" Chapitre 13 " [ Half-Blood and betrayal ]

" Chapitre 13 " [ Half-Blood and betrayal ]
Voilà!!! Le dernier chapitre est enfin terminé! (yeaaah) Donnez moi vos impressions, mais avant, j'ai quelque remerciment à faire lol:

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merci à atlantis-ship d'être toujours malgré un emploi du temps très chargé! lol

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merci à thestargatesg1 de laisser toujours autant de com's et dtre si optimiste! =D ( et aussi pour ce superbe montage!)

- merci à doliedestrasfict pour ces com's si encourageant! =D

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merci à stargatefans, toute nouvelle, mais que j'aprécie déjà!

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et pis merci aussi à xOo-I-am-crazy-oOx, ma p'tit dradra que j'adore et qui supportes mes sautes d'humeur!! =D

Et bien voilà, et je remercie aussi tout les autres!! =D

Voilà, ben, bonne lecture!

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On m'a toujours dit que le bonheur est à la porte. Et qu'il suffit de vouloir le prendre, pour l'avoir. Et pourtant, pour moi, la porte a toujours était fermée. Je ne dis pas que je n'ai jamais été heureux. Mais je n'ai jamais goûté au bonheur pur. A la joie simple. L'amour a disparut en même temps que Sah're. La vie est cruelle. Le monde est cruel. Je n'ai jamais réussit à comprendre pourquoi les gens s'entre-tuaient. Alors que, tout pouvait être simple, et beau. Je n'ai jamais eu les pieds sur terre.
On m'a toujours dit que le bonheur est à la porte.
Je suis devenu archéologue pour trouver les clefs.
Je ne les ai pas encore décelé...


Voilà cinq jours que nous étions dans nos prisons. Jack est emmené à Maât tout les jours pour y être torturé. Et il est réanimé dans le sarcophage. Il change. Il n'est plus le même. L'indépendance que créer le sarcophage y est pour beaucoup. Mais, il y a aussi le fait que ce soit Sam qui le torture. Sam qui plante le couteau dans sa chair. Sam qui tire des flèches dans son c½ur. Et encore Sam qui lui enlève la vie jour après jour.

Sam... Je savais qu'il l'aimait. Je savais qu'ils se tournaient autour. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point. Les révélations de Jack cinq jours avant, m'avais... choqué. Il avait fait l'amour avec Sam. Et puis l'avait ignoré. Bien que je comprenais pourquoi il était obligé de faire ça, je trouvais cela ignoble. Immonde...

Bien qu'il devait être minuit passé, le sommeil ne venait pas. Allongé sur le dos, les yeux dans le vagues, je réfléchissais aux moyens de nous sortir de là. Car Jack n'allait pas tenir encore longtemps. Comme dans chaque mondes goa'ulds, il devait avoir des jaffas qui ne réjouissaient pas du retour de leur « déesse ». Je devais juste m'arranger pour les trouver. C'était une idée simple et logique... mais dur à appliquer dans une prison de quatre mètre carré.

Je passai une main lasse dans mes cheveux que je portai court en ce moment. Je remontai ma couverture. Les nuits dans les déserts étaient fraîches. Aussi, contrairement à ce que l'on pensait au début, la ville était très peuplé. La petite lucarne qui était dans ma cellule donnait sur un marché. Dans un sens, cette aventure me passionnait. « Je pouvais étudier une civilisation même enfermé ! » pensais-je ironiquement. C'était instinctif chez moi. Je recherchai le système idéal pour le ramener sur Terre. Car ce n'était pas parce que nous ne l'avions pas trouvé sur notre planète, que les autres univers avaient moins de chance !

Le bruit des chaînes me sortit de mes songes. Sans me redresser, je savais qui c'était. Ce n'est que Jack. Et Fakir qui le ramenait dans sa cellule. Pourtant, il y avait quelque chose de différent dans ce rituel. Jack rentrait plus tôt que t'habitude. L'acier de la porte de Jack se referma. N'y tenant plus, je me relevai brusquement. Un touareg se tenait devant ma prison. Il semblait plus jeune que Fakir. Ces bandeaux ainsi que ces amples vêtements étaient dans les tons des gris et des noirs. Ces yeux verts fixés sur moi, il parut soulagé de me voir debout.
- Je m'appelle Joans, murmura t'il.
- Ah.. euh, Je suis Daniel Jackson.
- Je sais.
Il esquissa un mouvement et ouvrit la porte de la cellule. Je sortis de mon lit, encore pataud.
- Ca ne sonne pas trop berbère Joans....
- Je sais.
Je fronçais les sourcils.
- Où est Fakir ? demandais-je en me frottant les bras pour les dégourdir.
- Vous parlez de mon père ? Il est occupé ailleurs. Je dois vous emmenez voir Maât.
- Votre.. votre père.. balbutiais-je.
Ce fut à son tour de froncer les sourcils. Il renifla sèchement et me prit le bras pour me traîner hors de ma petite prison. Il me lâcha un instant pour faire tourner la clef dans la serrure. L'idée de m'échapper m'effleura. Mais quelque chose dans cet homme me retenait ici. Une sorte d'autorité naturelle. Il se tourna vers moi, fichant son regard émeraude dans mes yeux, me clouant sur place. Je frissonnai.
- Votre ami n'est presque plus le même, chuchota t'il en désignant Jack d'une main.
Je suivis son geste et mon regard se posa sur Jack. Il était allongé sur sa couche, les bras replié contre la poitrine, un regard vide qui fixait le plafond.
- Oui, j'ai remarqué, mais Jack est résistant, affirmais-je.
Joans fit un geste de main impatient comme pour chasser un moustique.
- N'importe quoi ! La technologie du sarcophage l'a déjà rendu dépendant ! Bientôt, il ne sera guère plus intelligent qu'un légume !
Mes yeux s'écarquillèrent.
- Technologie ? répétais-je doucement.
Conscient d'en avoir trop dit, il me tira en avant sans me laisser le loisir de l'interroger à nouveau.

Maât se tenait sur son trône, le regard lointain et inaccessible. J'ouvris la bouche pour parler, quand un coup brutal derrière les genoux me fit tomber lourdement à terre. Je me mis docilement à genoux, non sans avoir lancé un regard noir à Joans. La goa'uld se leva enfin de son siège et darda son regard d'acier bleuté sur moi. Je frissonnai.
- Nous n'avons pas eu beaucoup l'occasion de nous voir.. depuis votre arrivée ici... susurra t'elle.
- Vous avez raison, vous étiez trop occupée à torturer Jack... répliquais-je.
Je sentais dans mon dos Joans frémir d'indignation. Maât le tranquillisa d'un geste de main.
- C'est que tu as une langue acérée...
- Ce n'est pas moi le serpent...
Sa main rencontra violemment ma joue, me faisant basculé sur le côté. Portant ma paume sur ma joue encore brûlante, je me tournai vers elle. Ces yeux riaient. Un sourire froid s'esquissa sur ces lèvres. Une pensée amère s'immisça dans mon esprit. Sam n'existait plus. Elle était morte... morte...
- Bien, bien. Maintenant que tu as compris que Sam n'est plus, nous allons pouvoir enfin parler sérieusement, déclara t'elle comme si elle lisait dans mes pensées.
Je fermais les yeux.
- Pourquoi avoir torturer Jack ? demandais-je finalement en les rouvrant.
Elle ne me répondit pas de suite. Réfléchissant à ma question. Maât sortit un couteau sombre d'un fourreau qu'elle portait à la taille, et joua un instant avec la lame. A cet instant, où elle était si concentrée, j'aurais pu croire que c'était Sam qui se tenait là. Mais Sam était morte. Il fallait que je me fasse une raison, et essayer de sortir les vivants de là. Je secouai la tête, et Maât remit la lame dans son fourreau. Plantant son regard dans le mien, elle eut un sourire sadique.
- Parce que Sam le voulait. Elle n'aurait jamais osé car il était son supérieur, et au fond d'elle, elle l'aimait encore. Même il l'avait fait souffrir. Alors, quand elle a rendu les armes, et que j'ai prit les rêne, j'ai sentis son besoin de vengeance. Ce que je fais depuis cinq jours, je le fais pour elle. Pour qu'elle se calme. Comme un fantôme vengeur, expliqua t'elle.
- Vous mentez ! criais-je. Sam n'est pas comme sa ! C'est vous qui avait pervertie son esprit !
- Tais toi, avant que je décide de t'arracher la tête.
Je me tus, les poings serré par la colère. La manière dont elle portait préjudice à Sam m'énervais au plus au point.
- Tu ne mets d'aucune utilité, continua t'elle, toi et le shol'va.
- Pourquoi ne nous avoir pas tuer alors ?
- Parce que vous pouvez être utile en temps voulut.
Elle sourit. Et ouvrit la bouche pour parler. La referma et sembla réfléchir à ce qu'elle allait dire. Tant de tic, tant de réaction humaine. Tant de choses qui différencie les goa'ulds et les humains. Un espoir muet commençait à grandir en moi, analysant tout ce qu'elle m'avait dit. Espérant trouver un indice.
- Et aussi, reprit t'elle, et aussi parce que tu es bien mignon...
Mes yeux s'écarquillèrent d'étonnement. Mon c½ur rata une pulsion.
- Euh... articulais-je difficilement, Euh,, je suis flatté.. mais... je... voilà, Sam n'est qu'un amie pour moi...
Elle se leva d'un mouvement d'humeur.
- Tu n'as toujours pas comprit que Sam est morte ! Elle n'existe plus ! hurla t'elle.
- Tient.. on oublie le vouvoiement... murmurais-je.
Elle se tourna vers moi, hors d'elle. Mais, très vite, la goa'uld réussit à reprend le contrôle de ses émotions, et son visage se ferma. Elle caressa distraitement mes épaules me faisant frissonner.
- Je vais te laisser consulter la bibliothèque. Et tu verras peut-être que je ne suis pas aussi sanguinaire que mes semblables.
- Merci... balbutiais-je encore surprit par ce changement d'attitude si soudain.
- Teal'c peut t'accompagner, mais vous serez sous la surveillance de Joans.
- Bien, ma déesse, répondit l'intéressé.
Maât hocha de la tête et s'assit sur son trône. Nous n'existions déjà plus pour elle. Joans me tira en direction des prisons.

Je remontai rapidement la monture de mes lunettes sur le nez, et tournai la page du livre que j'étais en train de lire. C'était un mélange d'arabe et de goa'uld. Un ensemble assez complexe à déchiffrer.
- Tout ceci est étrange Daniel Jackson, murmura Teal'c.
Je relevai la tête vers lui, et clignai des yeux.
- Hein ? grognais-je énervé d'être tiré ainsi de ma lecture.
Teal'c me considéra un instant, pas le moins du monde troublé par mon attitude belliqueuse.
- Je trouve cela étrange, répéta t'il, que Maât nous laisse tout les deux seuls avec un seul garde.
- Oui... admettais-je, c'est vrai. Il y a quelque chose que nous devons oublier...
Je jetai un regard à Joans, accoudé contre un mur, un livre dans les mains. Il avait enlevé ses bandeaux aussitôt arrivé dans la salle, et avait dévoilé de splendide cheveux lises et bruns. Quelque mèches éparses tombaient devant ces yeux mais ne cachaient pas le tatouage de plume noir qui ornait son front. Se sentant épié il leva ces yeux verts en notre direction. On retourna aussitôt à nos livres silencieusement. Je me frottai les yeux avant de reprendre ma lecture.
« Quand les jaffas répudiés traversèrent le Chappai'ai, ils trouvèrent la planète maudite de la déesse Maât. Alors, ils rentrèrent à son service. »
Ensuite les mots s'étaient effacés avec le temps. Je passai donc au paragraphe suivant avec fébrilité.
« Un peuple vivait ici autrefois, sans que les Dieux le sachent. Ils possédaient d'étranges pouvoirs . Et, certain se lièrent à eux. D'autres choisirent de rester ensemble pour conserver la pureté de leur sang.»- Euréka ! hurlais-je, j'ai trouvé !
Les deux jaffas sursautèrent.
- Qui est Euréka ? demanda Joans méfiant.
- Oh.. euh... balbutiais-je en rougissant. C'est un expression de mon monde...
Joans fronça les sourcils en soupirant. Et il se renfonça dans sa lecture, l'air pensif.
Teal'c me jeta un coup d'½il.
- Qu'avez-vous trouvé ? chuchota t'il finalement.
- Ils ont des pouvoirs ! expliquais-je doucement. Les gens qui vivaient ici avaient des pouvoirs psychiques. Ce qui explique que Maât n'a pas peur de nous mettre seuls avec Joans. Tu n'as sans doute aucune chance de gagner contre un homme comme ça... sans vouloir te vexer.
Teal'c hocha de la tête.
- Comment allons-nous faire alors ?
- Je ne sais pas, avouais-je. Il faudrait sans doute convaincre Joans de se joindre à nous... Avec un télépathe, ou un truc du style, on devrait pouvoir quitter aisément la planète.
- Mais il a l'air d'être fidèle aux faux dieux, objecta Teal'c.
- Les apparences sont souvent trompeuse Teal'c. Tout à l'heure, il a parlé de la « technologie du sarcophage » ! Ca veut dire qu'il sait que les goa'ulds sont des imposteurs.
Le jaffa acquisa silencieusement. Je haussai des épaules. Tout cela était trop compliqué. Je m'apprêtai en revenir à ma lecture quand l'image de Sam apparut dans mon esprit, faisant fuir toute espoir de concentration. Me frottant le front, je soupirai. Cette manière de perdre son sang-froid... Cette manière de torturer Jack... Cette manière de se tenir... De réfléchir.... Peut être que Maât n'avait pas totalement réussit à détruire la personnalité de Sam... Et maintenant, la jeune femme arrivait à influencer la goa'uld. Trop de peut-être... trop d'incertitude. Mais l'espoir était là désormais. Il fallait que l'on réussisse à convaincre Joans de se lier à nous ; sauver Jack ; et récupérer Sam. Avec un peu de chance, les Tok'ras pourraient lui enlever ce sale serpent. Je me massai les tempes, et repartit dans ma lecture acharnée.

Joans posa son livre et se dirigea vers nous. Il mit ces mains sur la table. Je levai la tête de mon bouquin.
- Oui ? demandais-je.
- Vous avez faim ?
- Oui, répétais-je.
Joans fronça des sourcils. Et s'éloigna de quelques pas. Son regard se perdit dans le désert.
- Euh, qu'est-ce qu'il fait ? murmurais-je à Teal'c.
Ce dernier ne me répondit pas, le yeux fixés sur le jeune jaffa. Joans se tourna vers nous.
- Le repas arrive, déclara t'il avant de s'éloigner à nouveau dans un coin sombre de la bibliothèque.
Je jetai un coup d'½il à Teal'c. Il me haussa un sourcil. Je lui répondais d'un haussement d'épaule et me levai vers Joans qui me regarda comme un fauve un cage. Il ne voulait pas que je l'approche. Il ne voulait pas que je lui parle. Il ne voulait pas que je le convainque.

Sentiments d'être abandonné. Je dois me battre. Quel est ce poison qui ronge mes veines ?

J'allai ouvrir la bouche quand un touareg se précipita dans la bibliothèque. Je fis un bond de trois mètre en arrière, une main sur le c½ur. Teal'c me regarda bizarrement, alors que les deux touaregs m'ignorèrent superbement. Je me rassis tandis que les deux berbères entamèrent une conversation dont les thermes m'étaient assez brumeux. Ils parlaient du sarcophage.. mais j'entendais aussi les mots « riz », « savon » et « cheval »... En gros, je n'avais aucune idée du sujet de leur conversation. Teal'c me jeta un regard et je haussai les épaules d'un signe désabusé. Pourtant, un mot me fit tiquer. Un prénom, plus exactement. Jack. Joans parut s'énervé tout à coup et fit partir le pauvre touareg littéralement à grands coups de pieds aux fesses. Joans nous sourit et nous tendit deux grands bols de riz.

Souvenir d'une vie passée. Qui est cet homme ? Qui est cet homme que je perçois dans les miroirs de mes souvenirs ? Qui est cet homme qui a vu des gens mourir sous ses yeux ? Est-ce.... Est-ce moi ?

Le riz était délicieux. Légèrement épicé et parfumé. J'enfournai ma cinquième cuillérée en un clin d'½il. J'avais toujours aimé les nourritures locales durant mes expéditions sur Terre. Mais aussi sur les autres mondes. Et j'avais une grande capacité qui consisté à pouvoir m'adapter à toute sortes d'aliments. « Sauf peut-être les chenilles sur P6X-401... » pensais-je en grimaçant sous le souvenir des chenilles écrasées. Joans avait déjà finit et il reposa son bol dans un mouvement brusque. Je redressai la tête, surpris. Teal'c avait les yeux rivés sur son riz, comme si il ne voyait pas le comportement étrange de Joans. J'avalai de travers ma bouché et commençai à m'étouffer. Je crachotai quand Teal'c m'assena une grande claque dans le dos, me débloquant la respiration. J'aspirai une grande goulée d'air frais.
- Tu es fou de me tapé comme ça... grognais-je.
Joans posa les poings sur la table bruyamment et il ficha son regard émeraude dans mes yeux bleus.
- Euh.. oui ? finis-je par demander en me massant ma gorge douloureuse.
- Je sais quel est votre but, je réunis ce dont nous avons besoin.
Il nous regarda fixement et se tut.
- Je vous préviendrai quand tout sera prêt, conclu t'il simplement.
Je le contemplai quelques instants, éberlué. Joans poussa un soupir et s'éloigna à grand pas avant de se replonger dans sa lecture. Je jetai un regard surpris à Teal'c, qui lui, restait stoïque en toute circonstance. Je baissai la tête, le temps de me remettre les idées en place et je pris une nouvelle cuillère de riz.

Et si je n'avais pas envie d'être cet homme qui m'est inconnu... Et si je voulais redémarrer de zéro. Recommencer un nouvelle vie. Un nouveau départ. Une chance de ne pas refaire les même erreurs. C'était une idée séduisante.... Et pourtant... Et pourtant, quelque chose me rattache à cette ancienne vie aussi solidement qu'une ancre. Une femme. Cette femme...

Je m'allongeai sur ma couche dans un soupire de bien être. Passer six heures sur des bouquins dont je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait d'écrit m'avais achevé. Cependant je me relevai et me dirigeai vers le côté de la cellule de Jack. Celui-ci était étendu raide, comme il y avait six heures. Comme s'il n'avait bougé aucuns muscles. Je soupirai.
- Jack ? Jack !!
Le militaire se retourna dos à moi, montrant qu'il ne voulait pas me parler.
- Quel grognon.... Maugréais-je en allant du côté Teal'c.
Ce dernier était assis sur son lit, les yeux clos.
- Teal'c ?
Il ouvrit les yeux.
- Jack est bizarre... Et puis... Tu crois que l'on peut faire confiance à Joans ?
Il haussa un sourcil.
- Nous n'avons pas d'autre solution.
- Cela paraît trop facile... murmurais-je, en plus, c'est le fils de Fakir, le Prima de Maât..
- C'est vrai que c'est étrange. Mais nous n'avons pas d'autre plan Daniel Jackson.
Je baissai la tête et lui souhaitai bonne nuit. Je me couchai pensif. Pourtant, le sommeil se fit plus fort, et je partis pour le royaume des rêves en souriant.

C'est la femme qui me torture jour après jour. Elle a l'air si gentille et si douce dans mes souvenirs. Alors que dans la réalité, elle est démoniaque... Est-ce la même personne ?

Un rayon de soleil s'insinua dans l'interstice de mes yeux. Des cheveux me chatouillèrent les narines. Des cheveux doux et ... Une minute... des cheveux ? J'ouvris brusquement les yeux et trouvai Joans accroupit près de moi. J'esquissai un geste pour me relever. Son regard émeraude se posa sur moi, me coulant sur mon lit. Je stoppai mon mouvement, remettant juste mes lunettes sur le nez.
- Je suis content de vous voir réveillé, déclara t'il d'une voix étrangement lointaine.
- Euh.. moi aussi. Qu'est-ce... qui vous amène ici ? demandais-je la voix pâteuse.
- Je sais que vous n'avez pas confiance en moi.
Il entrait directement dans le vif du sujet. Je trouvai qu'il ressemblait à Teal'c. Cette manière d'être stoïque et franc. Je me redressai m'appuyant contre les barreaux sombres de ma prison.
- On peut dire ça, oui, finis-je par admettre. Il faut nous comprendre ! Vous êtes le fils du Prima de Maât, et vous voulez la trahir, alors que vous offre à remplacer votre père plus tard.
Joans hocha de la tête et s'assit sur mon lit. Il posa ses coudes sur ces genoux et mit sa tête dans ces mains.
- Ce monde est organisé en deux grands groupes. Il y a celui des Cavaliers. Ils n'ont aucun Don, ce sont des Jaffas pur. Ils ont des chevaux excellemment dressés et s'entraînent jusqu'à leur mort au combat. Ce sont des brutes assoiffées de sang, mais ce serait un tort de les croire stupide.
J'acquisai, passionné par le récit du Jaffa.
- Il y a ensuite le groupe le plus respecté et craint. Ils n'ont pas de nom particulier. Ce sont juste les membres de la Famille. Ils possèdent le Don et occupent les places les plus importantes du royaume, expliqua Joans de sa voix lointaine et inaccessible.
- C'est fascinant... murmurais-je pour moi-même.
- Oui, confirma t'il, aussi, vous devez savoir que Fakir n'est pas mon vrai père. C'est juste mon oncle. Mon père, son frère, était un membre de la Famille. Il possédait un Don très puissant et il était l'ancien Prima de Maât. Mais un jour, il a rencontré ma mère : une Cavalière.
Il releva la tête et planta son regard émeraude dans mes yeux encore embrumés de sommeil.
- Comme vous pouvez vous en douter docteur Jackson, ils sont tombés amoureux. Malheureusement, la Famille et les Cavaliers ne se mélangent pas. Ils ont été renié par les grands groupes et bannis de la ville.
Il se tut un instant, les yeux dans le vague.
- La fin n'est pas très heureuse. J'étais encore un jeune enfant quand ils sont morts.
- Qu'est-ce qu'il leur ait arrivé ? Si ce n'est pas indiscret...
- Je ne sais pas... avoua t'il. J'étais trop petit. Mais je soupçonne que les Cavaliers et la Famille se sont alliés pour leur régler leur compte. Ils les avaient déshonorés.
- Je suis désolé...
- Ce n'est rien. Vous ne saviez pas. Et puis, c'était il y a longtemps maintenant.
La voix du jeune Jaffa était étrangement dur. Il devait être plus touché qu'il ne le prétendait. Aussi, les pièces du puzzle se mettaient en place.
- J'ai été envoyé à mon oncle qui avait remplacé mon père. Il m'a élevé au sein de ses propres enfants... mais j'ai toujours été le rejeton. Un sang mêlé....
- Je vois.. je comprend, compatis-je .
Joans hocha de la tête et se releva.
- J'espère vous avoir convaincu.
Il me fixa quelques instants et voulut dire quelque chose. Il secoua sa tête
- Sinon, pour en revenir à notre plan... plus qu'une journée et ça sera bon. Je vous préviendrais en temps voulu. Mais... pourrais-je...
- Venir avec nous, complétais-je, ne vous inquiétez, vous nous suivez.
Joans eut un sourire franc et sortit de ma cellule.
- Parlez en à votre ami, ajouta t'il en montrant Jack. J'ai déjà informé Teal'c.
Je lui souris en retour et je fus de nouveau seul dans ma prison.

Je ne sais pas comment je m'appelle. Cependant, j'ai un prénom qui tourne dans ma tête. Un prénom que j'ai du souvent murmuré. Qui a dut être souvent dit. Sam. Un prénom si agréable, qu'il me fait sourire quand il glisse sur mes lèvres... Est-ce le mien ?

Je repris mon livre d'hier. Une chape de fatigue s'abattit sur mes épaules. Mes yeux se fermaient tout seul. Joans s'en aperçut. Il s'approcha de moi de sa démarche féline tandis que j'étouffais un bâillement.
- Allez vous reposer, m'ordonna t'il.
Je lui souris, et posai ma tête sur mes bras. « Il va falloir que l'on rentre, dormir sur des bouts de paille ne me réussit pas.. » pensais-je ironiquement avant de somnoler.

Je me lève et tente d'apercevoir l'homme à lunette. Il semble me connaître, peut-être pourrait t'il me raconter ce qu'il met arrivé. Pourquoi cette femme me torture. Mais l'homme n'est pas là. Je me rallonge sur mon lit. Laissant mes pensées dériver. Sam...

L'acier de ma porte se referma derrière moi en un claquement sec. Joans me fit un clin d'½il et disparut dans l'obscurité du couloir. Teal'c me souhaita bonne nuit et s'installa dans son lit. Je me retrouvai seul dans ma cellule et me tournai vers celle de Jack. Ce dernier était allongé sur le dos, les yeux grands ouverts.
- Eh ! Ca va mieux ? l'appelais-je.
Il ne me répondit pas, mais son regard glissa vers moi.
- Youhou ! Tu m'entend ?
Il se contentait de me fixer, l'air vide.
- Mais bordel ! Tu vas me répondre ! m'énervais-je. Arrête de ...
- Comment je m'appelle ? me coupa t'il.
- Pa .. pardon ? balbutiais-je accroché aux barreaux.
- Comment je m'appelle ? répéta t'il.
Sa voix était rauque et mordue d'émotion.
- Je.. tu ne t'en souviens pas ? m'étonnais-je.
- Oui. J'ai des flashs, c'est tout. Comment je m'appelle ?
- Tu ne te souviens même pas de moi ?
- Non.
Je remontai nerveusement mes lunettes sur mon nez. Le sarcophage avait du supprimer une partie des souvenirs de Jack. Mais au moins, celui ci ne semblait pas avoir développé de dépendance et son corps avait l'air en bon état. Il avait juste perdu la mémoire. Juste perdu la mémoire...
- Comment t'appelles-tu, d'après toi ? demandais-je.
Jack parut étonné de ma question, mais resta cependant allongé sur son lit à me dévisagé bizarrement.
- Je... j'ai un prénom qui me trotte dans la tête.. c'est.. Sam.
Je m'étranglai de surprise.
- Sam ? répétais-je.
- Oui. C'est ça ? m'interrogea t'il plein d'espoir.
J'étais gêné. Je ne savais que dire. Jack ne se souvenait que du prénom de sa subordonnée.
- Je... je pense, repris-je, qu'il vaut mieux que tu le découvres plus tard.... Moi, je suis Daniel.
- Daniel... redit t'il voix basse l'air pensif.
Je le regardai quelques instants.
- Joans va essayer de nous faire évader, murmurais-je.
- Cool, marmonna t'il.
Je m'asseyais sur mon lit à mon tour et je me frottai la tête en soupirant.
- Daniel, ton prénom ne me dit rien, finit par conclure Jack.
- Ce n'est pas grave, murmurais-je fatigué.
- Tu m'as appelé Jack plusieurs fois... remarqua Jack.
- Oui.
Jack se tut. Il semblait réfléchir.
- C'est comme ça que je m'appelle ? me questionna t'il en se redressant légerment de ses draps.
Je soupirai bruyamment. C'était raté pour lui faire reprendre la mémoire par étape.
- Oui, affirmais-je en me laissant tombé sur mon lit.
Jack ne répondit rien et se re-blottit dans sa couverture. Je fis de même et enlevai mes lunettes.
- Bonne nuit ! lui dis-je en glissant lentement vers un repos bien mérité malgré ma sieste de cet après-midi.
- Bonne nuit... Et puis, Daniel ! cria t'il. Je préfère que vous m'appeliez Sam !
- Si tu veux...
Je pouffais un instant dans mes couvertures. Quand je raconterai ça à Sam... si je la sauve... Je tentai de résister à la vague de fatigue qui me sumergeait. Je savourai cet instant. Puis le sommeil se faisant trop fort, je partis pour le royaume des songes, un léger sourire sur les lèvres.

Jack... Sam... Mais qui suis-je ?

J'ouvrai les yeux et inspirai une grande goulée d'air frais. Je remis mes lunettes en place et il me fallut quelques minutes pour me rappeler où j'étais. Je me levai en me frottant pensivement le dos. J'avais du dormir dans une mauvaise position et maintenant, j'avais mal au dos. Et je découvris Joans debout devant ma cellule.
- Ah.. Salut, fis-je en grimaçant.
- Qu'est-ce qui vous arrivez ? me demanda t'il.
- Je dois avoir un muscle froissé...
Joans ne répondit rien mais tendit une main vers mon bras. Dès que ses doigts rentrèrent en contact avec ma peau, un intense soulagement me prit, et la douleur disparut. Joans sourit devant mon air étonné.
- Ouaa... balbutiais-je, merci.
- De rien, sinon, ce soir, on s'évade Jackson. C'est le soir de la Grande Fête pour le retour de Maât. La plupart des gardes seront ivres. On pourra en profiter.
- Ok... Mais, Joans, il faut qu'on la récupère, murmurais-je.
Le jeune touareg paru étonné et recula d'un pas.
- Pourquoi ?
- Et bien, son hôte est l'une des notre..
- Mais le Démon a prit possession de son corps ! s'emporta Joans, ce n'est plus la même !!!
Je remontai mes lunettes sur le nez.
- Et bien, nous avons des contacts qui peuvent retiré les « Démons » comme vous dites.
Joans sembla réfléchir en proie à un doute certain.
- Si ce que vous dites est vrai, ce pourrait être la fin de l'esclavage, fit remarquer Joans.
- Oui, affirmais-je.
Le jaffa me sourit.
- Je vous aiderais. Je connais une plante qui peut l'endormir suffisamment de temps pour la ramener au Chappai-ai.
- Ok.
- Bien, je viendrai se soir avec Maât et on prendra des chevaux. On devrait avoir le temps de s'enfuir avant qu'ils se rendent compte de notre fuite.
J'envoyai un sourire au jaffa qui me le rendit.
- Des nouvelles de O'Neill ?
- Oui, il a perdu la mémoire.
- Ah ?
Je hochai la tête quand une idée se fraya un passage dans mon cerveau encore embrumé de sommeil.
-Vous êtes télépathe ? le questionnais-je.
- Oui... me répondit t'il un peu sur la défensive.
- Alors, vous allez peut-être pouvoir nous aidé encore une fois...
Joans sourit.
- Expliquez moi ça plus en détail docteur Jackson, m'invita t'il.

Je ressens soudain comme un besoin de savoir qui je suis. Un besoin vital. J'ai l'impression d'être oppressé par mes courts souvenirs. Je suis comme marqué à blanc par le visage de cette femme.

Le garde entra dans le couloir. Il sembla chanceler comme ivre. Le touareg approcha une main vers nous, et s'écroula dans un bruit mat, dévoilant Joans. Il avait remit ces bandeaux et on ne pouvait distingué que ces deux yeux verts. Il rangea le poignard sombre qu'il tenait, remit correctement le corps de Sam sur son épaule, et s'approcha de nous. Teal'c, Jack et moi nous levèrent, près à partir. Joans déposa au sol Maât et ouvrit nos cellules.
- Merci, lui murmurais-je.
- Ne me remerciez pas maintenant, on n'est pas encore sortit d'affaire.
Je hochai la tête.
- Tu viens Ja.. Sam ?
Jack sortit de sa cellule et nous suivit dans le couloir, le regard fixé sur le corps inerte de sa subordonnée.
- Qu'est-ce qu'il y a Sam ? demandais-je.
Il se tourna vers moi. Le regard plus sombre que jamais.
- Je ne veux pas qu'elle vienne Daniel, déclara t'il d'une voix froide.
- Mais ! Ja.. Sam ! C'est, c'est l'une des notre !
- Pourquoi m'a t'elle torturé alors ? cracha t'il.
Je soupirai et regardai Joans.
- Joans, il faut que tu essayes de faire ce que l'on a dit. Sinon, on ne va pas y arriver.
- Vous connaissez tout les risques que comporte cette opération docteur Jackson ?
- Oui. Vous me l'avez dit... murmurais-je.
- Bien.
Il ordonna à Jack de ne plus bouger, et posa sa main sur son front. Une douce lumière s'empara de Jack qui s'écroula. Teal'c le rattrapa avant qu'il touche le sol. Joans vacilla un instant.
- Ca va ?
Le jeune jaffa répondit par l'affirmative. Jack ouvrit les yeux.
- Comment ça va Jack ? le questionnais-je, un sourire inquiet sur les lèvres.
- Daniel, c'est normal que j'ai l'impression de passer dans un rouleau compresseur? murmura t'il.
- Peut-être, répondis-je énigmatique.
Teal'c le remit debout une fois assurer qu'il ne tomberait plus. Et je racontai ce qu'il s'était passé.



La nuit est tiède. Les étoiles brillaient avec force. Les deux lunes étaient pleines. Une légère brise balayait le sable ocre. L'air sentait l'alcool et la nourriture. Tout était normal pour un soir de Grande Fête. Tout, sauf le petit groupe qui gravissait un escalier vers l'écurie. Ils esquivaient les corps des soldats ivres morts. En haut d'un bâtiment, un touareg les observait. Le vent soufflait dans ses bandeaux bleus rendus sombre par l'éclat des lunes. Ces yeux gris restaient fixé sur l'un des fuyards qui portait la jeune femme. Le touareg savait qu'il devrait les arrêter. Pourtant, quelque chose l'en empêchait. Il restait là, à les regarder s'évader avec la déesse. Ils montèrent sur des chevaux et partirent au triple galop de la cité. Très vite, ils ne furent plus qu'un point sombre dans le désert. Un petit rire nerveux s'échappa de la poitrine de Fakir.
- Finalement, il semblerait que tu ai trouvé ta voie, Joans... murmura t'il dans la nuit.
Il resta un instant encore, assis là, à contempler la nuit et les étoiles. Puis, il se leva. Il avait du travail. Il devait redresser une nation.



Nous galopions la bride abattu. Le sable volait sous les sabots de nos chevaux. Je respirai profondément, heureux d'être enfin sortit de ce cauchemar. Tout cette mascarade semblait s'être déroulé comme dans un rêve. Arrivé à l'écurie, Joans nous avait donné des chevaux. D'un accord muet, Joans avait prit avec lui Sam. Et ils étaient partit. Tout cela semblait si simple. Je jetai un coup d'½il à Teal'c. Il avait l'air soucieux, sans doute lui aussi était titillé par la facilité de cette évasion. « Il ne faut pas toujours chercher compliqué aussi.. » songeais-je. Puis, mon regard se dirigea vers Jack. Il avait les traits de quelqu'un de perturbé. En effet, le retour de sa mémoire avait été assez douloureux. Il avait aussi oublié l'enfer qu'il avait vécu pendant une semaine. C'était peut-être mieux pour lui. Lui qui avait déjà eu du mal à surmonter l'épreuve avec Anubis, le voilà qu'il était de nouveau torturé. Finalement, tout est bien qui finit bien. Jack avait oublié cette semaine. Sam allait être sauvé par les Tok'ras. Que pouvions nous espérer de plus ?

Joans était en tête de la troupe, et très vite la Porte des Etoiles se dessina à l'horizon. Le soleil commençait déjà à apparaître. Les étoiles pâlissaient. Joans descendit de son cheval à la robe noir ébène. Nous le suivîmes rapidement, et Teal'c partit entrer les coordonnées de la Terre. Jack s'approcha de Sam, et la prit dans ses bras. Je me dirigeai vers Joans.
- Combien de temps va t'elle encore dormir ? demandais-je.
- Elle va bientôt se réveiller, m'informa t'il, ah, et tenez, j'allais oublier.
Il me tendis un objet métallique et je reconnu le GDO.
- Je l'ai volé avant de partir, j'ai lu dans votre esprit que vous en aviez besoin , m'expliqua t'il
- Merci Joans, sans ça, nous n'aurions pas pu rentrer.
Joans hocha de la tête, et la porte s'ouvrit. Jack et Sam passèrent en premier suivit de Teal'c. Joans jeta un dernier regard à son monde.
- Tu peux rester si tu veux, lui chuchotais-je.
Le tutoiement me vint naturellement, je commençai à apprécier notre sauveur. Le jeune jaffa ne répondit pas, mais il enleva ces bandeaux et les jeta dans le sable et la poussière. Puis, il se tourna vers moi, un sourire radieux sur les lèvres.
- Non, je viens.
Je lui souris, et nous disparûmes à notre tour dans l'océan bleuté de la porte.


===============

Voilà, vous en pensez quoi?

Vous aimez bien Joans?

Enfin, je veux vos avis quoi!! XD

ps: il y a un épilogue après ça bien sur!

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:47

Modifié le dimanche 29 juin 2008 08:25

" Extrait de Evil's Child ou la Belle et la Bête des Temps Modernes " [ c'est mon annif!! ]

" Extrait de Evil's Child ou la Belle et la Bête des Temps Modernes " [ c'est mon annif!! ]
Hey hey hey tout le monde!!


Aujourd'hui, j'ai... 15 ans!!! yeaaaaaaaaaah !!!!


et oui, j'me fais vieille (hein Dradra!!)


M
'enfin, je voudrais remercier thestargatesg1 pour l'article qu'elle a fait sur mon annif!!! ( enfaite, j'avais raison, mes parents m'ont zappé -_-' )



E
t pis, pour ter ça, j'ai cidé de mettre le premier chapitre de ma nouvelle fiction en ENTIER!!! (oui oui oui, tu as bien lu thestargatesg1, en entier =D )


Voilà, dites moi ce que vous en pensez, ce qu'il y a à refaire et tout et tout!! =D



Bonne lecture!!!


La vieille de 15 (hein Dra! bientôt ton tour! :p)




" Chapitre I : Black-out

Elle ne courait pas assez vite. Elle le savait. Malgré la fatigue et la peur qui l'envahissait peu à peu, ces foulés s'allongeaient. La jeune femme trébucha contre une racine, battit des bras une seconde avant de réussir à reprendre son équilibre. Les bruits de course retentissaient de partout. Elle devait être cerné. Elle s'arrêta. Où était passé son équipe ? Un al'kseh tira tout près, et l'explosion fit trembler la terre. La militaire tomba au sol. La forêt où elle se réfugiait commença à brûler. Les mains pleine de boue et de sang, elle força ces genoux à se redresser, et reprit sa course. Elle apercevait déjà la porte au loin. Le jaffa Teal'c, aidé de Daniel Jackson et de Jack O'Neill, se battait vaillamment contre les troupes à terre. Son supérieur lui fit un signe.
- C'était une embuscade ! On nous attendait ! hurla t'il pour vaincre le bruit.
- J'avais remarqué ! rétorqua amèrement la jeune femme.
Elle eut un sourire dur tout en continuant de courir. O'Neill tira une nouvelle slave de balle. Plusieurs jaffas tombèrent. Elle n'était plus qu'à une quarantaine de mètre. « Mais pourquoi me suis-je autant éloignée ? » jura t'elle mentalement en accélérant l'allure. La voyant arriver, O'Neill donna l'ordre de la retraite. Le jeune archéologue, qui était le moins familier avec les armes, passa le premier la porte. Teal'c le suivit sous le regard rageur du colonel. Elle n'était plus qu'à une trentaine de mètre maintenant.
- Plus vite ! cria t'il en tirant une nouvelle fois sur leurs assaillants.
Les poumons douloureux, elle allait lui répondre quand un al'kesh fit feu. Elle s'envola sous la puissance du coup tiré à ces côtés. Elle atterrie violemment le nez dans la boue, et le son se coupa brusquement. Elle n'entendait plus les cris. Plus les tirs. Plus rien. Le vide. Comme quand on a la tête sous l'eau. Elle cracha du sang. « Et merde...». Elle se fit violence pour se relever quand on la tira brusquement en arrière. Elle cligna des yeux devant le long-baton agité devant elle. Elle avait été attrapé. Elle étudia rapidement le jaffa qui la tenait en joue sans tirer. Grand. Trop grand. Musclé. Trop musclé. Elle n'avait aucune chance contre lui au corps à corps. Surtout avec sa cote fêlé, peut-être cassée, et ses nombreuses autres blessures. Soudain, elle entendis de nouveau l'éclat de la bataille. Un vacarme assourdissant. L'al'kesh tira sur la forêt. Des cris, des hurlements retentirent. Des gens mourraient, et elle ne pouvait rien y faire. Parcequ'elle même allait y laisser la vie. Elle lâcha son P-90 sous le regard vigilent du jaffa. « Un sbire de Ba'al... » pensa t'elle sombrement. Elle tourna les yeux vers son supérieur. Il était toujours devant la porte, occupé à nettoyé les jaffas à la mitraillette. Il sentit le regard de la jeune femme sur lui. Il se détourna de ces cibles, et fixa son regard brun dans les yeux bleu de la militaire. La voyant prisonnière, il fit un mouvement pour tirer sur le jaffa. Mais ils étaient trop loin. Et il risquait de la blesser.
- Fuyez mon colonel !!! hurla t'elle pour couvrir la cacophonie de la bataille.
- Non ! Sam !
Un coup puissant et précis sur le haut du crâne lui fut administré.
Elle s'effondra par terre dans la poussière et le sang.
Sa dernier image fut celle de Jack traversant la porte.

Goût métallique dans la bouche. Douleur dans la poitrine. Son visage ruissèle de larmes. Il est partit. Elle sombre dans l'inconscience.

On la traîne par terre. Sa vision se trouble. Elle a mal partout. Il suffit d'un souffle pour qu'elle reparte dans ces songes. Elle aperçoit un sarcophage. Le fil qui la retenait se rompt. Elle retombe dans le noir, tournoyant dans un monde sans couleur et sans bruit.

Sa tête cognait fort. Sam renifla, et ouvrit les yeux. Son regard tomba sur le plafond. Un plafond noir. Elle se redressa brusquement. Malheureusement, son corps n'est pas d'accord, et elle tomba la tête la première par terre.
- Aïe... grogna t'elle en se rasseyant sur le bord du lit.
Elle jeta un regard circulaire dans la salle. Une petite salle avec un lit et des barreaux. Une prison. Le bruit des bottes Jaffas la fit grimacer. Prisonnière par des Jaffas. Elle se frotta la nuque, puis elle passa une main dans ses cheveux. Une bosse. Elle a dut se prendre un coup sur la tête. Ce qui expliquerai sa migraine naissante.

Elle se frictionna les tempes, essayant de se souvenir ce qui c'est passé. Rien. Elle se souvient avoir traversé la porte avec SG-1. Une mission de routine d'après le général Hammond. Ils y avaient trouvé une vaste plaine circulaire où se trouvait le Stargate. Une plaine entouré d'une forêt de pins. Et trois lunes qui rendait le paysage encore plus magnifique. Un soleil avec une faible intensité. Daniel avait remarqué que la terre était très boueuse. Il avait du pleuvoir et pas qu'un peu. Ils s'étaient ensuite séparés en équipe de deux pour explorer les environs. Sam se souvenait être partit avec le colonel en plaisantant. Puis. Plus rien. Le trou noir complet. Le vide.

Elle se leva en un mouvement d'humeur. Son corps avait récupéré. Quelle frustration d'avoir oublié quelque chose. Surtout de si important. Des milliers de gens oublient où ils mettent leurs clefs de voitures, leurs portes-monnaies. Ou passent un rendez-vous. Mais jamais rien de si grave. Comment ne plus se souvenir de sa capture ? La jeune femme se plaqua contre un mur de la petite prison. Voyons. Selon ces informations, ils étaient sur une planète. Ils avaient du se faire attaquer. Et puis, elle se trouvait ici, seule. Soit SG-1 est partit pour chercher des renforts. Soit, dans le pire des cas, ils sont aussi ici. Bizarrement, l'idée de ne pas être seule ici la rassura. Elle ne voulait pas affronter toute seule le goa'uld maître de ce vaisseau. Peut-être ne qu'ils ne sont pas avec elle. Peut-être qu'elle est isolée. Abandonnée. Les larmes coulèrent sur ces joues. Seule...

Sam se réveilla en sursaut. Blottit dans ses draps, elle se dit qu'elle a fait un drôle de rêve. Vraiment, s'imaginer capturer par des jaffas, et se retrouver seule sur un vaisseau d'un goa'uld dont elle ne connaissait pas l'identité. Et ne plus savoir comment tout cela était arrivé ? C'était bien un rêve farfelu. Elle soupira de bien être. Quel rêve étrange. Empreint de réalité...

Un bruit la tira de son sommeil léthargique. Le bruit de bottes métalliques. Tout va bien. Ce sont justes les gardes qui font leurs rondes. Tout va bien. Alors qu'elle aspirait à s'endormire, son esprit cartésien la força à analyser la situation, et à mettre le doigt sur les problèmes. Tout d'abord une ronde. Les gardes au SGC ne font jamais de ronde à son étage... Deuxièmement, les bottes métalliques. Les soldats du SGC portent des bottes de cuir... Et enfin, son lit deux places qui s'était transformé en lit une place à la couverture rêche. Un gros doute s'insinua dans son esprit... Et si ce n'était un pas un rêve....

Sam se redressa. Un jaffa entra dans sa cellule. Voyant le tatouage du jaffa, la jeune femme découvrit l'identité de son ravisseur. Ba'al. Le stresse se logea dans son ventre. Ba'al. Celui qui avait torturé à mort le colonel. Le jaffa fit un pas vers elle, la tenant en joug.
- Tu vas venir avec moi, Tau'ris. Mon Dieu t'attend, ordonna t'il d'une voix dure.
Elle se leva prudemment. Ces jambes flageolèrent un instant. Le jaffa la retint d'une chute certaine.
- Suis moi.
Il sortit, et escortée de cinq autres gardes, ils partirent en direction du Pel'tak. En direction de sa faucheuse.

Il fallut bien dix minutes pour arriver au Pel'tak. La fatigue de la jeune femme les obligeait à faire de nombreuses pauses, et plusieurs fois, elle crut qu'elle n'allait jamais arrivé à destination. Mais, Tac'nor, le nouvel primat de Ba'al avait sans doute ordre de la ramener entière. Il lui accordait toute ces pauses, et la soutenait quand l'appel du sol était trop puissant.

Le Pel'tak était comme tout les autres. Le système d'ordinateur central, les cinq ou six jaffas qui assuraient le pilotage ou la protection de Ba'al se tournèrent vers elle, menaçant. Le trône de Ba'al se trouvait au milieu de la passerelle. Il était imposant dans sa longue robe noire, aussi noire que ces cheveux ou ces yeux. Il posa un regard moqueur sur la jeune femme. Un sourire sardonique s'esquissa sur ces lèvres.
- Alors comme ça, la grande Samantha Carter a été attrapé. Je vous dois le salue.
Elle fit une moue aussi méprisante qu'interrogative.
- Vous êtes une légende vivante pour les jaffas. Beaucoup parle de votre force et de votre courage. Votre intelligence aussi est très renommée. Mais aucun de ces contes ne relataient votre immense beauté.
Il se leva, la dominant de toute sa hauteur. Sam frémit.
- Je ne dirais rien. Même sous la torture, déclara t'elle d'une voix rauque.
Ba'al se plaça derrière elle. Il lui caressa les épaules du bout des doigts, l'air pensif.
- Mais j'ai d'autres projets pour vous... Sam... murmura t'il avec délectation.
La jeune femme fut prise d'un violent tremblement. « Non... Pas ça... il n'oserais pas.. » supplia t'elle mentalement.
- Je vais vous faire déménager. Votre... Chambre ne correspond pas à votre grade, susurra t'il d'une voix charmeuse.
Le goa'uld cessa ces caresses et se tourna vers Tac'nor.
- Tac'nor, tu assuras désormais la.. protection de notre invitée. Donne lui la chambre.. d'invités, ordonna t'il.
Ba'al fit un geste de sa main, et Tac'nor prit Sam par le bras.
- On se reverra bientôt, major Samantha Carter, promit Ba'al.
Le ventre de la militaire se tordait encore plus. « Quelque chose me dit que je n'aurais pas le droit à la même torture que le colonel ».. songea t'elle amèrement. Et Tac'nor l'emmena dans le dédale de couloir du vaisseau.

« - Non ! Sam ! »
Un cris qui déchire la nuit. Elle se redressa en sursaut dans son lit. Son front était en sueur, et la chambre où elle se trouvait était plongée dans la pénombre. S'appuyant contre le mur, Sam s'épongea de la main les gouttes de transpiration qui perlaient sur ses tempes. Encore ce cauchemar. Encore ce cri de détresse qui déchirait son âme. Le colonel. Dans son rêve, il l'appelle et traverse la porte, la laissant seule. Le colonel Jack O'Neill. C'était un cauchemar bien étrange, qui ne pouvait être la vérité. « Le colonel ne m'aurait jamais abandonné, jamais... » se disait t'elle avec conviction depuis trois jours. Cela fait trois jours qu'elle s'est réveillée dans ce vaisseau. Et, apparemment, le reste d'SG-1 n'y était pas. Ils ne peuvent aussi la retrouver car ce vaisseau va de planète en planète avec l'hyperespace. « Les chances qu'ils me retrouvent sont très faible.. » conclu t'elle en fermant les yeux.

Elle n'a pas revu Ba'al depuis. Et Sam est restée enfermé dans cette chambre pendant tout ce temps. Trois jours, c'est long. Trois jours à ressasser ces pensées moroses, entrecoupé de courtes visites de Tac'nor qui vérifiait qu'elle ne s'était pas suicidée. Trois jours.

Ce fut à l'aube du quatrième jours que Ba'al dénia se montrer. Sam s'était endormit tard dans la nuit, les pensées tournées vers son trou de mémoire. Quand elle ouvrit les yeux, la jeune femme trouva le goa'uld là. Assis sur le bord de son large lit deux places. Il l'avait regardé dormir. Ba'al afficha un sourire cynique bien à lui en la voyant réveillé. La jeune femme remonta brusquement sa couverture sur elle.
- Vous êtes encore plus belle endormis, murmura le goa'uld.
Sam ne répondit rien. Elle ne savait pas ce que voulait le goa'uld d'elle, et cela l'inquiétait. Des goa'ulds les plus imprévisibles, il était le pire, et il fallait absolument qu'elle tombe sur lui !
- N'ayez pas peur de moi, major. Je ne ferais.. aucun mal.
- Très convainquant... chuchota t'elle ironique.
Ba'al se leva, visiblement très contant de lui, et plongea ces yeux noirs dans les bleus de Sam.
- Enfin vous parlez ! J'aurais finis par croire que vous êtes muette ! s'écria t'il.
- Et bien non. Que voulez-vous de moi ? demanda t'elle.
Le goa'uld se mit à faire les cent pas. Puis, il se stoppa brusquement et se rassit à quelques centimètres de Sam.
- Vous le saurez bien assez tôt... susurra t'il en lui caressant le visage d'une main.
Ce geste répugna Sam. Elle voulut reculer, l'empêcher de la toucher. Le gifler même. Mais rien. Sam n'arrivait plus à bouger. Elle était comme paralysée de son propre corps. Un doigt de Ba'al s'aventura un instant sur ces lèvres. Sam restait encore assise sur le lit, Ba'al à quelques centimètres d'elle. Le goa'uld cessa ses caresses et sourit à Sam. S'appuyant sur son bras droit, il déposa un chaste baiser sur les lèvres de la jeune femme. Celle-ci sursauta, et ces yeux reflétèrent la terreur. Elle venait de comprendre ce que Ba'al voulait d'elle.
- Je ne vais pas te manger... murmura le goa'uld, du moins pas maintenant...
Il lui sourit, et se leva. Ba'al jeta un dernier coup d'½il à la jeune femme assise dans son lit et partit en fermant doucement la porte. "


Bon,alors, voilà, passez moi vos avis!! =D

ps: C'est normal que je n'arrive pas à mettre de couleur sur les copier-coller???

# Posté le dimanche 22 juin 2008 11:35

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 09:19

" Epilogue " [ Our friends who love us ]

" Epilogue " [ Our friends who love us ]
Le colonel O'Neill jeta rageusement le magasine sur son lit. Croissant les bras d'un air boudeur, la jeune infirmière se précipita sur lui.
- Que se passe t'il mon colonel ? demanda t'elle.
- Il se passe qu'il est nul votre magasine.
La jeune fille baissa les yeux, et ramassa le pauvre journal.
- Mais... commença t'elle.
Le regard que lui lança O'Neill la fit taire. Les larmes au bord des yeux, elle retourna à son bureau et se connecta à internet. Jack soupira. Même traumatiser cette infirmière ne l'amusait plus. Les yeux dans le vague, il se rappela son retour sur Terre.

Ils débouchent tout les cinq dans la salle d'embarquement. Le général Hammond arrive en courant. O'Neill ignore toute cette agitation, et amène tranquillement le corps de Sam à l'infirmerie, laissant le soin à Daniel et Teal'c d'expliquer la situation et de présenter Joans. C'est seulement quand le cadavre inanimé de sa subordonnée repose dans un lit, qu'il s'écroule à terre.

« Et maintenant, je suis cloué ici ... » pensa t'il amèrement. Quand le général avait appris ce qui était arrivé à Jack, il l'obligea à rester dans une chambre spéciale pendant deux semaines et il était toujours obligé d'avoir de la compagnie. Au cas où il récupère la mémoire. « Deux semaines qui prennent fin aujourd'hui ! » songea t'il réjouit. La jeune infirmière soupire et allume les baffles de son ordinateur.
- Ca ne vous dérange pas si je mets de la musique ? le questionna t'elle, appréhendant la réponse.
- Nan.
Elle sourit, et une douce mélodie commença. Le début ressemblait à une boîte à musique pour enfant. Aussitôt porté par la musique, le militaire sourit et ferme les yeux. Le visage de Sam s'impose alors à son esprit. Son estomac se noue. Il ne l'a pas revu depuis qu'ils sont revenus. Deux semaines, c'est long, et elle lui manquait énormément.
- Mon colonel ?
Il reconnu la voix de sa subordonnée, et ouvrit les yeux.
- Carter ? balbutiait t'il, surpris.
- Oui.
Elle sourit.
- Comment allez vous ? demanda t'elle.
- Bien bien ! Je sors aujourd'hui, j'attend Daniel qui doit venir me « surveiller », ironisa t'il.
- Euh.. mon colonel, c'est moi qui vais.. euh.. m'occuper de vous, commença la jeune femme hésitante.
- Pardon ?
- Et bien, Daniel avait du travail.. et...
- Vous ne devriez pas vou reposer vous ? la coupa t'il.
- Oh.. euh... à vrai dire, je peux sortir aujourd'hui.. et donc.. voilà.
Jack ne dit rien et se contente de regarder la jeune femme.
- Ah...
Un silence mort. Sam tente un pâle sourire.
- Je... je ne vous en veux pas... déclara le colonel en un souffle.
- Vous.. vous vous en souvenez ? demanda t'elle d'une voix blanche.
- J'ai... des flashs, expliqua t'il en baissant les yeux.
Le silence ce réinstalle, et seul la douce musique le brise. Une chanson triste. Enfin, Jack relève les yeux, et plante son regard dans celui de sa subordonnée debout à côté de lui. Ces yeux bleus étaient embrumés.
- Je.. je suis désolée, murmura t'elle.
- Ce n'est pas de votre faute. Ce n'était pas vous. Si il y a quelqu'un, à qui je dois pardonner, c'est ce sale serpent. Et ça, je ne le ferai jamais !
Elle sourit légèrement, il ne lui en veux plus. Jack fit un geste pour se lever, mais se stoppa.
- Oh.. euh, vous voulez que je sortes.. pour vous changez ? murmura Carter.
- Non, pas vous.
Il se tourna vers l'infirmière, et lui fit un geste impatient pour qu'elle parte. Celle-ci s'élança hors de la salle, apeurée. Sam sourit doucement.
- Vous n'avez pas du être tendre avec elle...
- Vous savez aussi bien que moi que je déteste rester trop longtemps au lit, plaisanta le colonel.
La jeune femme rigola. Jack sourit, il la retrouvait enfin. Le cauchemar était terminé. Pourtant, il restait triste. Parce que ils allaient devoir faire comme si de rien n'était. Faire comme si rien ne s'était passé. Il soupira et se leva.
- Major, je pense que finalement, il serait mieux que vous sortiez, juste le temps que je me change.
Elle rougit et acquisa. Puis, elle sortit en fermant doucement la porte. Jack prit ces vêtements et commença à se changer.

Daniel jeta un oeil au scientifique qu'il le regardait à peine. Joans, assis sur son siège face à eux, semblait impassible. Daniel lui envoya un sourire encourageant. Joans lui rendit.
- Bien, nous avons reçu les résultats de vos tests psychologique et sanguins, commença le scientifique en lâchant ces notes.
Joans hocha de la tête, l'invitant à poursuivre.
- Il semblerait que vous êtes en très bonne santé physique et mental. Et, sous la recommandation de SG-1, vous pouvez intégrer le SGC.
- Merci.
- De rien Joans, avec un peu de chance, vous rejoindrez SG-1 ! s'écrira Daniel.
- Aussi, vos facultés psychique nous intéresse grandement, continua le scientifique comme si l'archéologue ne l'avait pas interrompu.
Un silence mort s'établit. Daniel jeta un regard noir au scientifique qui le supporta sans broncher.
- Il se peut donc que nous ayons besoin de vous, pour étudier ce génome. Et pouvoir, pourquoi pas, l'inoculer aux membres des équipes SG.
Joans sembla réfléchir un instant.
- Ce sera avec plaisir Docteur, déclara t'il en souriant aux deux hommes.

Teal'c attendait patiemment ces deux amis devant la porte. Il n'avait pas pu lui-même participer à « l'interrogatoire », car, d'après Daniel, il était trop impliqué. Et Teal'c le comprenait très bien. Alors, il attendait là, debout devant cette porte, les mains jointes dans son dos. Enfin, la porte coulissa, et Daniel apparut, tout sourire. Suivit de Joans, qui avait un sourire en coin. Un homme vêtu d'une blouse blanche sortit en dernier, serra les mains aux deux hommes, et disparut rapidement.
- Notre ami fait enfin partie du SGC ! cria Daniel en serrant l'épaule du jeune jaffa.
Teal'c hocha sobrement la tête, auquel répondit Joans. Daniel sourit, Teal'c se sentirait beaucoup plus à son aise avec Joans. Il était heureux de la manière dont tournait les évènements. Il ne restait plus que de s'occuper de Jack et Sam. Mais, même à cela, Daniel avait trouvé le temps d'envoyer trois ou quatre lettres, et de passer de nombreux coups de fils. Il ne restait plus qu'à attendre une réponse. Et il espérait qu'elle soit positive !
- Bon, Joans, on a vos affaires à aller chercher ! Vous méritez un vrai uniforme !
Joans sourit devant l'entrain, et suivit gentiment le jeune archéologue qui sautillait, enthousiaste, dans le couloir.

Le colonel O'Neill inspira profondément, et enfila sa veste bleue. Il fit quelques boutons, et sortit son tee-shirt noir réglementaire du pantalon. Il se contempla un instant dans le miroir face à lui. Ces cheveux coupé au raz du crâne étaient poivre-sel. Jack O'Neill se sentit vieux, lui, ses cheveux, ses rides. Il passa une main lasse sur sa nuque, signe de fatigue : il avait beau faire le fanfaron devant Carter, il était encore exténué de sa convalescence. Et de ces cauchemars affreux dans lesquels, Carter le tuait, encore et encore. O'Neill doutait du fait qu'il puisse oublier se regard sadique, cette lueur meurtrière qui animait son regard bleu azur. Il apposa sa tête contre le mur bétonné. Jack ne savait plus comment réagir devant elle. Il l'aimait, il le savait. Mais il y avait toujours cette rancune tenace, là... dans son c½ur. Jack soupira et se dit qu'il en parlerait avec Daniel. Il se redressa, sévère. Il était colonel bon sang ! Il pouvait maîtriser cette situation ! Jack O'Neill tira une dernière fois sur son uniforme, et se risqua à l'extérieur. Carter l'attendait là, appuyé contre le mur. Elle sourit le voyant apparaître. Un sourire chaud et radieux. Jack sentit son c½ur bondire. Non, il pouvait oublier tout ça. Il l'aimait à la folie. « L'amour vaincra tout les obstacles. » pensa t'il avant de lui sourire à son tour. Et ils partirent bavardant et riant vers la salle de briefing.

Le général Hammond regarda arriver les deux officiers en souriant. Ils s'assirent après avoir saluer Joans. Ce dernier portait l'uniforme vert kaki réglementaire, et abordait un sourire en coin. Aussi, le général pensait que Joans était plus bavard que Teal'c, ce qui serait sans doute plus agréable.
- Alors colonel, major, vous allez mieux ? demanda le général.
- Oui, mon général, répondirent les deux militaires à l'unisson.
Daniel arriva en courant dans la salle. Les cheveux ébouriffés, il tenait une lettre dans la main.
- Docteur Jackson, je vous prie de vous asseoir, déclara calmement le général en désignant un siège.
Daniel s'excusa pour son retard, et s'assit en pignant d'impatience. Puis, le jeune archéologue donna la lettre au général, qui la déplia lentement, et se mit à lire.
- Qu'est-ce que c'est Daniel ? demanda Carter.
- Tu le sauras bien assez tôt ! s'écria t'il, mystérieux.
Samantha Carter eut l'air indigné, et se renforgea dans son siège, boudeuse. Hammond remit la lettre dans l'enveloppe en souriant de plus belle.
- Alors, mon général ? s'impatienta Jack.
- Joans, êtes-vous satisfait de votre nouveau logis? Demanda le général, éludant la question du colonel.
Les sourcils de Jack se soulevèrent, étonnés.
- Il est parfait, Monsieur Hammond, répondit Joans, son sourire en coin.
- Joans, nous devons dire : mon général, le reprit Teal'c.
Joans hocha de la tête, et s'excusa.
- Ce n'est rien Joans, sourit Hammond.
- Sinon, cette lettre... s'aventura Sam.
Seul un sourire de conspirateur de la part du général et Daniel lui répondit. Sam était déconcertée, qu'avait donc mijoté son ami ?
- Je dois avoué que je ne sais pas non plus ce que contient cette lettre, O'Neill, répondit Teal'c à la question muet de Jack.
- Mais siii ! Teal'c ! Tu le sais, je t'en ai parlé !! cria Daniel au comble de l'excitation.
Teal'c souleva un sourcil, puis sourit.
- La réponse est t'elle positive, Daniel Jackson ?
- Ouiiiii !!! hurla Daniel, faisant sursauter Hammond.
- Mais qu'est-ce qui se passe ici, pour l'amour du ciel ! s'emporta Jack.
Sam, s'attendait à voir le général le rabrouer, fut surprise. Hammond lui tendit la lettre en souriant. Jack prit l'enveloppe méfiant, et en sortit la lettre. Il commença sa lecture, et peu à peu, son visage s'éclairait. Sam, elle était inquiète. Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait contenir la lettre. Et le regard brillant, le sourire lumineux de ces amis n'arrangeaient pas les choses. Jack se tourna vers elle, et lui tendit le papier imprimé. Ses yeux tombèrent sur le sigle de l'armée de l'air. Puis, elle parcoura les quelques lignes. Ces yeux s'embuèrent. Un n½ud dans son ventre se dénoua. Le major Carter posa calmement la lettre sur la table. Daniel la regardait avec impatience. Sans regarder ses supérieurs, Sam se contentait de fixer Daniel.
- C'est... c'est une demande... de dérogation... balbutia t'elle d'une voix qui tremblait.
- Oui !! hurla Daniel en se levant.
Le général lui envoya un regard noir, le forçant à se rassoire, penaud.
- C'est... c'est quoi cette histoire... bégaya Jack.
- Et bien, Jack, c'est une demande de dérogation, expliqua Daniel comme à un enfant, pour que Sam et toi puissiez être ensemble légalement.
Sam se tourna vers Jack, et planta son regard azur dans les yeux sombres de Jack.
- Si c'est une blague, ce n'est pas drôle... murmura t'il sans lâcher sa subordonnée des yeux.
- Non, Jack, c'est vrai, répondit Hammond.
Alors, Sam fondit en larmes, et Jack la prit dans ces bras.

Joans s'appuya contre le mur bétonné et sourit à Teal'c.
- Les Tau'ris sont étranges. Si j'ai bien compris, c'était une heureuse nouvelle... Alors pourquoi le major Carter pleure t'elle ? demanda Joans.
- C'est un mystère qui me poursuit toujours, Joans, répondit Teal'c.
Joans soupira et il reprit son observation. Jack tenait Sam dans ses bras, lui caressait les cheveux, lui murmurant on ne sait quoi. Hammond et Daniel souriait aux anges. « Une scène attendrissante » conclu t'il mentalement. Teal'c lui fit un signe et partit rejoindre le groupe en donnant une tape dans le dos de Jack, qui refusait de laisser partir Sam. De peur qu'elle ne revienne jamais. De peur qu'elle s'échappe. Alors, à ce moment, Daniel l'appela. Il voulait qu'il vienne. Qu'il se mêle à eux. Joans était surpris, il n'avait pas l'habitude que l'on se soucie de lui. Daniel renouvela son geste, et Joans avança. Au milieu de ces réjouissances, Joans se sentit heureux et aimé. Il avait enfin trouvé sa place.

Un mois plus tard

Jack claqua la portière de son casier, et rajusta son arme. Puis, il se tourna pour quitter les vestiaires, mais une personne lui bloqua le passage.
- Voyons, major ! Vous êtes dans les vestiaires des hommes ! s'étonna t'il.
- Vous êtes seul et habillé, mon colonel, rétorqua la jeune femme.
- Ah.. oh.. ben oui... répondit t'il en jetant un regard circulaire.
Le major Carter lui sourit et franchit les quelques mètres qui les séparait. Jack haussa des épaules d'un signe désabusé et la prit dans ces bras. Elle se blottit contre lui en souriant.
- Allons, major, ils vont nous attendre ! s'exclama le colonel sans la lâcher.
- Jack, le départ est prévu dans cinq minutes... grogna t'elle contre son torse.
- Tu as raison.. admit l'homme en baissant les yeux vers la jeune femme.
Elle sourit encore plus, et releva la tête. Leurs souffles s'entremêlèrent un instant, puis, Jack pressa ces lèvres contre celle de Sam.

« Le colonel O'Neill et le major Carter sont demandés en salle d'embarquement. Je répète, le colonel O'Neill et le major Carter sont demandés en salle d'embarquement. »

Ils se détachèrent l'un de l'autre à regrets. Toujours dans ces bras, elle soupira, et captura de nouveau la bouche de son supérieur, surpris.
- Major, nous devons y aller ! murmura t'il contre ces lèvres.
- Ils peuvent bien attendre deux minutes... chuchota t'elle.
Jack hésita un instant.
- Tu as raison...
Et il reprit ces lèvres brûlante, d'une avidité décuplée par le manque de temps. Il l'appuya contre les casiers, et commença à la caresser avec fièvre. Ils étaient heureux, ensemble.



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Et voilà!! Tout est bien qui finit bien!!! alors, vous en pensez quoi?

Voici le "disclamer" (ou un truc du style) Dans toutes les fictions que j'ai lu, j'en ai vu, alors, j'ai décid'en faire un moi aussi!! =D

ps:
je l'ai mit au but du premier chapitre aussi!! =D

ps2:
pourquoi je n'arrive pas à mettre de couleur sur les copier-coller??

ps3:
merci à atlantis-ship pour ce superbe montage!!! ( et oui, je ne l'ai pas oublié!!)


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Titre : (Aucune idée!! j'ai besoin d'aide là!)

Auteur : Grace ( en honneur à l'épisode de la saison 7 !! =D )

E-mail : graceful.moon@yahoo.fr (Vous pouvez toujours m'envoyer un p'tit m'ails! =D )

Résumé : Jack O'Neill doit voir un psy après s'être fait torturé à mort par Anubis. Mais un goa'uld débarque sur Terre avec de généreuses attentions... ( Bien résumé, non ? )

Genre : romance (bien sur !), mais aussi action et drame (un peu).. et peut-être humour aussi ! =D

Saison : n'importe la quelle, mais Jack est colonel, Teal'c n'a pas de cheveux, Daniel est toujours vivant, et Sam est major ! =D

Disclaimer : Je ne gagne pas de sous pour ça, c'est juste pour le plaisir ! Stargate et les personnages ne sont pas à moi !! (sauf Joans et Maât ! =D )

Note de l'auteur : Voilà !! c'est ma première fiction, et bon... je crois qu'elle s'améliore au fur et à mesure qu'avance l'histoire ! Bon... je ne vois pas trop ce que je peux rajouter... à par peut-être... Bonne lecture !!

# Posté le samedi 28 juin 2008 18:41

Modifié le mardi 01 juillet 2008 09:07

" Chapitre II " [ Remorses ]

" Chapitre II " [ Remorses ]
Bon ben voilà enfin le deuxième chapitre de Evil's Child ou la Belle et la Bête des temps modernes (en parlant, ce sous titre va être expliqué dans ce chapitre!! enfin... pas clairement.. mais voilà.. XD)

Sinon, j'ai eu mon Brevet et mention Bien!!! Ch'uis super contente!!

bon, je vais arrêter de raconter ma vie et remercier samjackforever pour son montage et son enthousiasme et thestargatesg1 pour son optimisme!! faut dire qu'aussi c'est surtout pour elles que je le publie maintenant! (je voulais attendre le chap 3)

enfin.. ben, voilà, et bonne lecture!!!


ps: pitié, Charline, ne tue pas Ba'al à la fin, j'en ai besoin! XD


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Titre : Evil's Child ou la Belle et la Bête dans des modernes

Auteur : Grace ( en honneur à l'épisode de la saison 7 !! =D )

E-mail : graceful.moon@yahoo.fr

Résumé : Sam se fait capturé par Ba'al. Et quand Jack la retrouve, il a une mauvaise surprise.

Genre : romance (bien sur !), mais aussi action et drame (un peu).. et peu être humour aussi ! =D

Saison : n'importe la quelle, mais Jack est colonel, Teal'c n'a pas de cheveux, Daniel et toujours vivant, et Sam est major ! =D

Disclaimer : Je ne gagne pas de sous pour ça, c'est juste pour le plaisir ! Stargate et les personnages ne sont pas à moi !! (sauf Lohann [ de ma fiction] )

Note de l'auteur : C'est ma deuxième fiction !! Alors, bon, je suis assez fière de moi faut le dire faut le dire*. Je prend aussi grand plaisir à l'écrire, et pis, je trouve qu'elle est un peu plus shipp que ma première. Voilà, bonne lecture !


Le chapitre I : Black-out


Le chapitre II : Remorses

«Il fit un mouvement pour tirer sur le jaffa. Mais ils étaient trop loin. Et il risquait de la blesser.
- Fuyez mon colonel !!! hurla t'elle pour couvrir la cacophonie de la bataille.
- Non ! Sam !
Un coup puissant et précis sur le haut du crâne de la jeune femme lui fut administré.
Elle s'effondra par terre dans la poussière et le sang. »


Il se redressa en hurlant. Sa respiration anarchique le ramena à la réalité. Il ferma la bouche. Inutile de rameuter les gardes. Se frottant la nuque, le colonel Jack O'Neill se re-blottit dans ces draps. Encore ce cauchemar. Encore ces remords tenaces qui refusaient le lâcher depuis son retour. Depuis trois jours. Pourquoi l'avait t'il abandonné ? Il était bon tireur, il aurait pu l'avoir ce jaffa. Il aurait pu la délivrer, quoi qu'en disent ces amis.

Jack se souvenait très bien de son retour. Dès qu'il était apparut de l'autre côté, il ordonna de fermer l'iris. Fermez l'iris. Couper, détruire la dernière chose qui l'unissait lui et se monde. La porte se referma en un claquement sec. Le général était arrivé en même temps que les médecins. Janet en tête.
- Où est Sam, Jack ? Où ? cria t'elle en le secouant.
- De... de... de l'autre côté.. elle... balbutiai t'il.
Et, un chose que Jack ne saurait jamais cru permit, une larme coula sur sa joue. Fermant cette conversation comme ils avaient fermé l'iris. Janet avait décrété qu'il était un état de choc, et que même si elle aussi brûlait de savoir ce qu'était arrivé à Sam, ils devraient attendre qu'il ait récupéré. Et Jack se disait que c'était normal d'être en état de choc. Il venait juste de perdre la chose la plus importante pour lui.

Une douleur lui enserra la poitrine. Trois jours. Trois jours et aucunes nouvelles d'elle par les espions Tok'ras infiltré chez Ba'al.

Ne pas perdre espoir. Ne pas l'oublier. Elle est encore vivante, Il le sent au plus profond de lui.
Elle est encore vivante. Il le sait.




- Vous croyez qu'il dort Teal'c ? demanda le jeune homme.
Le jaffa leva son hypothétique sourcil en guise de réponse. Le colonel O'Neill n'était plus le même depuis deux mois. Teal'c avait aussi noté des changements de comportement chez Daniel Jackson, bien que celui-ci essayait de les cacher et d'afficher une bonne humeur. A l'opposé du colonel. Ce dernier se renfermait sur lui même. Il devenait irascible et la plus part des soldats de la base l'évitaient. Le seul lien qu'O'Neill entretenait avec l'extérieur se résumait au reste d'SG-1, le général Hammond et le docteur Janet. Daniel et le jaffa avaient fouillé partout dans la base pour enfin trouver le trouver dans le mess, la tête dans les bras, à moitié affalé sur la table et la chaise.
- Erreur petit scarabée, je me repose, grogna le colonel en levant la tête.
- Jack, le général nous attend, déclara Daniel en se tordant les mains avec appréhension.
- J'ai entendu à l'haut-parleur.
- Pourquoi n'êtes pas vous venu ? interrogea le jaffa.
Jack fit une grimace.
- La flemme Teal'c, répondit t'il d'un air fataliste.
- Nous avons des nouvelles de Sam... murmura l'archéologue.
La réaction ne se fit pas attendre, Jack se redressa tel un ressors sur sa chaise, et bondit hors du mess.

Ne pas perdre espoir. Ne pas l'oublier. Elle est encore vivante, Il le sent au plus profond de lui.

**************


Savaient t'ils qu'elle était encore en vie ? Doutaient t'ils ? Qu'est-ce qu'ils s'imaginaient ? Sam se renforgea. Deux mois. Deux mois qu'elle était ici maintenant. Et aucunes nouvelles de SG-1. La jeune femme ignorait où Ba'al allait, mais la destination était très éloigné de P9X-409. Elle ferma les yeux, tentant de se concentrer sur son écrit. En effet, elle avait décidé de relater ce qu'il se passait sur ce vaisseau. Au moins, quand elle reviendra, elle n'aura pas de rapport à faire. Quand elle reviendra... Si elle revient. Sam poussa un énième soupire avant de se relancé dans la lecture de sa journée d'hier.

« Voilà deux mois que je suis dans le vaisseau de Ba'al.
Je n'ai pas réussit à obtenir des informations très concrètes. Juste une jeune esclave qui m'a dit que nous arrivions bientôt à destination. Je me demande bien où cela peut être. Avec un peu de chance, il y aura sur cette planète une Porte. Il me semble qu'il y a un espion Tok'ra (je pense l'avoir reconnu, mais je ne suis pas sur). Si j'arrive à me faire voir, peut-être qu'il fera un rapport au Conseil qui le reportera au SGC. Mais rien n'est sur. »


Sam passa une main dans ces cheveux blonds. Plus elle lisait ce journal, plus elle se disait qu'elle était fichue. Ce n'était pas très bon pour le moral. Elle devait être optimiste. Son regard s'hasarda sur son lit qu'elle n'avait pas encore fait. Et ses pensées dérivèrent vers le colonel. Que pensait t'il en ce moment ? Que faisait t'il ? Est-ce que elle lui manquait ? Tant de questions et aucunes réponses. Son colonel lui manquait...

Le bruit d'une porte qui s'ouvre la sortit de ses songes. Sam tourna brusquement la tête, lui arrachant un petit grognement de douleur. Tac'nor se tenait devant la porte.
- Ce soir, mon Dieu mangera avec vous. Il tient à ce que vous ne portiez pas... ces vêtements de la Tau'ris, siffla t'il.
- Dis à Ba'al que j'accepte ce dîner. Mais je garde mes habits, déclara t'elle en se frottant le cou.
Tac'nor acquisa et sortit d'un air impérial de la salle. Sam soupira et se retourna vers son écrit. Elle ferma le cahier brutalement, elle n'avait aucune envie d'écrire maintenant. La jeune femme se dirigea vers le lit et commença à remettre de l'ordre. Ce dîner avec Ba'al était enfin une occasion d'obtenir quelques informations. Elle se dirigea vers le miroir et brossa ces cheveux blonds qui commençaient à devenir un peu trop long. Plus que deux heures. Deux.

**************


- Quoi ? Un Tok'ra l'a vue ! Où ? s'écria Jack en tapant du point sur la table du Briefing.
Hammond lui envoya un regard furibond, et l'obligea à ce rasseoir. Ce que fit le colonel qui fulminait. Jacob, le père de Sam, tout aussi énervé s'assit à son tour. Daniel poussa un faible soupire de soulagement. Ils allaient peut-être enfin ce calmer. La vie de Sam dépendait des informations des Tok'ras que leur apportait Jacob.
- Bien. Expliquez nous Jacob, pria le général.
Ce dernier hocha de la tête, et commença son récit :
- Un espion infiltré sur le vaisseau mère de Ba'al. Depuis deux mois, ils étaient en hyperespace, c'est pourquoi, il a du espacer ces rapports. Et quand il ne contactait, il nous disait... ce qu'il pensait être le plus important.
Jack ouvrit la bouche pour lui envoyer une réplique sanglante. Jacob ne lui laissa pas le temps, et continua son histoire :
- Et donc, pendant une pause pour que le moteur hyperdrives refroidisse, il nous a apprit que Sam est la prisonnière de Ba'al.
- Il ne lui a pas fait de mal j'espère ? demanda Daniel.
Jacob se tortillai sur sa chaise, mal à l'aise. Ce qui ne manqua pas au regard acéré du colonel.
- Jacob ?
- Et bien.. Il ne l'a pas touché... pour l'instant.
- Pour l'instant ? répéta Jack.
- Il se trouve... que Sam est devenue... comment dire... sa favorite.
Les yeux de Jack exprimèrent du désarrois, et se tourna vers Daniel.
- Euuuh.. Ba'al est le dieu de la fertilité.. expliqua t'il.
Il fallut du temps pour l'information pour se frayer un passage dans le flot des pensées contradictoires du colonel. Quand il comprit, il bondit hors de son siège.
- QUOI ? hurla t'il, mais il faut aller la récupérer maintenant ! Comment ce... SALAUD ose t'il poser ces sales pattes sur MA subordonnée ?!
- Jack calmez-vous, tout de suite ! Sinon, je vous fais mettre aux arrêts jusqu'à ce que vous avez l'esprit plus lucide ! s'écria le général.
Jack se rassit d'un mouvement d'humeur.
- Où va ce vaisseau ? demanda Daniel pour détendre l'atmosphère.
- Vers une planète de Ba'al qui possède une porte. Je vais vous donner les coordonnées.
- Vous n'allez pas venir avec nous ? s'étonna Jack.
Le tok'ra se tourna lentement vers Jack, et le fixa dans les yeux.
- Non Jack, le fait que je vous donne les coordonnées est déjà trop.
- Mais.. c'est votre fille !
- J'ai confiance en vous. Je sais que si quelqu'un peut me la ramener vivante, ce ne peut être que vous Jack, affirma le tok'ra d'une voix qui tremblait un peu.
Jack hocha la tête. Jacob sortit de la salle pour rentrer les coordonnées.
- On y va quand ? demanda le militaire.
- Je ne sais pas. Il faut d'abord l'autorisation... commença Hammond. Jack, je suis désolé, je ne peux pas ordonnée une mission de sauvetage comme ça !
- Mais vous vous rendez compte de ce qu'il... va faire !
- Le major Carter sait ce défendre.
- Oui.. murmura t'il, sans doute...
La mâchoire du colonel se contracta et il partit en courant hors de la salle. Il avait besoin de se défouler.

**************


La lumière des bougies brillaient doucement dans la pénombre. Le goa'uld regarda le major entrer dans la salle en souriant. Elle s'assit face à lui et planta ses yeux dans ce du goa'uld. Ce dernier sourit et replia ces bras jusqu'au menton.
- Je suis heureux de vous voir ici, major Carter.
Elle ne répondit pas mais s'agita mal à l'aise sur son siège. Ba'al fit un geste de main, et le repas fut apporté. La jeune femme y reconnut des plats terriens.
- J'avais peur que notre alimentation vous déplaise, expliqua t'il.
Encore une fois, aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle savait pourtant que ce n'était pas comme ça qu'elle arriverait à lui extorquer des renseignements, mais, elle n'arrivait pas à parler. Les mots se coinçaient dans sa gorge. Un esclave lui servit de la salade avec des tomates.
- J'ai eu grand mal à trouver les ingrédients que voici.
- Il ne fallait pas vous donnez autant de mal...
Ba'al sourit. Elle parlait, enfin. L'esclave le servit à son tour, et sortit, laissant les deux ennemis face à face. Ba'al planta sa fourchette dans une tomate et la porta à sa bouche. Sam hésitait à en faire de même. On ne savait jamais, la nourriture pouvait...
- Etre empoisonné ? plaisanta le goa'uld comme s'il avait lu dans ses pensées. Non, major, rien est empoisonné. Vous pouvez manger sans crainte.
- ... merci.
Le goa'uld sourit. La jeune femme lui rendit une pâle esquisse de sourire, et enfourna la première cuillère. Une palette de saveur s'offrait alors à son palais, et elle ne put réprimé un petit gémissement de surprise. Ce qui ne manqua pas à Ba'al qui sourit de plus belle.
- Délicieux, n'est-ce pas ? demanda t'il d'une voie suave.
Sam frissonna, et avala une grande gorgée d'eau pour se donner une contenance.

**************


Jack tenta une parade. Il fléchit les genoux et voulut se jeter à terre pour éviter le coup circulaire du bâton. Malheureusement, son adversaire était plus rapide que lui et il suffit à ce dernier de placer un coup puissant et précis sur le bas du dos. Le colonel O'Neill s'écroula par terre en un gémissement de douleur.
- O'Neill, vous n'avez rien de cassé ?
- Non... ça va.. enfin, pour quelqu'un qui vient de se prendre un immeuble sur la colonne vertébrale, Teal'c. Aidez moi à me lever.
Il se retourna sur le dos et tendit un bras vers le Jaffa. Celui-ci l'attrapa et remit Jack debout d'une secousse.
- Je pense mettre assez prit la raclée pour aujourd'hui. J'abandonne, marmonna Jack.
- Vous n'êtes pas concentré, voilà le problème, rétorqua le jaffa calmement.
O'Neill lui envoya un regard meurtrier que Teal'c ignora superbement. Puis, il hocha la tête en guise de salut, et sortit de la salle d'entraînement, laissant Jack, seul. Les yeux dans le vague, ce dernier attrapa la bouteille d'eau et en avala la moitié. Puis pensif, il s'allongea sur le banc de bois. Voilà plus de un mois qu'ils attendaient l'autorisation de lancer une mission de sauvetage. D'après les rapports de la Tok'ras, le vaisseaux mère avait atterrit sur la planète. Maintenant, il fallait que les rats du Pentagone se décident enfin. Jack soupira et se leva. Il devait aller prendre des nouvelles au près du général, on se sait jamais. Le colonel O'Neill devait être toujours prêt au cas d'une intervention de dernière minute. Jack remarqua que depuis qu'Elle n'était plus là, il n'avait plus goût à rien. « Si elle ne revient pas bientôt... » songea t'il en s'imaginant les pires scénarios. Il soupira une nouvelle fois, et sortit de la salle en traînant des pieds.

**************


Sam se sentit tomber sur son lit, puis aussitôt couverte par un corps chaud et lourd. Sa respiration se coupa un instant, puis, il prit appui sur ces avant-bras. Il planta son regard sombre, aussi noir que la nuit, dans ceux azur de la jeune femme. Elle tressaillit. Comment étaient-ils arrivés là ? Elle ne se souvenait pas avoir quitté le salon. Et maintenant, elle était là, allongée sur son lit, et lui sur elle. Ces mains la caressaient avec fièvre, n'oubliant aucune parcelle de sa peau, qui s'enflammait sous son contact. Sam gémit sous ces baisers pressants. Ces lèvres brûlantes irradiées de chaleur, se pressaient sur celle de la jeune femme quand enfin, elle entrouvrit la bouche. Franchissant le barrage de ces dents, sa langue commença à la caressé d'abord avec douceur, puis plus violemment. Le major Carter sentait quelle perdait pied sous la puissance de ces baisers. Elle encercla sa nuque de ses bras, l'attirant encore plus près d'elle. Alors, elle ferma les yeux, se remémorant sa soirée.

Un esclave rallume les bougies en silence, et disparaît. Il est aussitôt remplacé par une jeune femme qui apporte le plat de résistance. Elle pose son saladier d'acier sur la table. Sam retient un rire en voyant le contenu.
- Des... des frites ! releva t'elle se mordant la joue pour ne pas rire.
- Pourquoi riez-vous ? demanda Ba'al, surpris.
Elle sourit au goa'uld et soupire.
- Ce n'est pas grave, c'est que... non, vous ne comprendrez pas.
- Bon... murmura t'il vexé.
D'un geste impatient, il ordonne à l'esclave de les servire. Celle-ci s'exécute rapidement et sort de la salle sans se retourner. Ba'al s'autorise un sourire et un clin d'½il avant d'avaler sa première frite.
- Votre nourriture local est.. spéciale...remarqua t'il en haussant un sourcil.
- Je sais, mais je dois dire que vos frites sont... bizarres... renchérit t'elle. Elles ont un drôle de goût.
Le goa'uld hoche de la tête.
- En effet... nous n'avons pas trouvé vos.. pommes de terre... s'expliqua t'il.
Sam lâche aussitôt sa fourchette et repousse l'assiette.
- Et... vous avez prit quoi ? demanda t'elle en grimaçant.
- Des féculents de notre monde. Vous ne connaissez pas. Mais rassurez vous, ils sont comestibles ! ajouta t'il en un sourire voyant la mine effarée de la jeune femme.
Rassurée, elle reprend une bouchée de son plat.
La suite du repas se déroule légèrement, et rapidement. Et, au moment de partir...


Il lui mordilla le lobe de l'oreille, la faisant revenir à elle. Sam gémit doucement. Elle sentait son bas ventre brûlant sous le désir qu'elle lui procurait. Elle ouvrit les yeux et il se détacha d'elle un instant. Juste le temps de la contempler. Elle plongea dans ses yeux brillant, se noyant dans leur noirceur. Puis, elle captura à nouveau ses lèvres si douces et chaudes. Les mains de la jeune femme commencèrent à caresser son dos puissant, cherchant un appui, une prise au quelle elle pourrait se raccrocher, avant de sombrer. Heureux qu'elle réagisse enfin, il intensifia ses baisers et la pression de son corps sur le sien. Alors, Sam songea un instant à Jack. Un n½ud se forma dans son ventre, et elle pensa qu'elle allait fondre en larme. Pourtant, elle sentit une vague de plaisir la prendre et la porter à loin tandis qu'il enlevait son tee-shirt. Ces mains brûlantes sur sa poitrine. Sa bouche sur son coup. Son corps contre le sien. Elle ferma les yeux, et se laissa aller, pour le plus grand plaisir de Ba'al.

**************


Le colonel O'Neill se précipita dans le bureau du général Hammond, Daniel et Teal'c sur les talons. Il ouvrit brusquement la porte sans y être inviter. Le général sourit aux deux hommes et au Jaffa. Daniel qui cherchait a reprendre sa respiration, s'appuya contre le mur.
- Docteur Jackson, vous allez bien ? demanda Hammond soudain inquiet.
- Oui.. haleta t'il... C'est juste .. qu'ils m'ont fait courir ... au moins.. dix kilomètres... non stop...
Hammond envoya un regard noir à Jack et invita Daniel à s'asseoir.
- S'il passait moins de temps dans ces bouquins poussiéreux aussi... marmonna Jack dans sa barbe.
Daniel s'apprêtait à répliquer sèchement, quand Teal'c le coupa dans son élan :
- Général Hammond, qu'elles sont les nouvelles ?
Le général sourit à nouveau devant l'impatience de Jack. Il broyait le dossier de la chaise où était assit Daniel. Et, George voyait clairement ces muscles frémirent, prêt à bondir hors de la salle pour se préparer.
- Le Pentagone ainsi que le Président approuve cette mission. Vous partirez avec SG-2 et 3, lâcha t'il d'une traite. Des questions ?
Jack écarquilla les yeux, surpris. Il stoppa son manège avec le siège.
- On peut partir maintenant ? demanda t'il d'une voix qui tremblait légerment.
- Mais que faites vous encore là !! lui répondit le général.
Jack lui sourit, et sortit en courant du bureau. Teal'c prit le bras de Daniel qui ronchonnait qu'il devait encore courir. Devant eux, Jack galopait évitant de justesse le personnel. Il allait enfin la revoir.

Ne pas perdre espoir. Ne pas l'oublier. Elle est encore vivante. Il le sent au plus profond de lui.

**************


Sam ouvrit les yeux. Elle était dans sa chambre. Elle fixa un instant le plafond, réprimant ses larmes. Désormais, le jeune femme avait honte de ce qu'elle avait fait. Elle se blottit un peu mieux dans son lit, refusant encore cette idée. Depuis qu'elle avait cédé à Ba'al, les choses c'était accélérées. Tout avait changé. Sam se mordit la joue pour ne pas pleurer.

La porte de sa chambre s'ouvrit. Elle resta cependant blottie dans ses couvertures, sans bouger. L'intrus s'assit sur son lit, et lui caressa gentiment quelques mèches folles. Sa main s'hasarda sur la joue de la jeune femme. Cette dernière ne bougeai pas, pétrifié dans son propre corps. Une partie d'elle voulait qu'il s'éloigne, qu'il la laisse tranquille. Et l'autre tremblait de désir sous ces mains. Vibrait sous ces baisers.
- Il faut que tu manges... dit t'il finalement.
- Ais pas faim.
Il soupira. Un de ces doigts glissa sur ces lèvres, les faisant trembler. Ba'al se pencha légèrement, et déposa un chaste baiser sur les lèvres brûlantes de la jeune femme.
- Allons, pour me faire plaisir.. s'il te plait. Cela va faire trois jours que tu n'a rien avalé.
Elle ne répondit rien. Les yeux délibérément fixé dans le vide.
- Tu regrettes, c'est ça ? murmura t'il, la voix rauque.
Sam ne savait pas si elle regrettait. Elle avait partagé un instant si... merveilleux avec lui. Et pourtant, le réveil avait été terrifiant. Et ce que la jeune femme avait découvert après... Elle ferma les yeux.
- Je suis désolé Sam.. mais je devais le faire. C'était nécessaire, insista le goa'uld.
Seul le silence lui répondit. Il eut un triste sourire, et quitta la chambre non sans avoir jeter un dernier regard à la jeune femme inerte dans son lit.

**************


Revêtus de leurs uniformes noirs d'infiltration, les équipes SG 1, 2 et 3 traversèrent la Porte, et se retrouvèrent sur la planète de Ba'al. La flore était luxuriante. Deux magnifiques lunes étaient présentes dans le ciel bleu indigo. Le soleil rouge sang brillaient avec force. Le colonel O'Neill mit ces lunettes de soleil.
- SG3, vous gardez la Porte, SG2 avec moi, ordonna t'il sèchement.
Les hommes acquiescèrent silencieusement et se mirent en place. Jack donna le signal de marche, et ils se dirigèrent vers l'énorme vaisseau mère.

**************


Sam essaya de se redresser. Elle avait entendu du bruit. Le son résonna encore, et la jeune femme crut reconnaître le P-90. Elle voulut se relever, mais privée de ces forces, le major retomba sur son lit comme un lapin sous-alimenté. « J'aurais du manger finalement ».. songea t'elle amèrement. Soudain, sa porte s'ouvrit. Elle ne réussit même pas à tourner la tête pour voir qui entrait.
- Carter !
Sa voix.. non.. ce n'était pas possible... Il ne pouvait pas être ici.. Des papillons noirs commencèrent à danser devant ces yeux. Non.. pas maintenant...
- Sam ! Non, Sam, réveille toi ! reprit la voix.
- Mon.. colonel... balbutia t'elle.
- Oui.. Venez, on vous ramène à la maison, affirma t'il.

Elle lui sourit, et il la prit dans ses bras. La serrant contre lui, il se dirigea vers la sortit quand soudain elle s'agita.
- Que ce passe t'il ? murmura t'il.
- Je... je ne peux pas.. le laisser ici.. divagua t'elle.
- Laisser qui ? demanda t'il doucement.
- Lohann...
D'un geste brusque, elle arriva à se détacher de lui, et se retrouva par terre. Ces pas furent d'abord désaccordés. Puis, Sam se dirigea vers une autre porte.
- Mais qui est-ce ? reprit Jack inquiet en la suivant.
- Lohann.. répéta t'elle.
Elle entra le code de la porte et celle-ci coulissa. Jack fut étonné de découvrir dans la salle, un petit garçon. Il devait avoir dans les huit ans. Ces long cheveux bruns corbeaux tombaient devant deux yeux bleu azur. Bleu comme ceux de Sam. Un énorme doute s'insinua dans son esprit. Le garçon était assis sur une chaise et semblaient dessiner, il se stoppa voyant Sam arriver vers lui. Son teint halé blanchit légerment. La jeune femme le prit dans ses bras et lui murmura des mots dont Jack n'entendait rien.
- Viens.. finit t'elle par dire.
Le petit garçon acquisa et prit la main de Sam. Ils se dirigèrent vers la sortie, mais Jack les stoppèrent. Sam avait l'air beaucoup mieux, bien qu'elle restait encore faible.
- Qui est-ce, Carter ? demanda t'il avec plus de force.
- Vous croyez que c'est le moment, mon colonel ? s'emporta t'elle en serrant encore plus la petite main de garçon.
- Oh oui, major, je vous l'ordonne ! répondit Jack sur le même ton.
Sam lui envoya un regard mauvais.
- Et bien, si vous voulez tous savoir, mon colonel... c'est... mon fils.
Jack recula d'un pas. « Son fils ? ».

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 13:37

Modifié le mardi 12 août 2008 15:41

" Chapitre III " [ The end of the nightmare? Already? ]

" Chapitre III "  [ The end of the nightmare? Already? ]
Oulala, jem'excuse pour tout se retard!! (surtout à thestargatesg1, mais ma mère m'a viré de l'ordi!!)

Donc, ce chapitre est un peu plus court que le prédent, (je crois).

Voilà, euh, juste atlantis-ship, tu devrais "reconntre" quelqu'un, une certaine Rachel.. et oui! J'ai pas oublié! XD

B
On, ben bonne lecture!!

Et p'is sciale dicasse ma p'tite soeur de dinguerie et de complot qui m'a fait se superbe montage!! (et tant d'autres aussi XD)

***********


Le général Hammond reposa le dossier sur la table. Il se retourna vers le Docteur Fraiser qui s'affairait autour de l'étrange petit garçon.
- Docteur, demanda Hammond, que pouvez-vous nous dire sur... notre invité ?
Elle sourit gentiment face à l'hésitation du général. Puis, Janet jeta elle-même un regard à l'enfant. Lohann s'était endormit tard dans la soirée, supportant tout les tests sans broncher. Il avait même réclamé plusieurs fois Sam. Janet avait remarqué qu'il ne l'appelait jamais « maman ». Le docteur soupira et remonta la couverture qui avait glissé sur le petit garçon. Puis, elle écarta les mèches brunes de son front, et y posa un linge mouillée. Le pauvre Lohann commençait à avoir de la fièvre. Enfin, elle regarda le général et sourit devant son impatience.
- C'est bien son fils, mon général, déclara t'elle.
- ... Bien... Il est vrai.. qu'ils ont les même yeux...
- Oui.
Le général soupira.
- Nous l'avons perdue que trois mois ! Comment ça se fait.. qu'il ait déjà huit ans ?
- Je pense que Ba'al a utilisé les nanites pour accélérer sa croissance... expliqua Janet.
- Comme pour Shifu ?
- Oui, répondit t'elle en un souffle.
- Comment va le major Carter ?
- Elle est fatiguée, mais elle sera bientôt sur pied.
- Bien.. et le colonel O'Neill ? l'interrogea t'il après une brève hésitation.
- Il... il est déboussolé. Il faut le comprendre, mon général.
- Oui, mais je ne voudrais pas qu'il fasse des choses qu'il pourrait regretter plus tard, soupira Hammond.
- Je crois qu'il se confie à Daniel, reprit Janet après un silence.
Ils se dévisagèrent un instant. Puis, Hammond s'éclipsa et Janet repartit s'occuper de ses patients.

***************


Elle ouvrit les yeux. Le plafond était gris. D'un gris sale. Sam jeta un regard circulaire et découvrit qu'elle se trouvait dans l'infirmerie du SGC. Elle poussa un soupire de soulagement en refermant ces paupières. Elle était enfin rentrée chez elle. Le cauchemar était enfin terminé. Sam sourit légèrement. Enfin terminé. Elle allait pouvoir reprendre ces habitudes, et oublier Ba'al. Le major Carter ouvrit à nouveau les yeux.
- Sam ? Tu es enfin réveillée ?
Elle tourna la tête et tomba nez à nez avec un petit garçon au long cheveux brun et aux yeux bleu azur.
- Lohann, bonjour.
- Bonjour !!! lui répondit joyeusement le garçon.
Il souriait aux anges, heureux qu'elle se soit enfin réveillé.
- Tu a été gentil avec Janet, j'espère ? demanda Sam en fermant un peu les yeux.
- Oh oui !! Même quand elle m'a montré ces seringues et tout et tout !! J'ai été sage comme une image ! s'écria Lohann en attrapant la main de sa mère pour la réveiller.
Elle sourit légerment, mais le sommeil se faisait plus puissant, comme une chape de plomb sur les épaules. Ces yeux se fermaient, et son esprit commençait à dériver.
- Sam ! Ne t'endors pas ! supplia le petit garçon.
- Laisse la dormir, Lohann, elle en a besoin.
Sam rouvrit ces yeux brusquement. Elle avait entendu Sa voix. Son regard plongea dans celui de Jack.
- C'est bon, Carter. Reposez-vous. Je m'occupe de ce p'tit monstre !
- Merci.. mon colonel... murmura t'il.
Il donna gentiment une petite tape sa main sur l'épaule de sa subordonnée. Elle lui sourit. Puis, Jack prit la main de Lohann qui le regardait étrangement.
- Allez viens, p'tit bonhomme, je vais te faire visiter la base.
Et les deux compères sortirent de l'infirmerie. Sam sourit de plus belle devant cette image attendrissante, et elle s'endormit.

***************


Daniel repoussa son document sur le bureau et se frotta les yeux. Il avait mal à la tête et il avait envie de se changer les idées. Le jeune archéologue éteignit sa lumière de bureau et se dirigea vers la sortie, l'esprit encore occupé par ces traductions. Quel ne fut pas sa surprise quand il vit Jack passer devant lui en tenant la main de Lohann. Il se frotta à nouveau les yeux tandis qu'ils s'éloignaient. Jack expliquait plein de chose au petit garçon. Ce dernier le regardait comme le messie et s'abreuvait de ces paroles.
- Jack ! l'apostropha Daniel.
Le colonel se retourna et sourit au jeune homme.
- Oh ! Salut Daniel !
- Bonjour Daniel, reprit Lohann poliment.
- Que fais-tu ? demanda Daniel en remontant ces lunettes.
- Et bien, j'explique à Lohann la signification des couleurs par terre, répondit Jack en montrant le sol.
Daniel haussa un sourcil.
- Je pensais que.. comme c'est le fils de... commença t'il en hésitant.
- C'est n'est pas Lohann le fautif, le coupa t'il sèchement. Ce n'est pas sa faute si...
Les mots moururent dans sa gorge. Daniel fit une moue désolée quand Lohann tira sur le bras du colonel.
- Jack ! Jack ! On y va ?
- Moui...
Il sourit à Daniel, et emmena Lohann qui pétillait de joie, vers la salle d'embarquement. Daniel eut un sourire triste et se dirigea vers l'infirmerie. Sam avait sans doute envie de voir du monde.

***************


Teal'c se dirigeait tranquillement mais sûrement vers le labo du major Carter. Cette dernière lui avait demander de lui ramener des documents, pour qu'elle puisse recommencer à travailler. Arrivé devant le laboratoire, le Jaffa le trouva allumé. Il entra, légèrement surpris : depuis que le major Carter avait disparu, plus personne n'y travaillait et Teal'c y trouva une jeune femme. Une petite femme rousse qui portait la blouse blanche des scientifiques. Elle semblait plongée dans des séries de calcul compliqués, et n'avait pas vu le jaffa rentrer.
- Bonjour, déclara Teal'c en s'arrêtant au pas de la porte.
La jeune femme sursauta et se tourna vers la porte, un main sur le c½ur.
- Pardon de vous avoir fait peur, reprit t'il.
- Oh, non, ce n'est pas grave, je...
Elle fit un mouvement ample pour désigner le labo mais sa main percuta un pot à crayon qui tomba à terre. Teal'c haussa un sourcil et aida la jeune femme à récupérer les crayons qui s'étaient éparpillés par terre. Enfin, elle se redressa et posa précautionneusement le pot sur la table. Puis, elle sourit au jaffa et repoussa une mèche rousse derrière son oreille.
- Je suis Rachel, se présenta t'elle en lui tendant la main.
- Teal'c, répondit t'il en la lui serrant.
Rachel eut un nouveau sourire.
- Euh.. vous vouliez quelque chose ?
- Je suis venu chercher des documents pour le major Carter, expliqua Teal'c.
- Oh.. euh.. tenez, sa doit être ça ! s'écria t'elle et lui tendant une liasse de papier.
- En effet.
Teal'c s'inclina et s'apprêta à sortir quand il se stoppa.
- Excusez moi de ma curiosité, mais que faites-vous dans le laboratoire du major Carter, Rachel ?
- Oh euh..
Elle rougit et se mit à tripoter une mèche rousse.
- Je.. j'ai été envoyé pour aider le major... à cause de ce qu'elle a vécue... bafouilla t'elle.
- Je vois.
Il essaya de sourire, pour la mettre à l'aise, ce qui la stressa d'autant plus. Teal'c la salua et sortit pour aller à l'infirmerie, conscient du regard vert pétillant de la jeune femme qui le suivait.

***************


- Dites moi, vous pensez vraiment qu'il m'a pardonné ? Ou vous dites ça juste pour me rassurer. Parce que, c'est vrai que quand je l'ai vu tout à l'heure, il n'avait pas l'air de me bouder. Mais peut être qu'il réagissait ainsi à cause de Lohann. Vraiment, je ne sais plus quoi penser. Il n'est passé me voir que pour le récupérer. Je crois bien qu'il ne m'a pas pardonné, mais il essaye d'être agréable avec Lohann. Non, je me trompe ?
Daniel soupira. Il en n'avait aucune idée de ce que ressentait Jack. Il était pire qu'un coffre fort. Il laissait les choses entrer, mais rien ne filtrait pour en sortir. Et maintenant, Sam se posait des questions, et Daniel ne savait pas quoi dire pour la rassurer.
- Sam, je ne sais pas. Ecoute, je lui demanderai d'aller te voir. Je ne vois pas pourquoi il t'en voudrait, éluda t'il.
- Daniel.. tu le sais très bien pourquoi... murmura t'elle en lui jetant un regard noir.
- Je croyais que tu m'avais dit que tu ressentais rien pour lui, rétorqua candidement le jeune homme.
- Daniel.. grogna t'elle en baissant les yeux.
Ce dernier croisa les bras d'un air satisfait et lui envoya un sourire. C 'est à ce moment que Teal'c débarqua dans l'infirmerie, un dossier sous le bras.
- Daniel Jackson, major Carter, salua t'il en tendant les papiers.
Mais Daniel intercepta le collis et regarda le titre.
- « L'évolution des nanites dans les corps vivants », récita t'il en lui donnant la liasse de feuilles.
- Oui.. c'est pour Lohann.. se justifia t'elle. Je veux être sur que les nanites ne vont pas encore plus le vieillir.. et que je me retrouve avec un fils plus vieux que moi.
- Ca s'était arrêté au même âge pour Shifu, rétorqua l'archéologue.
Sam ne répondit rien, se contentant de le fixer d'un regard vide.
- Tu devais te reposer, Sam, reprit t'il. Et je pense que lire ce genre de dossier ne t'aidera pas.
Seul le silence lui répondit, et elle entama sa lecture, ignorant ces deux équipiers. Daniel capitula en haussent les épaules, mais Teal'c s'avança plus près de Sam. Elle releva la tête, et le dévisagea d'un air fatigué.
- Oui ?
- Il y a dans votre bureau une jeune femme du nom de Rachel. Elle dit qu'elle est là pour vous aidez.
- Ah... le général Hammond m'en à parlé. Comment la trouvez-vous, Teal'c ? demanda t'elle.
Le jaffa haussa un sourcil, et parut réfléchir un moment.
- Maladroite.
Puis, il partit sous le regard éberlué de ces amis.

***************


Daniel ouvrit la porte à battant du mess, et découvrit Jack et Lohann en train de manger. Le jeune homme se servit une tartelette et partit s'asseoir à côté du petit garçon.
- Salut ! lança t'il joyeusement.
- Hey ! lui répondit Jack.
Lohann le regarda de ses grands yeux océans sans rien dire. Puis, il plongea à nouveau dans sa gelée bleue.
- Il me fait la tête ? murmura t'il à Jack.
- Non, ch'ais pas qu'est che qu'il a, chuchota t'il la bouche pleine.
Daniel secoua la tête d'un air désespéré.
- Sam ne va pas très bien.. commença t'il prudemment.
Comme Jack ne réagissait pas, il continuait doucement :
- Elle pense que tu lui en veux...
- Et bien elle a totalement raison ! s'emporta Jack soudainement.
Daniel recula un peu son siège, mais Lohann ne bougea pas, concentré sur sa gelée.
- Jack, voyons...
- Daniel ! Elle a couché... avec un goa'uld ! tu t'en rends compte ! Et en plus elle a eut un gosse avec !! Comment veux-tu que je lui pardonne ??! hurla t'il.
C'est à ce moment qu'il se rendit compte que tout les regards étaient rivés sur lui. Jack se leva rageusement et quitta le mess au pas de course. Les discutions reprirent doucement. Daniel se tourna vers Lohann.
- Tu me fais la tête ? demanda t'il gentiment.
- Non, c'est juste que je savais qu'il allait craquer. Et je ne voulais pas que se soit contre moi, expliqua le petit garçon.
- Tu savais ? releva l'archéologue.
- Oui.
Il eut un blanc, pendant lequel Lohann continua sa gelée, silencieux comme une ombre.
- Que veux-tu dire par « Tu savais » ?
- Et bien, que je ressens les sentiments humains, avoua t'il. Je pense que c'est du à la mutation des nanites. Enfin, le docteur Janet va sans doute bientôt le découvrir avec ces tests. Alors, autant attendre.
Daniel ouvrit la bouche stupéfait. Lohann s'occupa à nouveau de son dessert bleu alors que le jeune homme essayait de se souvenir comment on respirait.
- Daniel, continua Lohann, je sais que cela n'existe pas chez vous. C'est pour ça que j'aimerais que vous ne dites rien. Pour l'instant.
- Oui.. d'accord... concéda t'il.
Daniel lui jeta un dernier regard, et se concentra sur sa tartelette.

***************


Sam souriait au jeune soldat qui la surveillait dans l'ascenseur.
- Vous savez, lieutenant, je peux me débrouiller toute seule maintenant.
Il se contenta de lui envoyer un regard très expressif apparenté au b½uf. Le major Carter soupira.
- Maintenant que j'ai le droit de sortir de l'infirmerie, je peux rester seule lieutenant, articula t'elle.
Seul le silence lui répondit. L'ascenseur n'était plus quelques étages de son labo, et il fallait absolument qu'elle se débarrasse du soldat : elle avait envie d'aller voir son colonel pour s'expliquer sans avoir un toutou collé aux baskets.
- Je vous rappelle qu'il y a déjà quelqu'un dans mon labo qui est censé me surveiller. Alors, je pense que ça va aller.
- On verra bien quand on sera arrivé, lâcha le lieutenant d'une voix grave.
Sam tenta un sourire forcé.

Enfin, l'ascenseur sonna et les portes s'ouvrirent. Sam passa la première, avec évidemment, à sa suite le lieutenant. Elle fit glisser sa carte magnétique et la porte blindé de son labo s'ouvrit à son tour. Elle y trouva une jeune femme rousse habillé de la blouse blanche des scientifiques. Entendant la porte s'ouvrire, la scientifique se tourna brusquement vers la porte et eut un sourire crispé.
- Major... Euh.. lieutenant, salua t'elle.
- Bonjour, répondit Sam, vous voyez lieutenant, je suis entre de bonnes mains.
La scientifique rousse voulut s'avancer quand elle se prit les pieds dans un câble et s'écroula à terre dans un bruit mat.
- Je vois ça.. déclara le lieutenant en quittant les lieux.
Sam grimaça et aida la jeune femme à se mettre debout.
- Je m'appelle Rachel, se présenta t'elle.
- Sam Carter.
Rachel remit sa blouse en place, et sourit au major.
- Alors c'est vous qui êtes censés m'aider... murmura Sam.
- Oui.. répondit t'elle d'une petite voix.
Sam s'assit sur le siège de bureau lança l'ordinateur. Rachel la regarda faire, sans oser rien toucher.
- C'est quoi votre nom en faite ? demanda le major après un certain temps.
- Oh.. euh.. O'Neill.
Le c½ur de Sam eut un raté.
- O'Neill... balbutia t'elle.
- Et bien oui...
Le major se tapa mentalement la tête, bien sur. Elle avait disparut alors, le colonel avait du en profiter pour l'oublié et rencontrer cette Rachel.. Pourtant, Sam n'avait disparut que trois mois ! Ce devait être le coups foudre, et ils n'avaient pas attendu pour se marier. Son c½ur se pinça et elle crut qu'elle allait vomir.
- Euh, ça va faire combien de temps ? la questionna t'elle avec hésitation.
- Oh ! euh.. très longtemps vous savez, Jack et moi avons un lien très.. spécial qui nous unit. Mais il m'a dit de ne rien dire à personne, pour pas que l'on pense que je suis ici par piston, murmura t'elle d'air un de comploteuse.
Bien sur.. le colonel ne voulait pas que la base sache que sa femme était ici. Il pensait sans doute pouvoir cacher son nouveau nom de famille. Sam avait envie de pleurer.
- Et.. vous avez quel âge ?
- Vingt-neuf ans. Je sais, on m'a toujours dit que c'était jeune pour.. ça, dit t'elle en souriant. Mais j'ai toujours été précoce, bien que très maladroite...
Mais le major ne l'écoutait déjà plus. Vingt-neuf ans. Le colonel aimait les jeunettes. Sam avait les larmes aux yeux. Elle renifla tandis qu'elle s'accrochait au rebord du bureau. Tout son univers s'écroulait, pièces par pièces. Et elle allait le suivre, tombant à son tour dans se gouffre béant.
- Qu'est-ce qui vous arrive ? l'interrogea Rachel inquiète.
- Oh.. rien... répliqua t'elle en s'essuyant les yeux.
C'est à ce moment que Jack débarqua dans le labo.
- Salut les filles ! lança t'il joyeux.
- Hey Jack, reprit en c½ur Rachel.
Sam ne disait rien, les yeux fixés sur l'écran. Jack ne se formalisa pas de son mutisme et serra Rachel dans ses bras. Puis la lâcha, gardant cependant un bras par dessus ses épaules.
- Je vois que vous avez fait connaissance avec ma cousine, major.
- Cousine ? s'étrangla t'elle brusquement.
- Et bien oui, c'est pour cela qu'elle s'appelle, Rachel O'Neill.
Sam écarquilla les yeux. Alors son colonel était encore libre, elle avait toutes ces chances. Un sourire naquit sur ces lèvres.
- J'ignorais que vous aviez un oncle... remarqua t'elle soudain plus heureuse.
Le sourire de Jack se fanât. Ses traits devinrent durs et ces yeux se voilèrent de tristesse.
- Il est mort de toute façon.
- Pardon.. murmura t'elle.
- Ce n'est rien, vous ne saviez pas.
C'était normal Jack O'Neill ne disait jamais rien à personne. Il gardait tout sur lui, pensant qu'il serait un poids pour les autres s'il se confiait. Jack se disait que chacun avait son lot de problème, et s'il venait rajouter les siens, il deviendrait un boulet. Rachel jeta un regard à sa montre, et eut un regard horrifié.
- Et mince !! J'ai oublié que j'avais un rendez-vous avec le général !! glapit elle.
- Allez y, je n'ai pas besoin d'aide pour le moment... déclara t'elle en souriant doucement.
Elle la gratifia d'un énorme sourire et voulut partir du labo. Malheureusement, elle se prit les pieds dans sa blouse et s'écroula pour une deuxième fois à terre. Elle grogna et Jack l'aida à se relever, se mordant la joue pour ne pas rire. Sam lui renvoya une grimace encourageante et Rachel réussit enfin à partir, évitant de peu un garde qui passait dans le couloir. Quand elle fut enfin hors de vue, Jack rigola de bon c½ur. Sam le suivit avec joie. Enfin, quand ils furent calmés, elle planta ses yeux bleus dans ceux bruns du colonel.
- Je suis contente que vous ne m'en veuillez plus...
La température sembla soudain chuter de plusieurs degrés. Le visage du colonel redevint grave et rigide. Pourtant, une lueur brillait avec force dans ces yeux sombres. De la tristesse infinie, mais aussi de la colère. Sam recula son siège de peur, elle avait l'impression qu'il irradiait d'une colère froide et brûlante.
- Major, je n'ai pas oublié. Et puis, je ne vois pas en quoi cela me concerne, murmura t'il prompte à exploser.
Sam baissa les yeux. Elle sentit les larmes affluer. Jack sortit rageusement en claquant la porte. Il ne lui avait pas pardonné. Le major Carter se mordit les lèvres, mais finalement, son chagrin gagna et de puissants sanglots se mirent à secouer sa poitrine. Elle entendit à nouveau la porte s'ouvrirent, et elle releva la tête, les yeux brillants d'espoir. Mais se fut Daniel qui était là. Et se fut lui aussi qui vint la consoler.

# Posté le mardi 15 juillet 2008 13:02

Modifié le mardi 12 août 2008 16:20