son retard, qui n'était qu'une façade, disparut bien vite. Par contre, une rage froide se mua dans ses veines. Cette soudaine fatigue devait être à cause des français qui commençaient à sérieusement lui taper sur le système. D'abord Drew qui passait son temps à le regarder et puis Storm avec ses regards inquisiteurs.
- Carter, faut t'il que je vous achète une montre? Demanda Jack avec un soupçon de colère.
- Pardon mon général.
- Dix minutes de retard! Même moi je ne m'étais pas autant de temps!
- Pardon mon général.
Il soupira, de la voir si docile, pouvait l'énerver par fois.
- Bon bon, ça peut passer pour cette fois.
- Merci mon général.
Elle sourit et il ne put s'empêcher de l'imiter.
- Allez, en route mauvaise troupe!
Daniel sourit, et montra la porte des Etoiles d'un grand signe de main.
- Zou Christopher, on y va! cria t'il.
Storm sourit à l'archéologue et avança dans l'océan bleuté, suivit de Teal'c et Carter. Jack hésita une seconde et attrapa le bras de Daniel avant qu'il s'engage sur la passerelle.
- Quoi?
- Danny, surveille Storm. Je l'sens pas ce mec.
- Tu le sens pas parce qu'il s'intéresse à Sam? murmura Daniel amère.
Jack ne répondit pas, le poussant juste vers la Porte.
- Allez, vas y, ça coûte cher.
Daniel soupira, et traversa à son tour la Porte.

L'air était tempéré, les deux soleils éclairaient fortement la plaine. Storm, le premier, arriva de l'autre côté. Il cligna des yeux et Teal'c, qui venait derrière lui, le poussa doucement pour ne pas gêner l'arrivée des autres. Sam sortit de l'horizon des événements et Daniel arriva quelques secondes après.
- Magnifique.. murmura Storm dans sa langue natale.
Sam jeta un coup de d'½il à Daniel qui lui traduit.
- Bienvenue sur P3x-602.
- C'est superbe.
- Ca va.. on a vu mieux. Bon, Daniel avec.. grogna t'elle.
- Je vais avec Christopher! la coupa Daniel en se rappelant de la demande de son ami. On pourra parler français.
Sam fronça les sourcils mais ne rajouta rien. Elle était de mauvaise humeur, et le français la mettait mal à l'aise. Alors, elle se contenta de leur donner les directions et partit avec Teal'c, vers le Sud.

Storm s'émerveillait devant les grands arbres bleus. Leurs troncs étaient bleus foncés tirant vers le violet sombre pour les plus vieux. Des brindilles du bois presque noir craquaient sous leurs rangers, seul son qui osait briser le silence avec les quelques piaillements d'oiseaux sans doute inconnu. Le feuillage, bleu plus claire laissait passer la lumière blanche et chaude des soleils, créant des ombres déformées des deux hommes sur le sol de terre recouvert de feuille.
- C'est splendide! Vous ne trouvez pas?
- Si si, répondit distraitement l'archéologue.
Le colonel se rendit bien compte de l'inattention du jeune homme. Il semblait ailleurs, l'esprit occupé par quelques sombres pensées.
- Qu'est ce qu'il y a? demanda t'il alors.
- Pardon?
- Vous boudez.
- Non!
- Si.
- Mais non!
- Si.
- Arrêtez, on dirait Jack! se plaignit Daniel en accélérant le pas.
Storm rigola doucement. L'archéologue lui était une personne sympathique. Mais, il savait que la promotion de son ami au poste de général le vexait, et il se doutait qu'il ne voulait pas parler d'O'Neill, surtout avec une personne qui lui était pour l'instant inconnue.
- Il y a des .. euh... goa'ulds sur cette planète?
- Non, répondit sèchement Daniel.
- C'est dommage.
- C'est très bien comme ça, rétorqua t'il.
Son ton était dur et cassant, à coup sur, il l'avait vexé ou du moins énervé. Certes, Chris ne connaissait pas trop l'archéologue - il ne savait pas encore sur quel boutons appuyer pour obtenir les réactions voulu - mais il ne l'avait encore jamais vu en colère, surtout si soudainement. Pour lui, Daniel n'était qu'un civil très intelligent mais qui ne connaissait rien à la stratégie militaire et aux armes. Cependant, pour une raison qui lui était inconnue, le français voulait devenir son ami. Peut-être est-ce pour sa présence rassurante, ou tout simplement parce que sa personnalité l'intéressait comme avant pour de multiple personne que Chris avait rencontré.
- Vous ne m'aimez pas, déclara le français après un léger silence.
Daniel s'arrêta, et se retourna.
- Pardon? répéta t'il.
- Vous ne m'aimez pas, ça se voit. Alors, pourquoi avoir fait équipe avec moi?
- Vous divaguez Storm.
Il reprit sa marche, inquiet. Qu'allait-il dire au Français? Certes, il ne l'appréciait pas trop. Il avait remarqué les quelques regards qu'il lançait à Sam, et il n'aimait pas ça. C'était sans doute un désir puéril, mais voir ses amis ensemble l'obsédait. Sa radio grésilla.
- "Daniel?"
- " Oui?"
- " Cinq jaffas au Sud-Ouest." Déclara la voix de Sam déformée par les ondes.
- " Quoi? mais l'UAV n'a détecté aucune trace de naquada!" s'étonna Daniel en s'arrêtant.
- " Oui, mais il faut croire que quelques choses les intéresse finalement sur cette fichue planète." Pesta t'elle.
Daniel grogna et se tourna vers Storm.
- " Va avoir de l'action? " demanda le français à sa radio.
- "Pas si on peut l'éviter, d'après Teal'c, ils sont arrivés en chasseur de la mort, et il se peut qu'il y ait des... "
Des tirs résonnèrent dans la radio. Les deux hommes relevèrent la tête. Daniel lut dans les yeux de Storm de la crainte puis de la colère, il chargea son arme, et partit en courant vers la direction des tirs jaffas et de P-90. Daniel le suivit tant bien qu'il put. Soudain, des cris. Ils n'étaient plus très loin de la zone de tirs. Un cri déchirant repris. Sam. Daniel et Storm accélérèrent évitant de dernières minutes les grands arbres bleus. Ils leur semblaient que les ronces voulaient les empêcher de passer. Pourtant, ils débouchèrent bientôt sur une petite plaine où Teal'c tenait position devant Sam effondrée sur le sol. Des tirs partaient d'en face, sans qu'ils ne voient leurs adversaires.
- Teal'c ! On se repli ! cria Daniel.
Le jaffa acquisa, et tandis que les deux hommes le couvraient, il attrapa Sam sous la tête et les genoux et la porta jusque dans la forêt, où Daniel et Storm le suivirent. Ils couraient depuis cinq minutes quand les tirs cessèrent.
La magestieuse Porte des Etoiles s'enclencha quand Daniel entra les coordonnées. Le vortex aussi bleu que les feuilles des arbres s'ouvrit. Teal'c avec le corps inanimé de leur amie se jeta de l'autre côté suivit de Daniel et de Storm.



SG-1 était partit en mission depuis déjà dix minutes que Jack ruminait déjà. Il connaissait tout les dangers qu'ils les attendaient dehors, mais maintenant, c'était différent. Il ne serait plus là pour la sauver. Oh, bien sur qu'il savait qu'elle pouvait se défendre toute seule. Mais il ne pouvait se débarrasser de ce stupide désir bien masculin de la protéger. Sentiment amplifié par son envie d'essayer de l'oublier. Pour elle, pour eux. Il soupira en s'asseyant face à son bureau. Il jeta un ½il au tas de paperasse qui l'attendait, et il la trouva assez grande pour commencer maintenant. Sa concentration fut dure à trouver... Elle lui manquait déjà.

« Activation non programmé de la Porte des Etoiles »
Jack leva la tête de ses dossiers et bondit hors de son siège. Il arriva bien vite à la salle de contrôle, où Walter l'attendait.
- SG-4 et 10 doivent arrivé que dans deux heures.. et SG-1 dans trois heures... déclara le sergent.
La Porte s'ouvrit et l'iris se ferma.
- On reçoit un code ? demanda fébrilement Jack.
- Oui ! C'est SG-1 !
- Ouvrez l'iris ! cria le général avant de se précipiter dans la salle d'embarquement.
Teal'c franchit la Porte avec Carter dans ses bras, apparemment inanimée.
- Une équipe médicale !! hurla Daniel qui venait d'arriver suivit par Storm.
La Porte se ferma dans un claquement sec. Jack n'arrivait pas à détacher son regard du corps inerte de Carter. Teal'c la tenait sous la tête et les genoux. Ses yeux étaient fermés, sa respiration saccadée et sifflante. Le long de sa main, du sang gouttait. Son regard remonta. Son abdomen était déchiré par un tir jaffa. Le sang s'en échappait furieusement, tachant la veste et sa peau si douce. Il releva la tête.
- Que c'est t'il passé... murmura t'il la voix rauque.
- Nous nous sommes fait attaqué par des Jaffas, O'Neill.
Jack ne trouva pas le courage de répondre. Il devait déjà afficher un visage neutre. Janet arriva en courant avec son équipe, et avec l'aide de Teal'c, ils l'emmenèrent à l'infirmière. Storm jeta un ½il aux deux hommes qui se regardaient, avec le même air effaré sur le visage. Il haussa des épaules et quitta la salle.
- Daniel... vient.
Il emmena le jeune homme encore éberlué dans son bureau, et ferma la porte.
- Racontes moi, demanda le général paisiblement en s'asseyant.
Il lui était si simple de faire disparaître ses émotions ! La rapidité avec laquelle il s'était remis de la blessure de Carter le sidérait. L'inquiétait même. Le mutisme de Daniel aussi. Il restait là, debout, encore en arme, le regard vide. Son visage semblait gravé à jamais dans une mine horrifiée. Il ne fallait pas qu'il craque, pas maintenant.
- Daniel, ça va aller ?
- Non, Jack, ça ne va pas... murmura son ami.
Jack ne répondit rien. Lui aussi allait mal. Par contre, lui, il devait le cacher, et réagir de la même manière qu'il réagissait quand d'autres soldats revenaient blessés.
- Moi aussi, dit t'il cependant.
- Jack.. ils vont la sauver, n'est-ce pas ?
- Oui, ne t'inquiète pas Danny, Janet va y arriver, le rassura t'il sans vraiment y croire lui-même.
- Comment peux-tu rester aussi calme, Jack ?
- Je suis général, Daniel. Le commandant de cette base en plus.
- On parle de Sam bordel ! Sam ! Tu ne devrais pas être là à te rouler les pouces ! Tu devrais être là bas ! A attendre que Janet nous donne son verdict ! s'emporta soudainement Daniel.
Jack le toisa d'un ½il froid et dur. Lui aussi avait envie d'être là-bas, auprès d'elle. De lui tenir la main, de lui murmurer des mots réconfortant.
- Je sais très bien que l'on parle de Carter, éluda t'il.
- Et pourtant tu es là !
- Oui.
- Tu ne vois pas que tu l'as fait souffrir ! Tu es un imbécile Jack !! Un monstre ! hurla le jeune homme.
Jack se leva, dominant Daniel d'un tête menaçante. Il savait que son ami était entrain de craquer, que ce qu'il ne pensait pas ce qu'il disait. Et pourtant, une petite voix lui murmurait que Daniel avait raison.
- Ta gueule Daniel, tu ne sais rien. Tu ne comprends rien.
Il avait envie de frapper. De lui faire mal. De se venger sur lui des huit ans de frustration.
- Tu veux que je me la ferme, mais tu peux rêver ! Personne ici n'a le courage de dire que t'es qu'un pauvre con ! Il faut bien que quelqu'un s'en charge ! beugla Daniel.
- Arrête Daniel ! Tu vas beaucoup trop loin !!
- Je m'en fou ! A cause de tes conneries, Sam est en train de mourir ! T'es qu'un pauvre salaud !
Jack l'empoigna au col, le rapprochant durement de lui. Il allait trop loin. Daniel frappait trop fort, trop juste dans son c½ur. Mieux que lui. La petite voix lui murmura d'autres chose, mais il n'avait même plus besoin de l'écouter pour devenir fou.
- Ta gueule ! répéta le général. Ce n'est pas ma faute si elle est entrain de crever ! Je n'étais pas de l'autre côté, moi ! Je ne peux rien faire pour vous quand vous n'êtes pas là ! Toi par contre, tu l'as laissé se faire buter comme un chien !
La colère l'aveuglait. Il savait bien que Daniel n'aurait rien pu faire, il savait bien qu'il était injuste. Mais le besoin de le blesser était plus fort que sa raison. Le bras de son ami trembla sous l'effet de la fureur et Jack crut qu'il allait tirer, et il l'aurait bien mérité. C'était la première fois qu'ils se disputaient aussi vivement.
- Si tu avais enterré ta fierté mal placée, on n'en saurait pas là ! Vous seriez déjà ensemble ! Il y avait plein de solution, et tu n'en as choisit aucune! Enfaîte, c'est parce que tu as trop peur !
La honte le fit rougir, puis la rage blêmir.
- C'est ça ! T'es qu'un trouillard ! Une brute sans cervelle ni sentiments ! Ni c½ur d'ailleurs ! C'est sans doute pour ça que ton fils s'est flingué !
Jack ne vit pas son poing frapper le visage de son ami. Il le lâcha aussitôt, le poing toujours levé, comme horrifié de son geste. Daniel tibuta en reculant, la main sur son ½il. Ils osaient à peine respirer de peur que leur souffle brise l'espace qui les séparait.
- Daniel.. pardon.. je.. je ne voulais pas...
L'archéologue ne répondit rien. Il avait retiré sa main et le regardait d'un air surpris.
- Ca va ?
Jack grimaça en voyant son ½il bleuir. Daniel se secoua la tête, comme pour se réveiller. Puis, il leva des yeux plein de regrets.
- Non.. Jack.. c'est moi, j'ai... j'ai dit des choses horribles.. que je ne pensais pas. Désolé. Je ne sais pas ce qui m'a prit...
La colère avait soudainement disparut, ne laissant que des remords. Les deux hommes se regardaient à peine.
- On s'inquiète tous pour Carter.
- Je sais.. je sais que ce qui lui arrive te touches plus que tu ne laisses paraître. Désolé Jack. J'ai été horrible avec toi... marmonna le jeune homme.
- C'était pas une raison pour te faire un ½il au beurre noire, Danny boy. Je m'en veux.
Il reposa précautionneusement sa main droite sur sa blessure et grimaça.
- Aïe.. tu m'as pas raté.
- Désolé. Viens, on va te soigner.
Il hocha de la tête, et ils sortirent pour l'infirmerie en silence.

L'infirmière finit de lui enduire une pommade gluante et s'éloigna soigner d'autre patient. Daniel sauta sur ses pieds et Jack lui sourit.
- Allez, on va voir Janet ?
Le jeune homme acquisa et suivit son ami jusqu'au bloc opératoire. Teal'c attendait déjà dehors, et leur annonça que le colonel était pour l'instant tiré d'affaire, mais que l'opération n'était pas terminé. Daniel et Jack s'assirent en silence. Bien que l'archéologue se soit excusé, ses paroles s'étaient durement fichés dans son c½ur. Jack soupira. Il avait sans doute raison. Sa capacité à aimer avait été détruite par l'armée. Il était presque normal qu'elle le prive aussi de sa rédemption. Un airman se présenta devant lui.
- Mon général, le docteur Jackson et Teal'c n'a pas le droit d'être ici armés...
- Ah.. oui.. Daniel, Teal'c donnez lui vos armes, et aller prendre une douche. C'est inutile que vous restiez ici pour l'instant. Si vous n'êtes pas de retour quand l'opération sera terminé, j'enverrai quelqu'un vous cherchez.
Ses amis acquiescèrent et sortirent du couloir. Et voilà. Il était encore seul. Seul devant cette porte à battant où Carter était entrain de se faire raccommoder. Jack finit par fermer les yeux, et à sombrer dans un sommeil léthargique.



Des gens parlaient autour d'elle, et l'empêchait de dormir. Tout ce qu'elle voulait, c'était s'enfoncer dans un sommeil qui lui permettrait d'oublier la douleur qui irradiait son corps. Une tension presque insupportable qui l'empêchait de réfléchir correctement. Son cerveau était comme engourdis, et elle détestait ça. Cette impression que tout lui échappait, cette impression de n'être pas réelle. Les voix se rapprochèrent. Elle ne comprenait pas ce qu'elles disaient, elle voulait juste dormir. Elle ressentit la chaleur d'une main qui se posait sur son bras. Ses membres engourdis ne réagirent pas, ne sentant rien d'autre que la chaleur d'une main. Puis il lui sembla que son esprit s'éclairait peu à peu. La main se retira.
- Elle va bientôt se réveiller, disait une voix.
- Quand, bientôt ?
- Bientôt signifie bientôt Jack.
L'homme grogna.
- L'opération c'est bien passé, la blessure n'était pas très profonde, la tir n'a fait que la rafler.
- Elle l'a échappé belle, c'est ça ?
- Oui, deux millimètres de plus, et je ne pouvais rien faire.
Sam ouvrit péniblement les yeux. Les contours d'abord flous, se précisèrent doucement. Elle se trouvait à l'infirmerie. Janet, Daniel, Teal'c et le général étaient autour d'elle. Janet, d'abord les poussa légerment pour pouvoir vérifier de multiples choses puis enfin elle recula de deux pas en souriant.
- Tu te sens bien ?
- Ca va...
Sa voix était rauque, sa bouche pâteuse et sa gorge douloureuse.
- Aucun contre coup de l'opération, tu es sûr ?
- J'ai juste soif, et je me sens pâteuse.
- Alors tout va bien.
Un patient appela le docteur et elle dut s'éloigner. Les garçons s'approchèrent. D'abord Teal'c, un sourire léger sur le visage. Puis Daniel, qui sourirait et qui s'empressa de poser une main sur son bras, comme pour s'assurer qu'elle était bien là.
- Qu'est t'il arrivé à ton ½il Daniel ?
- Jack m'a donné un bon coup de poing, ricana le jeune homme.
- Pardon ?
Le général derrière lui soupira.
- Je me suis déjà excusé, Danny Boy.
- Je sais, et je ne te fais aucun reproche. Je suis aussi fautif que toi dans cette histoire, si ce n'est plus.
- Euh.. vous m'expliquez ?
Chaque mots semblaient être une épreuve à prononcer. Le général lui tendit une bouteille d'eau avec une paille. Et, lui tenant le récipient, elle en avala de grande gorgée. Elle était trop fatiguée pour se rendre compte de la soudaine proximité du général.
- Alors ? demanda t'elle après s'être désaltérée.
- On te racontera plus tard, éluda Daniel.
Elle acquisa : elle n'avait pas la force de protester, et elle sentait déjà ses yeux se fermer de fatigue. Daniel s'en rendit compte et sourit.
- Allez, on va te laisser Sam. Il faut que tu récupères.
- Oui.
Le jeune homme hocha de la tête, et quitta l'infirmerie en compagnie de Teal'c. Jack, lui, s'était assis sur un siège, et croisant les jambes, il bailla.
- Vous devriez aller vous couchez, mon général.
- Nan, ça ira. Je ne peux pas veiller sur vous quand vous êtes de l'autre côté, il n'y qu'ici que je lui peux. Donc, j'en profite. Vous allez devoir me supporter Carter, plaisanta t'il d'un ton fataliste.
- Vous n'allez pas rester ici deux semaines tout de même, vous avez du travail.
- J'vois pas en quoi être général va m'empêcher de m'occuper de vous. Justement, j'ai personne derrière moi pour me donner des ordres... Sauf le Président.. bien sur, ajouta t'il après un léger silence.
Elle sourit et lui aussi. Sam soupira et ferma les yeux. Elle sentait son esprit dériver à nouveau, et ça l'énervait. Elle avait une de ces rares chances d'être seule avec lui, et il fallait qu'elle s'endorme !
- Allez, reposez Carter.
Elle batailla quelques instant pour rester éveiller, mais elle finit par rendre les armes, et sombrer dans un sommeil lourd et profond.

Lorsque Sam se réveilla enfin, elle pataugea quelque instant entre sommeil et éveil. Mais elle souffrait et se réveilla complètement quelques minutes après. Son c½ur se serra quand elle remarqua l'absence du général. Il était évident qu'il n'était pas resté. Elle ferma ses yeux brièvement. Cette sourde douleur brûlait dans tout son corps. Surtout dans son c½ur, comme si à chaque pulsations, on lui arrachait le c½ur.
- Ca va Sam ?
- Je peux avoir de la morphine ? demanda t'elle au docteur.
Janet acquisa et ajouta l'anti-douleur dans la perfusion de la militaire. Elle s'assit à côté d'elle.
- J'ai une petite pause, ça te dérange si je reste avec toi ?
- Non, bien sur que non.
Sam sourit à son amie. Un sourire fatigué.
- Tu n'es pas en forme.
- Je me suis fait tiré dessus, rétorqua t'elle.
- Je voulais dire.. pas en forme.. mentalement... précisa le docteur en hésitant.
Elle ne répondit pas, se butant à regarder face à elle, évitant le regard de son amie.
- C'est moi qui l'ait forcé à partir, expliqua Janet. Il voulait camper ici, mais ce n'est pas bon pour son dos et ses genoux. J'ai du le menacer de lui faire subir un check-up complet pour qu'il accepte de dormir dans un vrai lit.
Sam tourna la tête vers elle.
- Et alors ?
- Et bien... je voulais juste te dire qu'il voulait rester ici.
- Ok... merci.
Il eut un silence gêné par la soudaine agressivité de Sam. Janet savait qu'elle souffrait autant physiquement que psychologiquement et que ça ne l'aidait pas à réfléchir correctement. Alors, elle se contenta d'afficher un sourire crispé.
- Storm m'a dit quelque chose d'étrange, qui me met mal à l'aise, commença Sam en hésitant.
- Que t'as t'il dit ?
Sam lui raconta la discussion qu'elle avait eu avec le français au mess. Janet l'écouta attentivement et quand elle eut finit elle avait l'air pensive.
- Je ne suis pas psy, mais je pense que c'est une sorte de paranoïa. Une faible paranoïa, ajouta t'elle rapidement devant le regard horrifié de Sam. Le besoin de connaître un possible adversaire. En général, cette psychose est accompagnée de surestimation et d'une très forte susceptibilité. Ils sont « anti-social ». Mais le peu que je l'ai vu, il ne semble pas avoir ces caractéristiques. Comme c'est un militaire, je suppose qu'il a dut se faire capturer et torturer ou avoir vécu quelque chose d'assez traumatisant pour éprouver le besoin de connaître les points faibles de toutes les personnes qu'il rencontre. A mon avis, il a déjà vu un psy. Enfin, ce ne sont que des suppositions.
Le silence qui accueillit son développement la ramena sur terre. Janet jeta un ½il à son amie, et vit que la morphine avait fait effet. Sam dormait, ou du moins, ne souffrait plus. Le docteur se leva, décidant que sa pause était terminée, et partit s'occuper des autres patients.



Deux semaines après

Samantha Carter quitta avec joie l'infirmerie après deux semaines de convalescence forcée, à rester dans son lit et ne rien faire. Sa plaie s'était bien cicatrisée, et bien qu'elle n'avait toujours pas le droit aux missions, et à rentrer chez elle, elle avait réussit à obtenir l'autorisation de sortir de son lit. Son amie Janet la laissa partir à contre-c½ur, se rassurant qu'elle la verrait tout les soirs puisqu'elle partageait toujours la même chambre. Sam s'était vêtue de son uniforme bleu. Et marchait d'un pas heureux dans les couloirs.

Elle pensa d'abord aller à son labo, elle avait pris du retard dans ses expériences. Mais, elle songea qu'elle ne voulait pas rester seule alors que ces deux semaines avaient été une torture. Daniel et Teal'c avait continué les missions avec Storm, qui avait prolongé son séjour. Puis, il finit par repartir pour la France. Chris était passé la voir avant son départ, et il lui avait promit qu'ils se reverraient bientôt. D'après les informations du général, il devait être de retour dans quelques jours avec son équipe française. Le Docteur Drew était restée, pour le plus grand damne de Sam. Surtout que la jeune française avait multiplié les attentions envers son général. Sam soupira. Oui, sa convalescence avait été une véritable torture, puisque le général n'avait put venir la voir la dernière semaine. Elle tenta de se convaincre qu'il était général et qu'il avait du travail, mais le moral n'y était pas, et ce fut morose que Sam continua son trajet vers le bureau de Daniel.

En passant près des vestiaires, elle entendit des cris d'une femme. Sam s'arrêta d'abord surprise. Une femme criait sur quelqu'un et la militaire se dit que ça ne la regardait pas. Elle reprit alors son chemin alors que la femme hurlait de plus en plus.
- J'en étais sur ! C'était trop évident ! Comment ais-je pu être aussi stupide !
Sam s'arrêta de nouveau. Le couloir était vide, la porte entrouverte à quatre mètre.
- Ah oui, j'oubliais, parce que je suis amoureuse de toi !
Sam sursauta. Des couples interdits, dans la base ? Tendue, elle s'approcha à pas de loup de la porte. Elle voulait de savoir qui étaient à l'intérieur.
- Et toi, tu n'as d'yeux que pour elle !
Elle n'était plus qu'à quelques centimètre de l'embrasure, et elle décernait déjà les casiers. La voix lui rappelait celle de quelqu'un et ça ne lui plaisait pas.
- Parce que tu l'aimes, n'est ce pas...
La voix soudainement apaisée, n'était presque plus qu'un murmure.
- Cette Samantha.
Le colonel se figea. Son c½ur battait furieusement contre ses tempes et la jointure de ses doigts étaient devenue blanche. Il fallait qu'elle sache qui était dans les vestiaires. Elle ne pouvait plus réfléchir, son cerveau bloqué sur les paroles de la femme.
- Tu es stupide.. répondit un homme après un léger silence.
Sam crut que l'on lui arrachait le c½ur. C'était le général O'Neill, là, avec le docteur Drew. Le colonel ne prit conscience qu'elle avait cessé de respirer que quand des points noirs dansèrent devant ses yeux. Elle se força à reprendre sa respiration et observa les deux personnes dans les vestiaires. Ils se jaugeaient, séparés que par quelques pas. Puis, alors que sa respiration devenait heurtée et saccadée, Sam vit le général prendre Drew dans ses bras et l'embrasser
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Ne me tuez pas!! Pitié!! xD

# Posté le mardi 11 novembre 2008 12:53

Modifié le mardi 11 novembre 2008 13:26

" et le temps du renouveau... "

" et le temps du renouveau... "


Bonjour !


Al
ors, oui, je sais, ça fait trèèèèès longtemps que je n'ai pas publ de suite...

et
je suis vraiment désoe, mais pour l'instant je rame !


A vrai dire, toute mon inspiration file pour une nouvelle histoire, qui ne concerne pas stargate, ni aucune série. Une histoire tout droit sortie de mon imagination !!!
Alors, j'ai cé un blog spécial pour la publier
Pour tout ceux à qui ça interesserait, voici le résu :


"Alexandre Nadal, professeur d'histoire géographie à la quarantaine bien passé, travaille dans un lycée tranquille. A la recherche du grand amour, il va se passionner pour une de ses élèves, Anaël Hoff. Une histoire d'amour impossible, qui pourrait très bien mal se terminer... "

Voilà, et j'espère vous y voir !!! :D

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 16:26

Modifié le lundi 26 janvier 2009 03:52