" Extrait " [ Les personnages sont des êtres de papier, ils ne peuvent souffrir ou pleurer... et... * Mon prof de français xD* ]

Hey hey hey!! Bon, je sais que le dernier chapitre mets du temps à venir, mais faut me comprendre! Je ne peux écrire que le weekend après mes devoirs alors...

Enfin, là, j'ai peut être bientôt finit. Alors, je la publierais sans doute le weekend prochain. (enfin, c'est pas sur).

P
our l'instant, je donne un extrait pour vous faire patienter!

XD je sais, il n'est pas trop "croustillant" *n'est-ce pas ma p'tite SDC?* mais les autres risquaient de dévoiller la suite alors.. xD

E
nfin, bonne lecture!!

ps:
j'adore cette vidéo!! elle me fait trop marrer!!! xD

"
- On regarde quoi ? demanda Sam en distribuant les part de pizzas.
-
La guerre des Etoiles, répondit Jack lasse.
Sam grimaça et Rachel eut un grand sourire.
-
Je ne l'ai jamais vu ! s'exclama t'elle en s'asseyant près de Daniel.
Il
sursauta, surpris.
-
Vous allez voir, avec Teal'c, vous allez faire une overdose... plaisanta Jack. Ca va faire la... quinzième fois facile que je le regarde. Je connais les répliques par c½ur...
Ra
chel ricana.
- Je vais éteindre la lumière, déclara Sam en se dirigeant vers l'interrupteur pendant que Teal'c mettait en marche le film.
La
lumière fut brusquement éteinte, plongeant le salon dans l'obscurité alors que le traditionnel résumé de Stars Wars commençait. Sam se dirigea vers Le canapé. Le cana où Il était assit. Elle hésita quelques secondes, mais aucun de ces amis ne faisaient attention à elle. Alors, la jeune femme s'assit prudemment àté du colonel. Il lui sembla qu'il frémit en sentant sa présence. Puis, elle récupéra sa part de pizza, et se concentra sur le film. "

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 06:34

" Chapitre IX " [ If you want to fly, jump into the space, close your eyes and forget everything. ]

" Chapitre IX " [ If you want to fly, jump into the space, close your eyes and forget everything. ]
Elle s'assit, fatiguée, sur son lit, dans sa maison à Colorado Springs. La jeune femme tendit l'oreille, personne dans sa maison. Daniel et Rachel avaient bien tenu leur promesse : ils avaient emmené Lohann faire les magasins. Le colonel et Teal'c, eux, n'arriveraient que plus tard dans la soirée : ils avaient des rapports à finir. Sam se prit la tête dans les mains, cachant son visage. Elle en avait marre. Raz le bol. Elle était claquée. Pourquoi les ennuis ne pouvaient pas attendre qu'elle se repose un peu ?! Sam sentit les larmes se presser devant ses yeux. Ses paupières papillonnèrent un instant et elle releva la tête en arrière, tentant de refréner les gouttes salées. Elle se mordit la lèvre. Il lui manquait. Et pourtant, ses sentiments pour Lui s'effaçaient peu à peu. Chaque jours, elle l'oubliait un peu plus. Cependant, elle avait toujours cette impression tenace de... manque. Sam passa une main sur sa joue, et remarqua qu'elle était mouillée. Malgré elle, de profond sanglots secouaient sa poitrine. Le major Carter s'allongea sur le lit, étouffant ses pleures dans les draps.

« Il s'approche de moi de sa démarche féline, me couvant des yeux. Un sourire insolent se dessine malgré lui sur ses lèvres. Il tend les bras vers moi, m'invitant à se blottir contre lui pour une dernière fois. J'hésite, détaillant l'homme face à moi. Ses cheveux bruns et courts semblent flous. Son sourire aussi. Et pourtant, ses yeux brillent d'une force étonnante, brisant le léger brouillard qui l'entoure. Je fais un pas vers lui, alors qu'il a encore un bras tendu. Cependant, je m'arrête et le visage change. Les cheveux s'éclaircissent, se parsèment de brins argentés. Et les yeux... les yeux ne changent pas. Toujours le même éclat, le même amour et la même chaleur qui s'expriment par leur noirceur. Jack. Sans hésiter, j'avance encore, et tend le bras. Mes doigts ne rencontrent pas la peau du colonel, mais, un voile blanc au tissu rêche. Je sursaute. Alors, le rêve devient cauchemar. Le sourire de Jack se transforme en un rictus de haine. Alors que je me débat avec le drap qui était devenu gluant, il s'éloigne à reculons, gardant son regard fixé sur moi... Avant de disparaître dans l'obscurité de mes songes... »

Sam se réveilla en hurlant. Elle se redressa aussitôt. Le c½ur battant à tout rompre, la bouche ouverte, elle tenta de reprendre ses esprits. La jeune femme s'appuya contre le mur de sa chambre. Elle avait rêvé... enfin, cauchemardé aurait été plus exacte. Elle entendit des bruit de pas dans l'escalier. Un regard dehors, et elle apprit qu'il faisait déjà nuit. La porte de sa chambre s'entrouvrit silencieusement, et une tête passa timidement l'embrasure.
- Mon colonel ? s'étonna Sam en rajustant aussitôt son tee-shirt.
- Carter ? On vous a entendu hurler... alors... ben...
Il entra dans la chambre, se dandinant d'un pied sur l'autre.
- Ben, je suis venu voir si tout allait bien, finit t'il en tentant un sourire.
- Ah... j'ai.. j'ai juste fait un cauchemar... murmura t'elle.
Il remarqua son air troublé, et il avança encore d'un pas.
- Euh.. vous voulez en parler ? demanda t'il.
Elle lui sourit, elle ne pouvait pas lui dire son rêve. Ni lui expliquer. Le colonel ne comprendrait jamais. Pour lui, Ba'al était un monstre. Il ne pouvait comprendre. Jack qu'en t'a lui, reprit son masque du militaire sans c½ur. Il lui sembla qu'elle blanchit en le voyant changer d'expression.
- Je... vous ne comprendriez pas... Et puis, je ne veux pas en parler, mon colonel... marmonna t'elle d'une voix rauque.
Gardant une certaine distance du lit où elle était assise, il s'approcha un peu plus.
- Il était si horrible que ça ?
- Non, admit-elle à contre c½ur. C'est plutôt... les conséquences de mes actes du passé qui me font peur.
- Ah...
Jack s'agita mentalement. Il n'avait pas l'habitude qu'Elle se confie à lui. Il ne connaissait que la face du militaire. Pas de la femme. Le colonel garda finalement le regard fixé sur elle, le regard du militaire.
Sam ferma les yeux. Evidemment, il ne comprenait pas. Elle en avait marre de se battre. Lohann.. Lohann allait disparaître et elle se retrouverait seul. Sam sut à cette instant que sa décision était prise. Si rien ne se concrétisait entre eux deux.. elle quitterait le SGC. Pas pour avoir un moyen de pression.. non... Juste parce qu'elle ne pourrait plus. Elle ne pourrait plus jouer à ce stupide jeu du chat et la sourie. Ce serait.. terminé. Elle recommencerait une nouvelle vie, essayant d'oublier l'ancienne. Enfin, cette idée, se serait seulement si il ne se passait rien. Elle rouvrit les yeux, et elle sourit.
- Vous êtes sur que vous allez bien ? s'inquiéta t'il.
- Bien sur, je vais mieux... maintenant.
Elle aurait bien voulut rajouter : « Maintenant que vous êtes là ». Mais il fallait aller lentement... Son sourire faiblit un peu. Elle lui laissait trois jours. Les trois derniers jours qu'il restait à Lohann...

Lohann sortit un tee-shirt blanc du sac qu'il tenait. Rachel sourit tendrement voyant l'enfant observer le tissus avec suspicion. Daniel remarqua le regard attendrit de la jeune femme et il s'approcha d'elle alors qu'elle se remit à ranger les courses.
- Vous aimez des enfants ? demanda t'il gentiment.
Elle sursauta et laissa tomber un paquet de riz au sol. Puis, Rachel se retourna vers le jeune homme une main sur le c½ur.
- Vous m'avez fait peur ! Vous le faites exprès ? lui reprocha t'elle.
- Pardon, ce n'était pas mon attention.
Il se baissa, attrapa le paquet et le posa dans le placard.
- Alors ? Vous aimez des enfants ? répéta t'il en souriant.
- Pourquoi me demandez vous ça ?
- Et bien... parce que... J'ai vu comment vous regardez Lohann... Et...
Il se tut, alors qu'elle le regardait avec attention. Rachel lui sourit doucement, pour le convaincre d'aller plus loin. Il se concentra à nouveau sur les courses, rangeant dans les placards, ignorant le regard de Rachel qu'il savait posé sur lui.
- Et ? murmura t'elle doucement, ce rapprochant de lui.
- Euh... vous êtes la cousine de Jack... se.. se ne serait pas responsable... balbutiait-il alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres de lui.
- Voyons, Jack n'est pas un monstre non plus ! plaisanta t'elle en riant doucement.
Daniel se détendit légerment et sentit un sourire se dessiner malgré lui sur ses lèvres.
- Oh.. on voit bien que vous ne travaillez pas avec lui ! continua t'il en la regardant sourire.
Rachel s'assit sur la table près des sacs de course, attrapa une pomme et mordit dedans. « Marre de prendre les initiatives » songea t'elle en soupirant mentalement. Confus, Daniel reprit son rangement, sans quitter la jeune femme des yeux.
- Hey, hey, hey !!! cria une voix dans le hall.
Ils entendirent une porte claquée, des marmonnements diffus, et Daniel partit à la rencontre des arrivants.
- Jack ! Teal'c ! Nous commencions à désespéré! s'écria Daniel.
Le colonel se déchaussa et passa devant le jeune homme sans un regard. Teal'c les regarda avec étonnement. Daniel soupira suivant Jack vers la cuisine.
- Aaah ! Rachel !
Jack la prit dans ses bras et sa cousine lui rendit affectueusement son étreinte : les effusions de la part du colonel étaient rares.
- Tu m'étouffes Jack.. finit-elle par marmonner.
Il lui sourit et la lâcha. Puis, il se tourna vers Daniel.
- Salut Daniel !
- Raaah, tu ne changeras donc jamais Jack ! maugréa le jeune homme dans sa barbe.
Le sourire de Jack s'élargit, pour disparaître.
- Où est Carter ? demanda t'il d'une voix soudain tendue.
- Elle dort dans sa chambre, le tranquillisa Daniel d'un geste de main.
- Ah.. d'accord...
Il se leva, quitta la cuisine et repartit dans le hall, prétextant avoir oublié quelque chose dans sa veste. Il était stupide de continuer à s'inquiéter ! Tout allait bien. Tout allait mieux. Et puis, elle ne s'était pas fait torturer d'après le peu d'information qu'il avait eut...
C'est alors qu'un cri déchira le silence pesant qui s'était installé. Jack sursauta en reconnaissant la voix. Carter. Il se dirigea à pas de loup vers la cuisine, marmonnant qu'il allait voir, et partit dans les escaliers...

Daniel croisa le regard de Teal'c. Décidément, les choses ne rentreraient pas aussi facilement dans l'ordre. Rachel mordit dans sa pomme.
- Allons, les garçons, les courses ne vont pas se ranger comme ça !
Ils sourirent et se remirent à ranger.
Ce n'est que plus tard que le colonel et Sam descendirent de la chambre. Daniel remarqua que Sam était plus pâle qu'à l'ordinaire, mais il ne fit aucune réflexion. Ils se retrouvèrent tous dans la cuisine, alors que Rachel finissait de plier jeter les sacs.
- Vous voulez manger quoi ? demanda le major en souriant.
- Euh.. Sam, il est trop tard pour se mettre à faire à manger, protesta Daniel. Il est vingt-trois heures...
- Oh... Ben, vous voulez commander des pizzas ?
- Pourquoi pas, répondit Teal'c.
Rachel s'approcha du téléphone, prit les commandes de ces amis, et composa le numéro de téléphone.

- Teal'c, quel film voulez vous voir ? demanda Daniel en s'asseyant sur le canapé à droite de la télévision.
- Naaaan !! cria Jack en s'approchant, les deux mains levées. Si on lui demande, il va dire...
- La guerre des étoiles, le coupa Teal'c en s'asseyant face à Daniel.
- Raah.. j'en étais sur, vous ne pouviez pas vous taire pour une fois Petit Scarabée ! se plaignit Jack en prenant place face à la télé.
Daniel sourit devant la pseudo-colère de son ami. Teal'c partit chercher le DVD dans le bibliothèque de Sam : en effet, il les avait offert à tout les membre d'SG-1.
- Elles font quoi, les filles ? grogna Jack pendant que Teal'c installait le DVD, le sourire jusqu'aux oreilles.
- Sam couche Lohann, il est fatigué... Et Rachel attend les pizzas sur le pas de la porte... marmonna Daniel.
- Elle ne peut pas attendre que le livreur sonne ? s'étonna Jack.
- Ben.. je suppose que rester seule avec des « mecs » ne l'enchante pas...
- Ah Ah AH !! C'est plutôt de rester avec vous qui lui faire peur! C'est sur.. Vous êtes réputé pour être... euh... un coureur de jupons... plaisanta le colonel gentiment.
Daniel lui envoya un regard noir se reforgeant dans son canapé. Sam arriva à cette instant.
- Où est Rachel ?
- Dehors... marmotta Daniel.
Elle fronça les sourcils, et sortit dehors.
- Alala.. les femmes... soupira Jack, et la solidarité féminine.
Daniel se retourna et ouvrit la bouche, pour lui envoyer une réplique sanglante. Mais il ne dit rien. Derrière le ton ironique de sa voix, ses yeux exprimaient une grande tristesse. Enfin, les deux femmes entrèrent dans le salon, trois cartons à pizzas dans les bras. Elles les posèrent sur la table.
- On regarde quoi ? demanda Sam en distribuant les part de pizzas.
- La guerre des Etoiles, répondit Jack lasse.
Sam grimaça et Rachel eut un grand sourire.
- Je ne l'ai jamais vu ! s'exclama t'elle en s'asseyant près de Daniel.
Il sursauta, surpris.
- Vous allez voir, avec Teal'c, vous allez faire une overdose... plaisanta Jack. Ca va faire la... quinzième fois facile que je le regarde. Je connais les répliques par c½ur...
Rachel ricana.
- Je vais éteindre la lumière, déclara Sam en se dirigeant vers l'interrupteur pendant que Teal'c mettait en marche.
La lumière fut brusquement éteinte, plongeant le salon dans l'obscurité alors que le traditionnel résumé de Stars Wars commençait. Sam se dirigea vers Le canapé. Le canapé où Il était assit. Elle hésita quelques secondes, mais aucun de ces amis ne faisaient attention à elle. Alors, la jeune femme s'assit prudemment à côté du colonel. Il lui sembla qu'il frémit en sentant sa présence. Puis, elle récupéra sa part de pizza, et se concentra sur le film.

« Je suis dans un désert. Un désert ocre, où la poussière mêlée de sable se pressent amoureusement devant mes yeux. Je cligne des paupières, debout dans ce désert. Pourtant... au loin, j'aperçois une oasis. Je reconnais ces grands palmiers. A moins que ce soit un mirage... Mais la soif me tenaille. J'ai besoin de d'eau et d'espoir dans ce désert où tout n'est que souffrance et désolation. Alors, pas à pas, je bouge un pied pour un autre. Durement, j'avance... C'est alors qu'un souffle chaud me balaye le visage, écartant mes mèches. Le sable fuit ce vent si attendu. Une voix me parvint.. un murmure porté par le vent...
- Carter... Carter... »


Sam ouvrit brusquement les yeux et se redressa vivement... et heurta de plein fouet le colonel. Il s'écroula à terre et manqua de peu la table basse.
- Mon colonel !! s'écria t'elle inquiète et surprise.
- Vous ne m'aviez jamais dit que vous vous réveiller si... brutalement.. marmonna t'il une main sur la bouche.
- Je suis désolée ! Je vous ais fait mal ?
- J'avais déjà vu mieux pour une premier baiser.. plaisanta t'il en se redressant.
Il jeta un regard à la jeune femme qui s'attendait à voir le visage rougit et confus. Mais non, il croisa son regard, si sérieux et.... Une étrange lueur l'habitait. Il déglutit.
- Les autres sont partis ? s'étonna t'elle.
- Euuh.. Daniel et partit dormire avec Teal'c dans l'une des chambres d'amis, Rachel dans l'autre où elle m'attend..
- Ah d'accord...
- Il n'osait pas vous réveillez... Vous sembliez... reposée... les excusa Jack.
- Ce n'est pas grave... et puis j'ai bien aimé le réveil... ajouta t'elle plus bas pour qu'il n'entende pas.
Il cligna des yeux... Avait-il bien entendu... Elle se releva, et se retrouva à quelques centimètres de lui.
- Je suis vraiment désolée... J'aimerai me faire pardonner...
- Ce n'est vraiment pas grave Carter... je ne me suis pas en su...
Les lèvres de sa subordonnée sur les siennes le fit taire. Il déglutit ne bougeant pas, elle non plus, unies seulement par les bouches scellées l'une à l'autre. Il ne savait pas comment réagir.. C'était Sam Carter qui effleurait ses lèvres avec patience... son cerveau menaçait de dérailler... Il avança un bras pour la serrer contre elle quand elle se déroba d'un pas en arrière. Elle rougit.
- C'était pour me faire pardonner...
Et elle s'enfuit comme une voleuse dans sa chambre, laissant le pauvre colonel, le bras toujours tendu, penaud dans le salon.
- Je.. euh... balbutia t'il quelques instants avant de se rendre compte qu'il était seul.
Il cligna des yeux et passa sa langue sur ses lèvres. Elles avaient encore le goût de Carter... C'est pensif qu'il alla dans la cuisine pour boire un verre d'eau, pour se remettre les idée en place...

Sa chambre était plongée dans l'obscurité quand elle entra. Sam distingua la forme de son fils blottit dans son lit, le temps qu'elle ferme la porte, laissant un rai de lumière traversé. Elle se changea en silence, enfila son pyjama et se glissa entre ses draps. Elle ferma les yeux. Pourquoi avait-elle fait ça ? Ok, elle voulait... essayer de « conclure leur relation » mais pas au point de lui sauter dessus dès que les autres ont le dos tourné !! « Enfin.. sauter dessus.. sauter dessus... c'est vite dit... » songea t'elle, encore furieuse de sa réaction. La jeune femme se tourna sur le côté. Non, ce n'était pas la bonne question. Il fallait qu'elle se demande... pourquoi n'avait-il pas réagit ? Un énorme doute s'insinua dans son esprit. Elle frissonna. Et si... et si Il ne ressentait rien pour elle ? Tout était possible.. Il est vrai qu'il y a deux ans.. lors du test zatarc, il avait avoué être attaché à elle plus qu'il ne le devrait... Et si les choses avaient changés ? Elle sentit une énorme colère contre elle même s'étendre dans tout son corps, telle une bête furieuse. Une envie de tout casser, une envie de... de se faire du mal. Malgré le noir de la nuit, son regard coula vers son poigné droit... là où la lame métallique avait couru... avait mordu la chair et les veines. Puis, la colère mua doucement, se transformant en une irrépressible envie de pleurer. Elle se haït d'être si faible. Elle se mordit les lèvres, mais rien n'y fait... elle sentit les gouttes d'eau salées glisser sur ses joues. La jeune femme mordit son draps pour ne pas réveiller Lohann. Et, Sam entendit la porte s'ouvrire.

Elle l'avait embrassé. Elle ! Pas n'importe qui... C'était Samantha Carter qui avait posée ses lèvres sur les siennes. Il frissonna en montant les escaliers. C'est alors qu'il entendit un bruit de pleure qui venait de la chambre de Carter... Il hésita.. Entrer ou faire semblant de n'avoir rien entendu... Mais c'était au delà de ses forces de l'ignorer... Jack poussa la porte de la chambre. Les sanglots s'arrêtèrent aussitôt qu'il fut entré. Il ferma doucement la porte et s'approcha à tâtons de la forme du corps de Carter, que la lumière du couloir permettait d'apercevoir. Il s'assit sur le lit, sentant le corps de la jeune femme contre le sien. Il lui semblait qu'elle retenait sa respiration, la tête dans le coussin. Il tendit la main, mais s'arrêta à quelques millimètres de son dos. Sa main retomba mollement contre son torse.
- Carter... murmura t'il.
Elle grogna, s'agita un peu.
- Je ne voulais pas vous... offenser... reprit Jack hésitant.
Elle s'éloigna légerment, rompant le contact entre leur deux corps. Ce qu'il disait ne lui plaisait pas apparemment.
- Euhhh... C'est vrai que c'était stupide de... ne pas réagir ! Je suis désolé.
La jeune femme soupira et après une seconde d'hésitation – qui parut une éternité pour le colonel – elle se recolla à lui. Il soupira de soulagement, posant finalement sa main sur son dos brûlant.
- Vous me pardonnez ? chuchota t'il, la voix rauque.
Elle soupira et il sourit. Puis, il enleva sa main, et Carter se retourna. Malgré l'obscurité, il décela un maigre sourire sur ces lèvres, bien que ces yeux semblaient rougis par les pleures récent.
- Pourquoi pleurez-vous ? C'est à cause de moi ? s'étonna t'il.
- Oui et non...
Il haussa un sourcil.
- Je m'en veux d'être si faible...
- Vous n'êtes pas faible...
- Alors c'est que vous ne me connaissez pas ! rétorqua t'elle d'un ton dur.
Elle regretta aussitôt ses paroles, et il s'était raidit en les entendant.
- Pardon, je suis une idiote.
Elle se redressa pour être à son hauteur. Sam frissonna sentant l'haleine brûlante de son supérieur sur son visage.
- Non, vous êtes... très.. intelligente.. balbutia t'il troublé par sa présence.
Leurs visages se frôlaient presque. Sam fut heureuse de se trouver dans le noir, car elle devinait que son visage était rouge pivoine.
- Je.. suis.. désolé... articula t 'il difficilement.
Un rire cristallin s'éleva.
- Je vous ai déjà pardonné... murmura t'elle.
- Oh.. mais.. mais pas pour ça...
Elle fronça des sourcils. Jack plaça sa main contre sa nuque, l'attirant encore plus près de lui, guettant le moindre dérobement. Puis, ne sentant aucune résistance, il approcha sa bouche de la sienne, s'unissant pour un tendre baiser. Leurs corps se collèrent, même si leurs lèvres ne firent que se frôler. Pourtant, la respiration du colonel devint vite saccadé. Il la repoussa gentiment. Elle grogna de frustration.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda t'elle avant de reprendre ses lèvres doucement.
- Je dois dire que.. si on s'arrête pas bientôt... je ne vais plus pouvoir.. m'arrêter... marmonna t'il entre deux baisers.
- Et où serait le problème ? demanda t'elle en fronçant des sourcils, en continuant de faire glisser ses mains contre le dos puissant du colonel.
- On devrait partager notre lit avec le p'tit monstre à côté.
Elle sursauta et rougit d'avoir oublier son fils. Au prix d'un grand effort, le colonel se leva.
- On continuera cette.. conversation demain.. plaisanta t'il nerveusement en sortant de la chambre.
Sam sourit franchement et s'allongea sur son lit. Un sourire flotta sur ses lèvres. Elle commençait à être heureuse.

Dans le noir, Lohann esquissa un sourire. Au moins, quand il partirait... sa mère ne serait pas seule. C'est dans cette pensée chaude et réconfortante qu'il s'endormit, suivant la jeune femme dans le monde des songes.

« C'est sans queue ni tête. C'est impossible. Et pourtant, il est là, me regardant de ses yeux noirs et ironique. Je frissonne. C'est irréalisable. Il donne des ordres aux jaffas face à lui, qui partent aux pas de course. Il se retourne une nouvelle fois, me contemplant de l'avidité d'un assoiffé. Je soutins son regard sans rougir. Puis, les Jaffas reviennent. Mon c½ur rate un battement quand je vois le cadavre inanimé qu'ils traînent. Il détache douloureusement son regard de mon visage. C'est Impossible...Inconcevable...
- Voici ce que je t'offre, mon amour... murmura Ba'al.
Je tressaille à peine quand le Primat le tue. Jack s'effondre dans un bruit mat contre le sol du vaisseau-mère. Impossible... Absurde. Ba'al plante son regard de le mien.
- Merci, mon amour... ai-je répondu.
Et ma voix déformée comme celle des goa'ulds me fait hurler...
»

- Sam ? Sam ? murmura une voix vaguement paniquée.
- HuMMmm... grogna t'elle.
Le major ouvrit péniblement les yeux.
- Rachel ? s'étonna t'elle d'une voix éraillée.
- Oui, affirma t'elle en souriant. Ca va ? Tu as crié...
- Oh.. ce n'est rien.. un cauchemar...
Sam frissonna en se souvenant... Le colonel mort.. et elle... en goa'uld. Rachel l'observait attentivement.
- Vous êtes sur que ça va ? insista la jeune rousse.
- Oui.
Sam lui sourit doucement. Puis, le souvenir de sa dernière... conversation avec la colonel la frappa. Son visage s'illumina quand elle se remémora leur baisé.
- Et bien, tu as l'air d'aller mieux. Tu as le sourire jusqu'aux oreilles, fit remarquer Rachel, soupçonneuse.
- Ah, euh.. c'est juste que.. je suis contente que vous soyez tous là... mentit Sam.
Enfin, un demi-mensonge. La présence de ses amis la réconfortait. Enfin, surtout celle d'un certain colonel... Elle se sentit rougir. Rachel sourit, et s'apprêta à sortir de la chambre. Finalement, hésitante, elle se retourna.
- Jack est pareil ce matin... Radieux... ajouta t'elle en souriant d'un air entendu.
Sam devint rouge pivoine et balbutia quelques mots. Le sourire de Rachel s'agrandit, et elle quitta la chambre du major. Sam entendit Daniel et Rachel pouffer dans le couloir. Elle soupira et décida de se lever. Elle voulait Le voir.

Jack s'assit tout sourire sur son siège. Rachel et Daniel sortirent leur nez de leur tasse, attendant que le colonel se mette à grogner, comme à son habitude. Rien de tout cela. Jack se servit une tasse de café et souhaita à tout le monde un bonjour joyeux.
- Qu'est-ce passe ? marmonna Daniel, encore dans les vapes.
- Rien Danny, rien. J'ai le droit d'être heureux, non ?
- Ouais.
Jack poussa un soupire comique à fendre l'âme. Il avala une gorgée de son café.
- Où est Teal'c ? Et le peutiot ? demanda t'il finalement.
- Dehors, répondit Rachel. Ils jouent au foot.
- Ah...
- Et Sam dort encore, ajouta Daniel malicieusement.
Jack soupira bruyamment, ne répondant rien à la pique de Daniel. Rachel se leva, et déclara qu'elle revenait dans quelques minutes. Daniel la suivit du regard, jusqu'à ce qu'elle sorte de la cuisine.
- Daniel, j'aimerais que tu me répondes sincèrement.
- Oui, Jack ? s'étonna Daniel.
- Tu sors avec ma cousine ?
Daniel avala de travers sa gorgée de café, toussa, crachota sur la table, sous le regard amusé de son ami.
- Voyons, Jack... marmonna l'archéologue quand il eut reprit son souffle.
- Daniel, le coupa t'il. La vérité.
Le jeune homme soupira, regarda le colonel cherchant à déceler la moindre lueur de moquerie dans ces yeux.
- Oui... affirma t'il.
- J'le savais !!! s'écria Jack en tapant dans ses mains. Teal'c me doit cinq dollars !!
Daniel ouvrit de grands yeux éberlués.
- Allez, rejoins là...
- Tu.. tu es d'accord ? demanda Daniel en hésitant.
- Voyons ! C'est ma cousine, et toi, mon meilleur ami ! Elle n'aurait jamais put trouver mieux !
- Merci Jack.
Daniel se leva et quitta la cuisine sous le regard attendrit du colonel.

Sam rentra dans la cuisine. Le colonel était dos à elle, et ne l'avait pas entendu rentrer. Elle toussa pour attirer son attention. Il sursauta, et se retourna.
- Salut Carter !
Une pouffée d'amour la prit, et la déposa au loin devant le regard et le sourire chaud de son supérieur.
- Bonjour, mon colonel.
Il grimaça entendant son grade, mais il était de trop bonne humeur pour grogner. Elle s'assit à côté de lui, et se servit à son tour une tasse de café. Sam sourit. La douce lumière matinale entrait par la porte fenêtre entre-ouverte, emmenant de la douce chaleur.
- Vous avez bien dormit ? demanda t'il sans la quitter des yeux.
- Pas très bien, avoua t'elle. Je fais encore des cauchemars.
- Vous ne voulez toujours pas en parler ? insista t'il doucement.
Son estomac se noua. Elle aurait tant voulut lui dire. Tant voulut se confier. Mais elle ne pouvait pas. Il ne comprendrait pas. Elle tenta un sourire rassurant.
- Ne vous inquiétez pas mon colonel, murmura t'elle.
Il soupira. Il l'avait blessé. Encore.
- Où est Lohann ?
- Dehors, avec Teal'c.
- D'accord.
Elle avala une autre gorgée de café... et sursauta quand la main de son colonel se posa sur la sienne. Elle faillit renverser du liquide brûlant sur ses genoux. Pourtant, il ne la lâcha pas.
- Sam... murmura t'il. Je suis désolé.
- Pourquoi ? s'étonna t'elle, troublé par l'utilisation de son prénom.
- Je.. Lohann.. va.. enfin.. et moi, je.. je ne pense qu'à..
Ses mots moururent dans sa gorge. Elle le contemplait de ses grands yeux bleus et limpides. Jack tenta de remettre ses idées en place.
- Raah ! Et comment voulez-vous que je me concentre si vous me faites ces yeux là !!! s'emporta t'il soudainement, sans pourtant lâcher sa main. J'ai encore plus envie de...
Il se tut à nouveau.
- Pardon, s'excusa t'elle.
Et elle baissa les yeux, regardant leurs doigts encore entremêlés. Jack sourit doucement, laissant le silence s'installer.
- Vous avez encore plus envie de quoi ? demanda finalement Sam candidement.
- D'après vous ?
Elle déglutit.
- Et pourquoi.. pourquoi ne le faites-vous pas ?
Un sourcil du colonel se leva de surprise, concurrencent Teal'c.
- Euh...
Elle sourit et se rapprocha de lui.
- Et.. et Lohann.. ce n'est pas... pas vraiment le moment...
- Je ne vois pas en quoi vivre en ermite pourrait changer son état... Mais je suis quand même triste, et désespéré, ajouta t'elle précipitamment.
- Je...
Un sourire lasse se dessina sur les lèvres de la jeune femme : inutile de forcer le destin. Elle recula, se leva et lui tourna le dos. Il lui semblait que la température avait chuté de plusieurs degrés. Sam se mit à rincer sa tasse. Elle n'entendait aucun bruit de la part du colonel. Elle sursauta quand il se colla à elle. Jack posa ses mains sur ses hanches et sa tête sur ses épaules.
- Euh.. mon colonel ?
- Quoi, Carter ?
- Rien...
Elle rougit, et l'entendit pouffer. Ses mains passèrent sur son ventre, la serrant encore plus contre lui. Sam lâcha la tasse qui rebondit dans l'évier. Jack étouffa son rire contre le cou de la jeune femme.
- Allons, Carter, ne boudez pas... s'il vous plait... murmura t'il à son oreille.
L'haleine du colonel contre sa joue la brûlait.
- Et pourquoi ?
- Parce que.. ce serait bête...
Elle soupira de bien être quand il posa ses lèvres sur son cou. Sa bouche remonta lentement, caressant sa mâchoire. Pourtant, il s'arrêta à la limite de la commissure de ses lèvres. Elle grogna de frustration et le sentit sourire contre sa joue. Sa main droite quitta son ventre pour se poser sur son autre joue, la caressant doucement du pouce. Sam tourna légerment la tête.
- Pourquoi maintenant ? demanda t'elle simplement.
Il soupira, cependant il ne bougea pas.
- Parce que... parce que, j'ai compris que... que je risquais de vous perdre à chaque passages à travers la Porte. Et.. et.. Et puis voilà. J'en ai marre de jouer avec le feu.
- Je vois...
- Pas vous ? s'étonna t'il.
- Si...
Ce manque de conviction le fit tressaillir. Il voulut reculer, mais elle posa une main mouillée sur la sienne qui était sur la joue.
- Mais moi, c'est ce jeu du chat et la sourire qui me lasse et me blesse ici.
Elle prit la main de Jack et la posa sur son c½ur, qui s'affola aussitôt à ce contact. Elle l'entendit déglutir.
- Carter... grogna t'il.
Il la fit se retourner pour être face à face.
- Ce ne serait pas responsable.
Elle ferma les yeux. Evidemment, cela aurait était trop beau.
- Par contre... quand... quand ils seront partis... nous.. étudierons les choix qui se posent à nous... continua t'il en hésitant.
Elle rouvrit les yeux, plantant son regard dans celui du colonel. Il lui caressa amoureusement la joue.
- Alors.. dans trois jours ?
- Oui.
Ils se turent.
- Jack !! Sam !!! hurla une voix.
Ils sursautèrent et se lâchèrent quand Daniel entra en courant dans la cuisine. Le jeune homme ouvrit la bouche pour parler, la referma. Il fronça les sourcils remarquant leur étrange rougeur et gêne.
- Euh.. je dérange ?
- Non, non. Qu'y a t'il Daniel ? marmonna Sam.
Le visage de Jack se ferma, et il se rassit pour finir son café.
- Je crois que j'ai une idée... Pour Lohann ! reprit Daniel en souriant.
- Qu'est-ce que c'est ? s'écria Sam, le c½ur battant plus vite.
Une ombre passa sur le visage du jeune archéologue.
- Je ne préfère pas en parler, au cas où sa ne marcherait pas. Je pars à la base maintenant !
- Mieux vaut pas, petit scarabée...
- Et pourquoi Jack ? demanda Daniel surpris.
- Je crois que le général va pas apprécier si tu te trimballes dans la base en pyjama, déclara t'il en montrant de haut en bas l'habit de son ami.
Daniel rougit et partit en courant se changer. Le regard de Jack coula vers Sam. Mais elle regardait dehors. Suivait des yeux son fils jouer avec Teal'c dehors.

Deux jours après

Lohann était allongé dans le lit, les traits tirés. De la sueur coulait le long de sa nuque.
Son teint pâle avait inquiété Sam.
- Ce n'est rien par rapport avec mes dégâts intérieur... lui avait-il dit.
Et cela n'avait fait qu'angoisser encore plus sa mère. L'ambiance s'était refroidit au cours des jours, et l'absence de Daniel mettait Rachel sur les nerfs.

La nuit était tombé depuis longtemps quand Lohann cria. Il appela sa mère qui accourut aussitôt.
- Je suis désolé... marmonnait-il.
- Mais pourquoi ?
- Parce que.. j'aurais.. j'aurais du.. te prévenir.. ne pas être... égoïste...
Sam attrapa sa main couverte du sueur. Le corps du petit garçon était parcourut de spasmes violents. Ces yeux bleus viraient aux gris ternes. Son visage n'exprimait plus que la douleur. La jeune femme sentit les larmes se presser devant ses yeux, et elle ne fit aucun effort pour les retenir.
- Pourquoi... tu... pleures... s'étonna Lohann portant sa main jusqu'aux joues de sa mère pour y récolter quelques gouttes salées.
- Parce que.. tu souffres... répondit Sam en hésitant.
- La mort n'est qu'un passage, déclara une voix derrière elle.
Sam sursauta et se retourna. Daniel tenait la main d'un petit garçon qu'elle reconnut sans peine.
- Shifu... murmura t'elle.
- Oui.
Il s'approcha de Lohann, qui avait presque arrêter de respirer tant il était surpris. Shifu passa sa main sur le corps tendu du petit garçon. Dès que ses doigts passaient sur les muscles tordus à l'extrême, ils se relâchaient. Bientôt, Lohann parut serin, sans éprouver aucune douleur. Sam regarda Shifu.
- Merci...
- Je ne suis pas venu seulement venu pour le relaxer.
- Quoi ? s'étonna Sam.
Shifu fit un signe à Daniel qui força Sam à s'éloigner.
- Qu'est-ce qui se passe ! s'écria t'elle en se débattant.
Jack et Rachel arrivèrent, et regardèrent le spectacle, ahuris.
- Je lui offre l'ascension, répondit posément Shifu.
Sam cessa aussitôt de se débattre, et Daniel la lâcha. Shifu acquisa, et se tourna vers Lohann, qui patientait. Sam se surpris à trouver des ressemblances chez les deux petits garçons. Ils avaient les mêmes yeux sages, le même visage grave. Cette même intelligence qui s'exprimait par leur geste gracieux.
- Es-tu prêt ?
- Oui, déclara Lohann en regardant sa mère.
Sam voulut s'approcher, amis il était déjà trop tard. Shifu posa sa main sur le front de Lohann. Ils se transformèrent tout les deux en matières de lumières, et après quelques secondes de flottements, ils disparurent, s'évaporant dans la nature. Sam passa une main lasse sur son visage. Elle la trouva mouillé.
- Carter... murmura une voix.
De profonds sanglots secouaient sa poitrine. Elle se laissa tomber dans les bras de son supérieur, s'agrippant à lui comme une bouée de sauvetage. Ses amis partirent le visages graves, laissant un peu d'intimité aux deux militaires.

Le lendemain matin, Daniel, Teal'c et Rachel repartirent vers la base, après s'être assuré que Jack et Sam les rejoindraient demain. Ils ne posèrent pas de questions et s'en allèrent dans la voiture de l'archéologue. Sam s'excusa auprès du colonel, elle avait besoin d'une bonne douche. Jack la laissa partir se doucher. Il la comprenait que trop bien. Lui aussi avait perdu son fils... Même si le sien n'avait pas fait.. l'ascension. Jack s'assit lourdement dans le canapé, fixant les cadres photos posés sur la cheminé. Il y en avait une avec Jacob et un autre homme qu'il devina être Marc. Le deuxième cadre contenait une photo d'SG-1, prise sur une planète dont il avait oublier le nom... P3 machin truc... enfin, l'important, c'était le sourire qu'ils abordaient tous. Daniel tenait un de ses précieux cailloux. Teal'c haussait un sourcils, ne comprenant pas cette tradition terrienne. Pourtant il souriait posément. Et là, Jack remarqua une chose qu'il n'avait jamais vu auparavant. Le regard de ses deux amis se portaient surtout sur Carter et lui. Un regard chargé de tendresse et d'admiration. Jack se tenait juste à côté de Carter. Il était adossé nonchalamment à un arbre à l'écorce bleue turquoise. Et Carter... elle, se tenait tout près de lui, leurs épaules se frôlaient presque. Jack étudia le visage de sa subordonnée. Elle souriait, son visage s'illuminant par l'éclat de ses yeux bleus. Et puis, cette rougeur sur ses joues... Ce n'était pas la chaleur... Jack se creusa la tête. Non, ce jour là, il ne faisait pas chaud. C'était donc... sa présence qu'il l'avait fait rougir ainsi ? Il y était presque habitué... Mais quand il le cherchait : un regard un plus appuyé, un clin d'½il... Mais là.. c'était juste un.. presque frôlement d'épaule...
- Mon colonel ?
Il sursauta, se relevant aussitôt. Carter se tenait devant lui. Elle souriait, gênée.
- Vous voulez boire quelque chose ?
- Non merci.. répondit-il.
Ils se regardèrent. Jack se dandina d'un pied sur l'autre, haïssant la distance qui osait les séparer. Sam croisa les bras sur son ventre, attendant qu'il bouge.
- Carter...
- Nous avions dit que nous allions réfléchir, le coupa t'elle.
Il hocha silencieusement la tête.
- Donc...
N'y tenant plus, il s'approcha d'elle à grand pas, la faisant taire.
- Qu'allons-nous faire ? demanda t'elle.
- Peut être par commencer par arrêter de m'appeler « mon colonel ». J'ai un prénom, et j'aimerais que vous l'utilisiez.
Elle ne répondit rien. Ils n'étaient plus qu'à quelques centimètres. Elle sentait son souffle sur son visage.
- Bien.. Jack..
Il frissonna et avança d'un pas.
- Nous.. devons parler.
- Oui.
Ils se turent à nouveau. Sam sourit, et il la prit dans ses bras. Une main se logea dans sa chevelure blonde pour la caresser doucement. Il lui releva le menton, la forçant à le regarder.
- Pour commencer, pourquoi ne pouvons-nous pas être ensemble ?
Sa bouche glissa sur sa joue.
- Parce que... C'est interdit...
- Mouais... marmonna t'il.
Ses lèvres passèrent sur sa mâchoire. Sam soupira.
- Autres arguments ? demanda t'il en redressant la tête.
Ses cheveux courts chatouillèrent les narines de la jeune femme. Elle passa une main sous la chemise noire de l'homme. Il sursauta en sentant sa main fraîche sur son dos brûlant.
- Je pense avoir tout dit.
- Donc... Il n'y a que ce stupide règlement entre nous... marmotta t'il.
Elle acquisa, continuant de caresser son dos puissant.
- Alors, que faisons-nous ? demanda t'elle alors qu'il se mordait les lèvres.
- Je n'ai jamais été fort pour respecter les ordres...
- En effet, plaisanta t'elle en approchant son visage du sien.
Leur nez se frôlait. N'y tenant plus, il écrasa ses lèvres sur celle de la jeune femme, qui ne put retenir un hoquet de surprise. Leurs langues se mêlèrent pour une danse érotique qui les laissa haletant. Ils se séparèrent.
- Je propose de ne rien leur dirent... murmura t'il à son oreille.
Elle acquisa, cherchant sa respiration. Ils se regardèrent encore une seconde, puis, il l'allongea délicatement sur le canapé. Ses mains commencèrent à la caresser, alors qu'il reprenait ses lèvres avec passion.





Dans l'entrée, le téléphone sonna, mais ils étaient trop occupés pour répondre. Après plusieurs tonalités, le répondeur se déclancha: "Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Samantha Carter. Je ne suis pas là pour le moment, vous pouvez laissez un message après le bip sonore..." Biiip.
« Hey Sam. C'est Daniel. C'était pour te prévenir que nous sommes arrivés à bon port. Enfin... Le général nous a donner une semaine pour nous remettre de tout ça. Alors, Teal'c est partit voir son fils... Et moi, je vais suivre ton conseil. Je vais inviter Rachel à manger à l'extérieur ! Si tu savais à quel point elle est... merveilleuse ! Enfin, voilà. Donc, tu as une semaine pour te reposer. J'ai téléphoner plusieurs fois chez Jack.. Et ça n'a pas répondu. Je suppose qu'il est encore chez toi. Alors, passe lui le message ! Je crois avoir tout dit...Alors, à lundi prochain ! ...... et amusez vous bien !" bip... bip... bip...



FIN



===============

Et voilà, c'est un happy end!!! =D

Alors, vous avez aimé?

Vous preferez laquelle?

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 13:47

Modifié le dimanche 22 février 2009 11:51

" Nouvelles idées, nouvelles horizons, nouvelles rencontres " [ Une "peut etre" idée de fiction ]

" Nouvelles idées, nouvelles horizons, nouvelles rencontres " [ Une "peut etre" idée de fiction ]
Bonjour tout le monde!!



Je sais, de puis la fin de ma dernière fiction j'ai pas écrit grand chose.


Mais voilà!! J' ai enfin trouvé une idée!!


L
e titre serait : " Et nos vies après ça? " Et ça se passerait après l'épisode " Pour la vie" [ Threads ].


J
'ai besoin de deux personnages. Faites vos propositions (style: physique, mentale, age, passé...) et je prendrais soit les idées, soit les personnages :D


A
lors, j'ai besoin :
- d'un personnage masculin ( français et militaire)
- et un feminin


Voilou! Faites parvenir vos propositions!


musique: ici, ici, ici et ici

# Posté le samedi 04 octobre 2008 09:19

Modifié le samedi 04 octobre 2008 09:55

" Chapitre 1 " [ Pilote xD ]

" Chapitre 1 " [ Pilote xD ]
Hey! Me revoici après un long départ, je vous l'accorde!

Faut dire que le lycée, ça ma pas mal occupé!

Mais là, je suis en vacances, alors je peux consacrer quelque temps pour Stargate!!! ( =D )

J'ai donc commen une nouvelle fiction....

___________


Titre: Et nos vies après ça?

Auteur: Grace (moi quoi.. xD)

Résumé: Juste aps la mort de son père, Sam doit s'occuper d'un soldat français assez entrepreneur. Mais Sam à l'esprit tourné vers une autre personne...

Genre: Romance (of course) après, je ne sais pas trop, j'ai à peine commencé.

Saison: 8, juste aps Threads

Disclamer: Pas à moi! je ne gagne pas de sous pour mon travail! (dommage.. xD)

Note de l'auteur: Merci à ma p'tite SDCT pour le portait des deux nouveaux personnages! JTD!!! Et aussi merci à ma Charlinounette pour ce montage =D

___________


Et nos vies après ça?


Chapitre 1 : Close your eyes to not see.



Le général O'Neill se laissa tomber avec lourdeur sur son siège d'officier. Voilà. C'était la fin. Daniel était revenu d'entre les morts – encore une fois, Kerry était partie, Carter allait se marier. Jacob était mort, et elle était inconsolable. Il voyait déjà sur son bureau sa lettre de démission. Il soupira bien fort, et tourna la tête vers l'entrée. Walter se tenait là, l'air affreusement gêné.
- Mon général..
- Que se passe t-il Walter?
Le lieutenant ne répondit rien, ce qui excéda au plus au point l'officier.
- Walter, je vous ai posé une question, il serait bien que vous y répondiez! gronda O'Neill.
Le jeune homme se dandina sur ses pieds un court instant.
- C'est le lieutenant colonel Carter, mon général... marmonna t-il.
- Qu'est ce qu'elle a? demanda O'Neill en se redressant sur son siège.
- Elle... elle pleure dans son labo, et refuse toute visite.
Si le général avait eu l'air surpris, il le cacha bien. Il se contenta de se lever, et de quitter son bureau d'un pas raide suivit du lieutenant.
- Quoi encore?! s'énerva O'Neill.
- ... Vous avez un briefing avec SG-5 dans cinq minutes, mon général.
- Reportez le! ordonna le général en s'engouffrant dans l'ascenseur.
Walter marmonna autre chose qui fut étouffée par le bruit des portes de l'ascenseur qui se refermaient.

Elle se frappait doucement la tête contre le mur. Son père l'avait abandonné. Tout comme sa mère auparavant. Comme elle se sentait triste et désemparée en ce moment là! Sam était seule désormais. Seule. Ce mot résonna dans son esprit comme l'écho d'un cri sur une montagne. Elle entendait des paroles derrière la porte blindée. Elle grogna de mécontentement. N'avait-elle pas spécifié qu'elle voulait être tranquille? Son labo plongé dans le noir, lui donnait l'impression d'être au purgatoire, à attendre l'instant où son jugement tombera. Une autre voix se détacha dans la brume des autres.
- Carter!! Carter!!! Pour l'amour du ciel, ouvrez cette porte!!!
Le lieutenant colonel Carter ne répondit rien, gardant ses yeux rivés sur la porte.
- C'est un ordre!
Impossible de désobéir à un ordre direct. A contre-c½ur, elle se dirigea vers la porte et reconnecta la panneau de contrôle de la porte. Elle coulissa lentement, et Sam partit s'asseoir sur son siège. La lumière s'alluma brusquement, rompant l'atmosphère de tranquillité qui régnait dans la pièce. Le général se tenait là, devant l'encadrement de la porte, les poings sur les hanches. Il parut surpris quand il vit les traces des pleures récents sur la joue de sa subordonnée. Le général se recomposa cependant bien vite un masque froid. Il se retourna.
- Vous, allez voir ailleurs si j'y suis, grogna t'il, menaçant vers la petite troupe qui s'était formée.
Il y avait une certaine urgence et tension dans sa voix qui força la foule à quitter les lieux. Enfin, Jack se tourna vers elle. Ses longs sanglots avaient cessé, et elle le regardait d'une intensité troublante.
- Allez Carter, je vous donne un semaine de repos... pour vous .. euh... reposez.
- J'ai besoin de m'occuper l'esprit, mon général. Laissez moi rester ici, s'il vous plait...
Il hésita un instant, sans oser s'avancer vers elle.
- Vous avez votre fiancé qui vous attend, déclara t'il d'une voix neutre alors que chacun de ces mots lui arrachaient le c½ur.
- Nous.. nous avons rompu...
Non, non, non ! Cette conversation ne devait pas prendre ce tournent ! Elle aurait du accepter de partir une semaine, et il aurait juste sourit avant de s'en aller. Mais là.. là... Que pouvait-il dire ? Il avait l'impression que chaque mot qu'il voulait prononcé pouvaient avoir un double sens. Comme à chaque fois que la discussion partait sur leur vie sentimentale. Jack ouvrit la bouche, la referma. Mais que dire en ce moment où Carter lui disait qu'elle était à nouveau libre ?
- Ah... euh... comment ça se fait ? demanda t'il en hésitant.
- Je ne l'aimais pas assez pour m'engager.
Il se dandina légerment, surpris par les confessions de la jeune femme. Puis, Jack finit par rentrer complètement dans la pièce et refermer la porte derrière lui. Il apposa ses mains sur le bureau face à elle.
- Pourquoi vous êtes vous enfermée, Carter ?
- J'avais besoin d'être seule....
- Alors, autant que vous rentriez chez vous, conclu t'il.
Elle ne dit rien, mais ses grands yeux bleus le regardaient, suppliant de la laisser ici.
- Raah !
Jack se redressa et se mit à faire les cent pas dans le labo.
- Vous êtes démoniaque... murmura t'il si bas qu'elle n'était pas sur d'avoir bien entendu. Bien, reprit t'il plus haut. Vous restez ici...
- Merci mon général !!
Il sourit devant l'enthousiasme de sa jeune subordonnée. Carter lui rendit son sourire. Mais elle semblait ailleurs. Que pouvait t'il se passer dans la tête de sa jeune subordonné? Il soupira et se tourna vers elle.
- Par contre, y a un mec du gouvernement français qui va être envoyé ici. Vous vous en occuperez.
- Mais, mon général... protesta t'elle.
- C'est ça ou la maison Carter !
Le lieutenant colonel Carter grommela et puis sourit.
- Il arrive quand ?
- Ch'ais pas... j'étais entrain de lire le dossier que Walter est arrivé tout affolé à cause d'un problème de porte fermée... plaisanta t'il. Venez dans une heure, je vous donnerai les infos importantes.
- Bien, mon général.
Jack détailla discrètement la jeune femme. Les traces de pleures avaient disparu, et elle semblait heureuse maintenant. Il lui sourit gentiment, doucement.
- Et.. Kerry ? demanda t'elle en rougissant.
- C'est fini.
- Fini ? s'étonna t'elle en rougissant, une lueur nouvelle dans les yeux.
- Oui, affirma t'il, en continuant de la fixer des yeux.
Sam se tira les mains et se leva. Il la suivit des yeux.
- Je vais aller me doucher... ça... ça va me faire du bien.
- Allez y.
Elle lui sourit, et disparut gênée, dans le couloir. Il resta encore la debout, seul. Devrait-il suivre le conseil de Kerry ? Prendre sa retraite ? Mais, l'aimait-il à ce point ? Il soupira, et repensa au tas de dossier qu'il l'attendait sur son bureau. O'Neill ne quitta le labo de sa subordonnée que dix minutes plus tard.


Daniel rentra tout joyeux dans son bureau encombré. Ok, il n'avait été absent que quelques jours, mais il était quand même mort ! Ca ne lui arrivait pas tout les jours, ... quand même... Il caressa quelques livres et s'assit sur son siège. Son regard parcoura les bibliothèques. Oui, tout ceci lui aurait manqué. Oma avait eu tort de lui offrir l'ascension. La race humaine n'était pas encore prête pour un tel changement. Daniel ne reniait pas qu'Oma lui « avait sauvé la vie » plusieurs fois. Bien au contraire. C'est juste qu'il était attaché à ses amis, et à toutes ces « babioles ». Il sourit tout seul doucement. Il avait envie de revoir ses amis.


Jack referma le dossier en soupirant. Il avait enfin terminé tout ces dossiers. Il jeta un regard à la pile à sa droite. Il avait tout fait. Et en une heure, un record ! Le général s'administra une claque mentale. Il savait très bien pourquoi il s'était dépêché... Pour que quand Elle viendrait le voir le Français, qu'il puisse l'inviter au mess, et pouvoir manger tranquillement sans à avoir l'esprit encore occupé par ces dossiers sur son bureau.
- Mon général ?
Il sursauta et leva les yeux. Elle se tenait là, le sourire éclatant. Rien n'aurait pu dire qu'elle venait de perdre son père ou qu'elle avait pleuré toutes les larmes de son corps. Si Walter ne l'avait pas informé, il ne se serait rendu compte de rien... Une horrible idée lui traversa l'esprit. Qu'avait-il encore raté de la tristesse de Carter ? Que lui avait-elle encore caché ?
- Hey Carter.
Il aurait voulut se jeter dans ses bras et l'embrasser...
- Je suis venue pour le Français...
- Ah oui, bien sur ! Attendez une minute...
Relevant la tête, il se redressa sur son siège, et farfouilla dans sa pile de dossier. Quand Jack le trouva enfin, Carter était juste devant son bureau, l'air calme et posé.
- Voilà, dit-il fière de lui, en lui tendant le dossier.
- Merci.
- Asseyez-vous.
Elle obéit et ouvrit le dossier.
- Christophe Storm, trente ans. Lieutenant colonel dans l'armée de l'air française, lit t'elle. Pourquoi vient-il ici ?
- Il est informé du projet Porte des Etoiles. Il va venir pour étudier les lieux, et il va repartir dans son pays.
- C'est tout ? s'étonna t'elle.
- Non, le gouvernement français estime qu'elle a aussi le droit d'avoir une équipe dans le SGC.
- Je vois...
Il sourit, elle fronça les sourcils.
- Ca à l'air de vous faire rire, remarqua t'elle.
- Ouaip.
- Pourtant... Cela vous énervez déjà de partager la porte avec les Russes.
- Ce sont des Russes, fit remarquer Jack.
Elle grimaça devant la remarque. Elle savait que le général n'aimait pas les Russes, mais il y avait des limites...
- Il arrive dans une semaine... reprit-elle. Je vais devoir lui montrer la base ?
- Oui, il va être attaché à SG-1 pendant une semaine.
- Je vois...
- Vous voyez beaucoup.. plaisanta t'il.
Carter grimaça à nouveau. Il sourit doucement et jeta un coup d'½il à son montre.
- Oh, il est déjà 14 heure ! Vous avez manger ?
- Non, mon général.
- Je vous invite alors !
- Mais..
- Si vous commencez à sauter les repas, zou, vous rentrez chez vous ! ordonna t'il en souriant.
Elle soupira et se leva à son tour.

Daniel les trouva dans le mess. Ils bavardaient et riaient. Il sourit de loin devant cette scène attendrissante. Oui, SG-1 et Jack lui auraient manqué. Il s'approcha de ses amis avec son plateau et s'assit à côté de Jack.
- Hey petit scarabée ! Content de vous revoir parmi nous !
- Salut Jack, Sam. Moi aussi je suis content d'être là.
Il enfourna sous l'½il amusé du général une pomme de terre. Il grimaça en sentant le goût.
- Et oui, Danny ! C'est ça le monde des mortels ! Une horrible nourriture en guise de repas, ricana Jack.
- Ouaip... je préférais les gaufres du monde des immortels, comme tu dis, bien que ce ne soit pas tout à fait juste...
L'air ahuri de son ami le fit rire. Sam mêla son rire au sien.
- Ben quoi ? grogna Jack en fronçant les sourcils.

Teal'c les rejoignit pas longtemps après.
- J'ai une idée, commença Jack. Je vous invite tous à mon chalet !
Sa proposition fut accueillit avec joie et bonne humeur. Ils partirent le soir même pour le Minnesota.





Une semaine passa bien vite pour les quatre amis. Sans trop s'en rendre compte, ils reprirent leur trin-trin quotidien. Daniel retrouva ses « cailloux » ; Teal'c sa salle d'entraînement, et les petits nouveaux à terroriser au combat à main nu ou autres ; Jack ses dossiers et ses briefings interminables. Seule Sam eut le droit à un changement. L'arrivée du colonel Storm.


Sam attendait devant l'ascenseur principal avec son supérieur. Le général faisait les cent pas.
- On ne leur à pas appris la ponctualité aux français ? s'énerva t'il.
Entendre le spécialiste des retards parler de ponctualité fit sourire Sam. Enfin, les portes s'ouvrirent sur un jeune homme et une jeune femme. L'homme, habillé de l'uniforme français de lieutenant colonel, s'avança. La jeune femme le suivit, elle était en militaire, mais portait la blouse des docteurs. Le général hocha sèchement de la tête alors qu'ils se mettaient au garde à vous. Il jeta un regard surpris à Carter qui les avaient imité. Le Colonel Storm cligna des yeux devant le regard affectif du général envers sa subordonnée. Un sourire purement ironique se dessina sur ses lèvres. Sam le détailla en fronçant des sourcils. Son visage, aux traits marqués, gardait une impression d'insolence qui lui rappelait son général. Ses yeux verts, magnétiques, étaient joyeux et rieur.
- Voici le lieutenant colonel Carter, votre guide, présenta le général vaguement gêné par le regard de sa subordonnée.
- Le docteur Drew, fit-il à son tour en montrant la jeune femme.
Le regard de Sam tourna vers cette jeune femme qui s'était presque fondu dans le papier peint. Son visage aux traits si fins, semblait de porcelaine. Ses yeux bleus claires, presque gris, brillaient d'intelligence et d'une pointe de malice. Sam sourit voyant que la jeune femme portait, comme elle, les cheveux assez court.
- Docteur en... demanda O'Neill.
- Médecine, répondit-elle.
- Ah ? s'étonna Sam.
- Médecin militaire, confirma Storm.
Il avait un léger accent français. Il avait du bien faire tomber quelques dizaines de jeunes femmes avant son arrivée ici.
- Bon, ben, moi je vous laisse, commença le général. Docteur Drew, je vous emmène au docteur Fraiser, le médecin de la base. Et vous, Storm, vous restez avec Carter.
- Bien mon général.
O'Neill sourit vaguement à sa subordonnée, et partit avec la jeune française au visage de poupée.

Sam sourit au colonel.
- Je m'appelle Christophe... Enfin, appelez moi Chris.
- Euh, bien. Samantha, mais je préfère Sam.
Il sourit. Rah... il avait de ses belles dents blanches...
- Vous voulez voir la Porte ? demanda t'elle en rougissant légerment face au regard du jeune homme.
- A vrai dire, je n'ai pas mangé depuis ce matin dans l'avion, et maintenant, j'ai faim.
Elle rigola doucement. Il s'exprimait simplement et clairement, et toujours ce petit accent...
- Bien, je vous amène au mess.
- Merci.
Il lui suivit alors qu'elle lui expliquait le fonctionnement de la base en articulant bien les mots. Le colonel Storm était un militaire, pas un polyglotte. Arrivée au mess, le monologue de Sam dériva sur la Porte. Ils s'assirent.
- Vous savez, je ne comprend pas ce que vous dites là... s'excusa t'il. Mon anglais est purement militaire ou basique... mais le scientifique... ce n'est pas du tout ça ! J'ai déjà du mal en français...
- Oh, je suis désolée !! s'exclama t'elle en rougissant. Je me suis laisser emportée.
- Ce n'est pas grave.
Il la regarda avaler son repas, puis, il fit de même. A la première bouchée il grimaça de dégoût.
- Je savais que la nourriture américaine n'était pas excellente.. mais là... c'est presque immangeable !
Elle sourit devant l'air outragé du jeune français.
- Quoi ? Qu'est ce qu'il a ?
- Vous êtes drôle..
- Je vais prendre ça pour un compliment, marmonna t'il, vexé.
- C'en est un, affirma t'elle en pensant aussitôt à son général.
Chris leva les yeux vers elle, pour s'assurer qu'elle ne plaisantait pas. Son regard sérieux le rassura.
- Et bien merci.
- Chris !! cria une voix.
Surpris, il tourna la tête pour voir le docteur Drew s'avancer vers eux avec Janet.
- Alors, cette visite ?
- La nourriture n'est pas excellente !
répondit t'il le sourire aux lèvres.
- Tu ne changeras donc jamais. On a une occasion unique de découvrir un projet américain top-secret, et tu ne penses qu'à manger ! le réprimanda t'elle en s'asseyant à côté de lui.
Il haussa des épaules et grommela quelque chose. Janet se tourna vers Sam.
- Et bien, tu as compris quelque chose ?
- Non... avoua t'elle.
- Oh, pardon, j'avais oublié que vous ne parliez pas français. En gros, le docteur Drew me grondait.
- Ah ?
- Parcequ'elle dit que je suis un estomac sur patte.

Sam rentra dans ses quartiers, toute fraîche et lavée. Elle se mit dans un de ses vieux pyjama large et se glissa dans ses draps. Sa journée n'avait pas été longue. Après avoir mangé, elle avait montré la Porte au jeune français. Il avait été émerveillé. Puis, elle lui avait présenté les armes qu'il utiliserait pour la mission de demain, et les autres membres d'SG-1. Il fut accueillit avec joie par Daniel, et toujours avec silence par Teal'c. Chris était partit se coucher, très excité par la journée qui l'attendait demain. Il lui plaisait bien ce petit français. Son sourire insolent... Ses yeux verts magnétiques... Sa voix calme et posée... Quelqu'un frappa à sa porte.
- Entrez.
Janet arriva encore habillé dans la chambre, et elle ferma la porte derrière elle. Sam sourit alors que Janet s'asseyait sur le lit. Avec l'arrivée des français, elles avaient du se partager la chambre de Sam par manque de place. La base recevait aussi des autres représentants de chaque pays connaissant le projet Porte des Etoiles.
- Alors, ce petit français ? demanda t'elle en souriant.
- Très mignon, avoua Sam en se levant du lit pour fouiller dans un placard.
- La petite Drew est très douée, continua Janet en prenant le pyjama que lui tendait son amie.
- Super. Tu dois être contente ! remarqua Sam en se recouchant.
- Oui.. oui... murmura Janet distraite.
- Qu'est ce qui se passe ? s'étonna Sam.
La militaire détailla son amie. Elle semblait soucieuse, le regard lointain. Un doute se forma dans l'esprit de Sam. Que se passait-il donc ? Pourquoi ce silence ? Sam posa sa main sur l'épaule de la doctoresse.
- Alors ?
- Je.. je crois qu'elle en pince pour le général...
Sam ouvrit la bouche en grand et sentit son c½ur se déchirer. Sa main retomba mollement. Pourquoi l'air n'accédait plus à ses poumons ? Elle avait l'impression de suffoquer. Un voile noir passa devant ses yeux, et brusquement, l'air afflua dans ses poumons. Son cerveau se remit en marche doucement. Sam remonta ses genoux contre son torse. Et tenta de reprendre une certaine contenance. Elle était bête de réagir ainsi, des dizaines de personnes avaient déjà fantasmé sur le général, et jamais elle ne s'était mise dans cet état là... Si, juste une ou deux fois. Avec Laira, avec Kerry. Parce que... c'était sérieux. Avait-elle peur que cette personne pourrait être celle qui ferait perdre la tête au général ? Oui, sans doute, c'était une peur qui grandissait chaque jour.
- Ah... trouva t'elle juste à dire.
Elle tourna la tête vers son amie qu'il avait regardé les différentes expressions de son visage se succéder. Et elle n'aimait pas trop ce qu'elle avait vu.
- Tu l'aimes tant que ça ?
- ...
Janet soupira et se changea. Sam se glissa à nouveau silencieusement dans ses draps et Janet la rejoignit. La militaire éteignit la lumière et plongea la chambre dans l'obscurité. L'atmosphère était lourde et tendue. Janet regretta aussitôt de lui avoir dit ! Elle connaissait ce qui unissait son amie avec Jack. Mais pourquoi n'avait-elle pas tenu sa langue ? Janet se mordit la joue, s'insultant mentalement et se tourna vers la forme de son amie.
- Sam ? murmura t'elle.
Le silence l'oppressait, il lui semblait qu'elle était en apnée, et qu'elle risquait de se noyer.
- Elle n'a aucune chance... répondit Sam sur le même ton.
- Euh... oui, sans doute ! s'exclama doucement Janet en se redressant.
- Parce que... je l'aurais avant... continua t'elle d'une voix légerment tremblante.
Janet reteint difficilement un hoquet d'étonnement.


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Alors, vos opinions?

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 12:39

" Une nécrologie " [ Pour un concours ]

Pour un concours, j'ai écrit un p'tite fiction.

J'aimerais votre avis avant de la publier.

Le concours n'avait qu'un mot d'ordre: Une nécrologie.

Alors bon.. voilà, bonne lecture et dites moi si elle est bien! =D

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Cette fin qui est la sienne


Son regard glissa sur les annoncellements de pierre. Le soleil se couchait doucement et les quelques derniers rayons éclairaient paressesement la plaine à l'herbe verte. Voilà bien longtemps qu'elle n'était pas venue ici. Trente ans pour être exact. Au début, pourtant, elle venait tout les jours, chérissant chaque pierre, espèrant le voir revenir. Elle avait finit par se faire une raison. Il était partit. Et ne reviendrait jamais. Jamais.
Son coeur avait été déchiré par cette perte, refusant d'abord de voir la réalité en face. Puis, elle accepta ce qui s'était passé et ses amis eurent du mal à la consoler. Elle s'était presque laissée mourir et avait du quitter son travail pendant quelques temps. Pourtant un beau jour, elle se sentit mieux, ne gardant qu'une béante cicatrice sur son petit coeur, comme une estropiée de l'amour, marquée à vie, marquée à blanc. Et, elle decida de ne plus revenir, de peur que ce trou béant dans sa poitrine, dans son coeur ne se réouvre brusquement, et que cette fois-ci, elle ne réussisse pas à y survivre.

Et trente ans plus tard, voilà qu'elle se retrouvait là, devant ce lieu maudit et aimé à la fois. Ce matin avait tout pour être normal. Elle s'était levée, avait déjeuné tranquillement et était partit faire sa promenade habituelle depuis qu'elle était à la retraite. Pourquoi s'était retrouvée là, devant le grand grillage de fer noir? Pourquoi maintenant? Elle pensait avoir réussit à l'oublier, mais non. Il était toujours là, présent dans son coeur, à vivre dans ses flous mais nombreux souvenirs. Elle avait vu beaucoup de film où, quand les gens mourraient, ils rassuraient leur famille en leur disant qu'ils seraient toujours dans leur coeur. Elle s'était toujours moquée de ces remarques stupides. Et s'était seulement maintenant qu'elle les comprennait. Il était mort, mais il vivait encore dans son coeur. Il était aussi présent que ses amis. Ses amis qui avaient déséspéré de la voir dépérire.

Elle s'essuya les yeux. Elle était vieille maintenant. Elle avait vu beaucoup de chose bien que sa vie s'était arrêtée le jour où son coeur avait cessé de battre. Après ça, le monde n'avait plus eut de raison de tourner, et elle de vivre. Elle avait trouvé injuste que malgrès ses injures, le soleil avait continué sa course dans le ciel, que le vent avait continué de souffler, que la pluie avait continué de tomber. Que la vie avait continué alors que lui, n'était plus là. Une larme unique glissa sur sa joue parcheminée. Elle l'essuya de sa main ridée. Qu'elle était stupide de pleurer maintenant! Trente ans étaient passées, ne fallait-il pas tourner la page? Essayer de vraiment oublier? Ou fallait-il attendre que la mort vienne la prendre, elle aussi? De toute façon, sa vie n'avait plus aucun sens. Cette fin serait la sienne. Elle ne manquerait à personne, ses amis s'étaient éteins les uns après les autres. Elle serait la dernière à partir.

Elle se redressa peniblement en grimaçant. Ses articulations la faisait souffrir. Elle jeta un dernier regard à la pierre tombale face à elle.
- Je viendrais bientôt te rejoindre... assura t'elle d'une voix vieillit par les années.
Elle caressa amoureusement les inscripitions, ses doigts décharnés s'attardant sur son nom et prénom.
- Oui, bientôt, ajouta t'elle pensivement en décrochant son regard de la tombe.
Elle s'éloigna, ses pas étaient lourds. Un doute la prit. Et si tout cela n'était qu'un stupide rêve, si tout cela n'avait jamais existé? Elle se retourna. Paradoxalement,elle sourit : cette espoir se fanait dans son coeur. Parce que non, la tombe était toujours là, et la sienne viendrait fleurir à ses côtés. Car oui, bientôt, ils seraient de nouveau réunit. Son regard parcoura à nouveau les quelques lignes, pour les imprimer dans sa mémoire, car, son visage était devenu flou dans ses souvenirs, le temps errodant ses contours. Ces lignes, ces quelques pauvres lignes, étaient tout ce qu'il lui restait de lui:

" Ci gît Jonathan Jack O'Neill
1950 - 2008
Mort au combat."


Samantha Carter n'était pas venue ici depuis trente ans, et c'était la dernière fois qu'elle passerait le grand portail en fer noir du cimetière vivante.



"Une larme unique,
Pèrle de tes yeux,
Je sens dans ta voix de la panique,
Pourquoi n'es-tu donc pas heureuse?"


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Alors, je la publie ou pas?

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 11:56

Modifié le lundi 27 octobre 2008 13:39