"Chapter 6" [ When I say I love you ]

"Chapter 6" [ When I say I love you ]
- Dites moi colonel, commença Sam, nous allons faire quoi de notre après-midi ?
- Appelez moi Jack, arrêtez de me vouvoyer et oubliez le colonel major.
- Bien Jack, mais appelle moi Sam, et oublie le major.
Je lui souris. Elle rougit.
- Pour en revenir à notre après-midi, je pensais aller pêcher.
- Mon col.. Jack ! s'exclama t'elle.
Nous mangions ma pizza aux fromages et aux jambons. Je regardais Sam. C'était vraiment la plus belle femme que je n'avais jamais vu.
- Ok, ok Sam. De toute façon, le frigo est vide.. Il faut que j'aille faire les courses. Vous.. euh.. tu veux m'accompagner ?
- Bien sur ! Je ne vais pas rester seule ici toute l'après-midi !
Je finis ma part de pizza. Ne la quittant toujours pas des yeux, je mis l'assiette et les couverts dans le lave-vaisselle. Elle imita mon geste, et très vite, la table fut rangé.
- Bon, on y va faire ses courses ! demandais-je en me frottant les mains.
- Oui, je vais chercher ma veste et je suis prête.
- Je vous... je t'attend dans la voiture.
Elle me sourit, et disparut dans sa chambre.

Dans la voiture. J'attend Sam. Franchement, il faut que je lui dise que je l'aime ! ... Non, tout compte fait, je n'en ai pas le courage. Et dire que j'ai fait des missions suicides. J'ai tué des goa'ulds et autres. J'ai été torturé et je n'ai rien dit. Pourquoi est-ce qu'il faut que l'amour soit autant cruel. Il me met à sa merci. Je suis un lâche. C'est vrai quoi ? Je devrais être capable de dire a quelqu'un que je l'aime ! je suis pas normal.. Avouer son amour est plus compliquer que faire exploser une étoile ? oui... Bon, quand elle va entrer dans la voiture, je vais lui dire. Voilà.
- Oui, récitais-je, et je vais te dire que je t'aime Sam et...
Soudain, Sam ouvre la portière droite, et entre dans la voiture. Je me tu. Elle n'avais rien entendu.. Heureusement. Bon, à trois, je lui dit. « ...1... » Elle s'installe confortablement, « ...2... » et se tourne vers moi. Elle me fixe des ces magnifique yeux bleu azur. Je déglutis. J'en était à combien déjà ? 1 ? 2 ?
- Oh.. euh.. ben on y va...
- Oui colon... Jack.
J'attend, comme sa. Mes yeux n'arrivent pas à quitter Sam. Et les mots me manque. Je ne peux dire le trois de l'amour. Je ne peux pas...
- Jack, pour qu'une voiture avance, il faut d'abord mettre la clef dans le contact. Puis il faut..
- Je sais comment faire pour conduire Sam, la coupais-je.
- Pourquoi vous.. tu ! ne le fais pas alors ? me demande t'elle.
C'est là que je remarque que j'ai les clefs dans les mains.
- Oh.. euh
Je rougis.
- c'est vous qui me troublé Sam.. avouais-je.
Elle me fixe de ses yeux bleu. Elle sourit. « Sam... ».
- Je peux descendre aussi si tu veux.
- Non !! Reste. Je ne sais pas ce que mange les femmes.
Elle rigole.
- Alors démarre. Sinon, on n'arrivera pas au magasin avant quelque temps.
Pour toute réponse, je tourna la clef dans le contact. Le moteur mugit, et la voiture démarra.

Le voyage se fit très silencieux. Aucun de nous deux ne voulait parler. Peut être parce qu'il n'y avait rien à dire. Vingt minutes après, nous arrivâmes au supermarché. Sam prit un caddie, et nous nous avançâmes dans les rayons.
- D'abord la bière, m'écriais-je.
- OK Jack, je vais aux légumes.
- Aux légumes ?
- Oui.
- Vou...tu vas cuisiner ?
- Je compte bien essayer !
- Alors, Ok, je te laisse choisir les légumes, je vais prendre les boissons et les desserts.. je vais te faire un gâteau au chocolat délicieux, tu vas voir.
Et on se sépara à grand regret. Je pris une tablette de chocolat pâtissier. Ce sera parfait pour mon gâteau. Je me dirige vers les boissons. Je prend un pack de bière et une bouteille d'ice tea, et je rejoins Sam aux rayons nourriture pour lapin, alias rayons de légumes. Sam hésitait entre un sac de carotte, et au poids.
- Alors, on est face à un dilemme ?
Elle tourna la tête vers moi, et me sourie.
- Oh.. col.. Jack. Non, ça va.
Elle prit le sac plein et le fourra avec les autres victuailles dans le chariot.
- Voilà, j'ai finit.
- Vous.. Tu es rapide dis donc, j'ai juste eu le temps de prendre deux bouteilles et une tablette de chocolat que tu as déjà finit !
- Oh ! Non, il reste encore des choses.
Je soupirai, et elle me traîna dans les autres rayons avec force.

Deux heures après, le chariot était plein à craquer. Je le poussais jusqu'à la caissière. Les dix minutes suivantes, j'étais avec Sam devant la voiture que nous venions de charger. Sam a rapporté le chariot et est revenue vers moi.
- Jack, pourquoi vous.. tu n'es pas dans la voiture ? me demanda t'elle.
Je la scrutai de mes yeux noirs. Je la vis rougire et frissonner.
- J'ai quelque chose à faire, et dans la voiture, ça ne sera pas pratique.
- Mais de quoi tu par...
Je m'approchai d'elle et lui saisis un bras pour la tirer vers moi. Elle se sera tout contre ma poitrine. Je posai mes lèvres sur les siennes. Elle entrouvrit la bouche. Je sentis un courant électrique me traverser. Je me sentais tellement mieux. Cela faisait si longtemps... Je m'éloignai un peu, et caressa son visage d'un geste distrait.
- Je t'aime Sam.
Elle me sourit, et m'embrassa à nouveau. « ...3... »

Nous rentrâmes que vers vingt-trois heures. Ca était une longue journée. Nous sommes partit faire du "shopping", et j'ai acheté à Sam deux ou trois tee-shirt. Après, on est allé dans un restaurant italien. « La porta dei sogni », La porte des Rêves. On a mangé des spaghettis, et on a beaucoup rit. Ensuite, nous sommes allé au cinéma. Sam ma forcé à regarder « Love Actually ». Moi qui d'habitude regardais que des film de « zizipanpan-tu-es-mort », j'ai du subir cette comédie romantique. Je dois dire que sa ma fait beaucoup rire. Après, nous avons repris la route pour rentrer chez moi.

La clef tourna dans la serrure qui émit un petit grincement en s'ouvrant. J'allumai la lumière et rentrai dans le hall de mon chalet. Je posai mon manteau. Sam me suivait de près et posa à son tour sa veste. Bien que nous étions juste au début de l'été, j'avais chaud. Très chaud. Le regard de Sam. Les baisers de Sam. La peau de Sam. Tout cela m'enflammais.
- J'ai adoré ce film, rigola t'elle, surtout avec le premier ministre quand il est découvert sur la scène avec sa copine...
Je me dirigeai vers la cuisine et ouvrit deux bières pendant que Sam me relatait un passage qui l'avait fait beaucoup rire. Je portai la bière à ma bouche, et sentis le liquide glacé me couler dans la gorge.
- Enfin, il faut dire que les Anglais sont très pudiques et coincés, conclu t'elle.
- Et nous, les Américains, sommes nous... pudiques ?
- Euh... beaucoup moins, je le pense du moins.
Je le regardai et posai ma bière sur la table tout en me rapprochant d'elle.
- Alors, murmurais-je, vous ne serez pas choquée si je fais.... Ca !
Joignant le geste et la parole, j'attrapai Sam et la collai à moi. Ma bouche rencontra celle de Sam qui s'entrouvrit aussitôt. C'était un baiser sauvage et pas du tout « pudique ». Je rompus le baiser pour la prendre dans mes bras. Elle rigola quelque instant. Je la portai jusque dans ma chambre. Je l'allongeai délicatement dans sur mon lit. C'est là qu'elle remarqua où elle était. Sam frissonna.
- Tu es sur.. ?
- Oh que oui... susurrais-je avant de ré-attraper ses lèvres.

La nuit fut longue. Le soleil montra ses horribles rayons vers 13h30. Du moins, je les vis qu'à cette heure ci. La chambre baignait dans la lumière chaude de l'après-midi. Je sentais que j'avais une jambe à l'air. Enfin, pas sous les couvertures. Mes yeux s'ouvrèrent. J'étais nu. Comme un ver. Je me remis bien sous les draps. Pourtant, jusqu'à il y a très longtemps, je dormais en pyjama. Là, je n'avais rien sur moi. Etrange. J'entendis un soupire étouffé venant de dessous un oreiller. Je tournai doucement la tête. Soudain, je me souviens de ma longue nuit. Un sourire s'installa sur mes lèvres, tandis que je rougissais légerment en me remémorant mes galipettes. Je levai lentement l'oreiller, et découvrit une chevelure blonde. Un grognement sortit de sa bouche. Je m'approchai d'elle et lui murmurai quelques mots à l'oreille :
- Sam.. debout...
Un autre grognement me répondit.
- SAMMM !!!! hurlais-je.
Cette fois, ce fût plus efficace. Sam bondit hors de lit à une vitesse grand V.
- Quoi ?? Qu'est-ce qui se passe ?? cria t'elle une fois debout.
- Et bien, je t'ai réveillé.
Elle cligna des yeux, et sourit. Puis, très vite rougit quand elle vit qu'elle était elle aussi nue. Elle se remit avec force dans le lit et se blottit contre mon puissant torse. Nous restâmes un moment comme sa. Silencieux. Puis, elle se tourna vers moi et m'embrassa tendrement.
- Je trouve ça bien que tu vois un psy. Ca va te faire du bien. Ca ne peut que t'aider. Nous aider. C'est quand que tu as rendez-vous avec en parlant? me demanda t 'elle en souriant.
- Oh.. euh.. 14 heures.
- Et il est ?
- 13h55.
Il me fallut une seconde pour percuter. Je jurai et me levai du lit. Je m'habillai rapidement sous le regard amusé de Sam.
- Quoi ? demandais-je.
- Je viens de me rendre compte que tu est vachement sexy.
Je rougis sous le compliment.
- Tu vas faire quoi de ton après-midi ?
- Je vais aller à l'Université. J'ai quelques trucs à faire là-bas. Je peux prendre ta voiture ?
- Oui...
Je sortis de la chambre et me servis un café bien serré. Sam descendu une minute après, et à mon grand regret, habillée. Elle prit vite fait une tasse de café, la bu très très vite, et m'embrassa.
- Bonne chance pour ton psy ! me souhaita t'elle en plaisantant.
Et elle me prit les clefs de voiture. Deux minutes après, j'entendis les pneus crisser sur les gravillons. La voiture ne fut très vite plus en vue.

14 heures pile. J'ai eu le temps de prendre une douche vite fait. J'attendais la psy avec impatience. Soudain, j'entendis une douce sonnerie. Je me dirigeai vers la porte et l'ouvrit. Une jeune femme apparut dans l'encadrement de la porte. Elle avait une longue chevelure noire qui lui tombait jusqu'aux reins et de beau yeux bleu azur. Comme ma Sam. Elle portait un tee-shirt beige qui dévoilait sa peau légèrement halé et un jeans noir.
- Bonjour, je suis le docteur Laya Luchetta. C'est moi qui vous ai téléphoné hier.
- Ah oui. Bonjour. Colonel Jack O'Neill, me présentais-je.
- Puis-je ? demanda t'elle en désignant la porte.
- Bien sur.
Je m'effaçai et le docteur Luchetta put entrer dans ma modeste demeure. Je lui montrai mon canapé et mon fauteuil. J'avais vu assez de film où les psy était assis sur des fauteuils de cuir, et les patients étaient allongés sur un divan et racontaient leurs vies. Elle s'assit en souriant et sortit un calepin avec un stylo de son sac qu'elle portait en bandoulière. Le docteur me fit signe de m'allonger. Je le fis avec un mouvement de recule.
- Vous faites un peu jeune pour être docteur.
- Vous trouvez ?
- Ouais. Je dirais que vous avez 25, à 30 ans.
- Merci. Mais j'ai 45 ans.
Je me tournai vers elle et fit une sorte de grimace.
- Ah oui ? Vous ne les faites pas.
- Merci colonel.
Il eut un blanc. Je m'agitai un peu sur mon sofa.
- Alors, comment se passe votre travail à la base ?
Je lui racontais. Tout sur mon travail. Ca m'a prit au moins cinquante minutes. Elle hochait la tête, et semblait captivé par le récit de mes missions. Puis, j'arrivai à la planète P6S-501. La planète où je fûs capturé par Anubis, et torturé. Je sentis que mon récit devenait moins fluide. Je me tendis sur mon canapé. Quelques frissons m'envahirent. Mon estomac se noua aux souvenirs de la torture. Je me tus.
- Bien, aimez-vous quelqu'un? Me demanda t'elle pour changer de sujet voyant que celui-ci n'était porteur.
- Et ben... oui...
- Ah ?
- Vous êtes bien tenu par le secret médical ? lui demandais-je.
Elle approuva d'un signe de tête.
- Alors... bon... j'aime... le major Samantha Carter , avouais-je.
- Je vois. Depuis combien de temps ?
- Depuis que je l'ai vu, murmurais-je en me remémorant notre première rencontre.
- Et c'était il y a...
- Sept ans, murmurais-je.
Elle inscrit quelque chose sur son carnet.
- Hum, c'est long.
- Oh oui.
- Je crois me souvenir qu'il existe une loi de non fraternisation, s'étonna t'elle.
- Oui... gémis-je doucement.
- Vous avez... franchi l'interdit ? me questionna t'elle.
Je me retournai et la fixai de mes yeux noir. Elle y lu la réponse. Soudain, sa montre bipa.
- Oh ! C'est déjà la fin. J'ai d'autres rendez-vous.
On se leva et je la raccompagnai jusqu'à la porte.
- Au revoir colonel. A demain après-midi, même heure.
- Au revoir.
Elle entra dans sa voiture bleu cendré, qui disparut vite à l'horizon.

Quinze heure dix. Qu'est-ce que je fais faire de mon après-midi. Pas de voiture, et surtout, pas de Sam. Une idée me traversa l'esprit. Poissons. Je pris mon matériel de pêche. Dix minutes après, j'étais devant mon lac, une bouteille de bière dans une main, la canne à pêche dans l'autre. Le temps passa.

Vingt-trois heures. Toujours pas de trace de Sam. J'ai rangé mon matériel de pêche il y a au moins deux heures... pêcher dans la nuit, sa perd de son charme... Puis je me suis planté devant les Simspons avec une bouteille de bière. Même sa, ça ne me divertit plus. Sam me manque trop. Comment ais-je pu vivre sans elle ? Comment faisais-je sans elle ? Soudain, j'entendis les doubles de la clefs tourner dans la serrure qui grinça. Le bruit de la veste posée sur le comptoir me parvint aux oreilles. Et Sam apparut dans l'encadrement de la porte. Elle s'appuya légerment contre l'embrasure et me sourit étonné.
- Je pensais que tu aurais mangé.
- Et bien non, dis-je en me levant, non, j'ai regardé... les Simspons.
Elle me sourit une nouvelle fois.
- Merci.. murmura t'elle.
Je la serrai dans mes bras.
- J'ai eu peur pour toi, dis-je sur le même ton.
Elle frissonna.
- J'ai faim Jack.
Je la lâchai pour prendre sa main, et la tirai doucement vers la cuisine.
- Je ne suis pas pro en cuisine, mais je pense qu'il est un peu tard pour mijoter un petit plat, rigolais-je.
- En effet.
- Alors, que veux tu manger ?
- Hum.. je ne sais pas Jack, mais j'ai faim.. alors un truc rapide.
- Mmmm... Ma célèbre omelette à la bière ? demandais-je.
Elle rigola et acquisa. Je sortis les ½ufs, le lait, le râpé et l'ingrédient indispensable : la bière.
- Comment sa s'est passé avec la psy ?
- Oh, plutôt pas mal. Elle est très gentille.
- Janet m'avait demandé à ce que tu téléphones quand tu l'aura vu.
- Ah bon ?
- Ouais...
- Je le ferais après, la rassurais-je en souriant.
Je finis mon omelette et la mis dans mon assiette. Je la découpai en deux et donnai une partit à Sam.
- Voilà, bon appé...
La sonnerie d'un téléphone retentit dans ma cuisine.
- Ouch.. ché le mien.. dis Sam la bouche pleine.
Elle avala rapidement la bouché et décrocha.
- Allô ? ... Janet ?.... me parler ? mais de quoi ?... oui, il est là.... Ah, attend.
Elle me dit un signe, et s'éloigna. Qu'est-ce que voulait le docteur maintenant ? Je commençai mon omelette. Manquait un peu de bière. Tant pis. Très vite Sam revint. Elle avait les yeux en larme.
- Qu'est-ce qui se passe ? Daniel ? Teal'c ? Ils ont eu un accident ? la pressais-je.
- Non Jack. C'est toi.
Je la fixais sans comprendre. Je me portais très bien...
- Tu n'as pas téléphoné au psy.
- Mais si ! enfin, c'est elle qui m'a téléphoné ! m'indignais-je.
- Non ! Arrête de mentir ! je savais que tu n'aimais pas les psys, mais je pensais que au moins tu aurais oublié ta fierté pour toi. Pour nous...
Sa voix mourut dans sa gorge. Je la pris par le bras.
- Sam, je te jure qu'à deux heures, le docteur Laya Luchetta, l'ancienne psy de la base, est venue et on a discuté.
Ces yeux exprimèrent l'incompréhension.
- Janet a téléphone au psy. Elle ne t'a pas joint. Tu mens. Et puis, l'ancienne psy ne s'appelle pas Laya Luchetta... mais Audrée Laforgue !
Mon bras retomba mollement le long de mon corps.
- Quoi ? mais.. mais.. elle m'a dit que... fis-je confus.
Je me levai rapidement et me précipitai sur l'ordinateur portable de Sam.
- Qu'est-ce que tu fais Jack ? me cria t'elle en me suivant.
J'allumai l'ordinateur et allai sur le site de recherche des personnes de l'armée. J'entrai mon code et tapai : « Laya Luchetta psychiatre armée ». La recherche fut brève. Le résultat s'afficha, implacable.
- Non.. Sam.. se n'est pas possible... Je... Sam... dit moi que se n'est pas vrai ? gémis-je., ce n'est pas possible.. je te jure qu'elle est venue aujourd'hui...
Mais Sam ne m'écoutait pas, elle avait les yeux fixés sur le message clignotant :

« Personne non existante ».

# Posté le vendredi 25 avril 2008 05:37

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 14:08

"Chapter 7" [ « Not existing person » ]

"Chapter 7" [ « Not existing person » ]
J'avais l'impression de tourner dans le noir. Ou peut être dans de la gelé noir. Oui, c'est sa. Plus j'essayais de sortir de se pot en plastique plein de gelé, plus je m'englué. J'étais toujours assis sur le siège, face à l'écran de l'ordinateur. Et celui-ci continué de montrer cette même phrase : « Personne non existante ». Pourtant, j'étais sur que j'avais vu quelqu'un aujourd'hui. La main sur la souris, j'élargis le champ de recherche et tapai juste : « Laya Luchetta ». Bizarrement, la réponse fut la même laconique et monotone phrase : « Personne non existante ».
- Mais il doit bien exister une Laya Luchetta quelque part sur Terre ! m'emportais-je.
Sam se tourna vers moi avec une lenteur incontrôlé.
- Jack, qu'est-ce que c'est cette histoire ?
- Je ne sais pas moi même... murmurais-je... Je l'ai pourtant vu. J'en suis sur.
Il eut un blanc. Sam prit son téléphone portable.
- J'appelle Janet, on a un problème là. Tu me certifies que tu as vu cet après-midi une personne qui n'existe pas.
Je ne dis rien. Elle avait raison. Je deviens fou... Je baissai la tête en signe de soumission, tandis qu'elle approuvait. Sam composa le numéro et colla le petit appareil à son oreille.
- Allô ?... Oui, c'est moi, Sam... Oui, on a un problème... genre grave... Jack.., Le colonel O'Neill dit qu'il a vu ton psy aujourd'hui... le problème ? Ben, cette personne n'est pas celle qui faut... Oui, elle s'appelle Laya Luchetta.... Je sais que l'autre psy s'appelle Audrée Laforgue !... Oui.. Mais il y a plus bizarre, on a tapé le nom de cette fille sur le site de recherche de l'armée.... L'ennui, c'est que cette personne n'existe pas !
Elle s'éloigna tout en parlant. Un frisson parcourut ma colonne vertébral. La tête entre les mains, je donnai un coup de pied dans le bureau. Je pouvais être enfin avec Sam, et voilà que j'ai un p****n de problème de m***e ! Pourquoi cela devait m'arriver à moi ! Je sentis un goût amère dans ma bouche. Je m'étais mordu la langue, et je me mettais à saigner. « Manquais plus que sa... ».. j'essuyai d'un revers de manche le sang qui perlaient de ma bouche, quand soudain, Sam revint.
- Jack, on doit rentrer à la base, maintenant. Janet dit que sa peut être grave....
- Sam... je dois rester encore un peu. Je suis sur qu'elle va revenir demain pour le rendez-vous, lui dis-je en lui attrapant le bras.
- Jack, cette personne n'existe pas. Elle ne peut donc pas venir.
- Qui sait ? C'est peut-être une extraterrestre. S'il te plait. Juste aujourd'hui. Fais moi confiance Sam.
Elle me fixa droit dans les yeux. Elle gémit doucement, en proie à un doute certain.
- Jack... je.. cette personne n'existe pas !
- Si c'est une aliène, il est normal qu'elle ne soit pas dans notre base de recherche , remarquais-je en haussant les épaules.
- Oui... mais.. qu'est-ce que te voudrait cette aliène ?
- Je ne sais pas, et le seul moyen de le savoir, c'est d'attendre demain. S'il te plait Sam...
Elle baissa la tête. Elle avait peur pour moi, c'était évident. Mais je voulais savoir ce que cette aliène attendait de moi.
- Bien. On attend jusqu'à demain après-midi. Puis on rentre à la base. Quoi qu'il se passe. D'accord ?
- Ok.
- Promis ? me demanda t'elle.
Je la regardai de mes yeux marrons chocolats (miam !). Et lui murmurai un « promis ». Elle se blottit dans mes bras. Nous restâmes un moment ainsi, sachant chacun que nous avions frôlé la crise. Je caressai ces cheveux d'un air distrait, quand elle recula qu'un pas sous mon air étonné, et sécha ses larmes.
- Bon, on va la manger ton omelette ?
Un petit oui, fut ma seule réponse.

La fin du repas fut assez silencieux, malgré quelques maigres tentatives d'humour de ma part, et de changement de sujet pour Sam. Je débarrassai rapidement la table, en effet, il commençait à se faire tard. Minuits et demi. Sam tombait de fatigue, et je dois dire que je n'étais pas très frais moi aussi. Cette histoire d'extraterrestre m'avait épuisé. Et des questions auxquelles je n'avais pas de réponses me tournaient dans la tête, comme : « Pourquoi m'a t'elle contacté ? Pourquoi se faire passer pour un psy ? Comment elle a su que je devais voir un psy ?... ». Puis, Sam s'excusa, mais elle ne tenait plus debout. Elle partit dons se coucher, et je du me contenter d'un petit bisou. Pour ma part, je décidai de prendre une bonne douche. Je me déshabillai rapidement et rentrai dans l'habitacle. Je mis l'eau chaude et me plaça sous le jet brûlant.

Sam, de son côté, ne trouvait finalement pas le sommeil. Son petit tour à l'Université l'avait enchanté mais aussi fatigué. Elle s'était glissée rapidement sous les draps dès qu'elle s'était mis en pyjama et avait quitté Jack qui était partit prendre une douche. Là où elle était, elle entendait l'eau circuler dans les tuyaux montrant que Jack n'avait pas finit. Elle s'enfonça plus profondément sous les draps. Cette histoire d'extraterrestre l'avait épuisé. Mais, surtout, elle ne voulait pas rentrer à la base, en dépit de ce qu'elle avait affirmé à Jack. Elle ne voulait pas rentrer car cela aller mettre fin à leur idylle. Cet amour impossible. Sam ne voulait pas recommencer comme ces sept dernières années. Mais elle pensait aussi qu'elle n'avait pas le courage de taper du poing sur la table et dire que c'était comme sa, que si le général ne voulait pas de sa relation avec Jack se fasse, et bien il perdrait deux de ces meilleurs éléments. Et, elle n'était pas sur que Jack veuille bien tout sacrifier pour elle. Sam aussi ne savait pas. En faite, elle ne savait rien de ses envies et de ce qu'elle savait. Par contre elle était sur qu'elle ne voulait pas quitter Jack. C'est sur cette idée que le sommeil se fit plus fort, et elle s'endormit avec le beau visage de son amant en tête.

J'éteignis l'eau et sortis en frissonnant de la douche. Je m'essuyai partiellement et m'accrochai la serviette autour des hanches. J'allais pour prendre mon pyjama, quand je remarquai cette forme dans mon miroir. Une fille. Je me retournai précipitamment et me retrouvai face à Laya. Elle me sourit, un sourit plein de dents blanches qui illumina son visage. Je trésaillai.
- Mais qu'est-ce que vous foutez là ? criais-je.
- Jack, voyons, ne criez pas. Vous allez réveiller Sam.
J'assurai ma serviette un peu mieux sur mes hanches, et pointai un doigt menaçant sur l'aliène.
- Qu'est ce que vous me voulez ?
- Moi ? Vous aidez, répondit simplement la jeune fille en repoussant me doigt.
Je me tus. Étonné. Surpris. J'ouvrais une large bouche telle un poisson rouge.
- Qui êtes-vous ? demandais-je finalement.
- Ah... soupira t'elle, je savais que l'on arrivait à cette question.
Je la regardai sans sourcillé.
- Je suis... vous.
Là, je dois dire que tout est devenu flou. D'après ce que ma raconter Laya, ma tête a heurté le lavabo. En effet, deux minutes après, quand la terre cessa de tourner, je me relevai, avec un peu de sang qui coulait le long de ma tempe droite.
- Vous... vous êtes moi ? demandais-je éberlué de ce qu'elle venait de m'avouer, et d'être « tomber dans les pommes » aussi facilement.
- Oui. Enfin, je suis vous, et une petite partie de Maât.
- Maât ? répétais-je encore sonné.
- Oui. Vous vous souvenez du voyage dans une autre réalité alternative.
- Et comment...
- Et bien, Maât a décidé de vous aider en implantant en vous une toute petite partie d'elle. Cette partie, dont je suis constituée, m'a réveillé en vous..
Je me frappai la tête contre ma main. Déjà que je ne comprenais pas Sam, voilà que j'avais une Laya sur le dos !
- Bon... si j'ai bien compris, vous êtes.. moi, et vous voulez m'aider...
- En effet.
Laya c'était adossée contre le mur carrelé de ma salle de bain. Elle me souriait tranquillement. Moi, on avait l'impression que je revenais de guerre. Du sang sur le visage et les mains. Les cheveux en batailles. Les yeux un peu fou. Je secouai la tête. Tout ceci était vraiment trop bizarre.
- Maintenant, vous allez vous coucher. Demain matin, vous rentrerez à la base. Et Maât trouvera... un autre moyen de vous aider.
- M'aidez en quoi ?
- Et bien, à reprendre votre travail ! Vous savez très bien que le général Hammond ne vous laissera pas reprendre le travail comme sa.
Je hochai la tête en signe affirmatif. J'allai pour me coucher quand la serviette glissa le long de mes jambes.

J'ouvrai les yeux. Ma chambre. Mon lit. Je me frottai les mains sur mon visage, tentant d'effacer le manque de sommeil. Je me tournai vers Sam précautionneusement pour essayer de ne pas la réveiller ... mais elle l'était déjà. Elle avait ces beau yeux bleus ouverts, et elle me regardais.
- Bonjour toi... murmurais-je d'une voix pâteuse.
- Bonjour, répondit Sam.
Je baillai quand elle se leva.
- Où tu vas ?
- Déjeuner. Alors, tu n'as pas changer d'avis à propos de cette aliène ?
Mon esprit embrumé mis cinq secondes pour comprendre de quoi elle parlait. Je frottai une énième fois les yeux, et répondis d'une voix encore ensommeillée :
- Si. En faite, c'est pas une aliène, c'est moi. Et elle enfin... moi, je veux m'aider. Avec l'aide de Maât, elle, moi... enfin... voilà. Mais, faut que Maât m'enlève de moi... parce que d'après moi, qui n'est pas entièrement moi, ben, c'est pas la bonne solution pour m'aider à retrouver mon travail, expliquais-je avec de grands signes.
Sam me regardait comme si j'étais fou. Dix secondes de plus pour comprendre ce que j'avais dit. Je me frappai la tête contre ma main droite.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, me repris-je en me redressant, en faite, Maât m'a implanté une partie d'elle, sans me demander mon avis en parlant, et cette partie à réveiller un truc en moi, et ce truc c'est Laya !
Je vis Sam prendre son portable lentement.
- Et non, je ne suis pas schizophrène. Sam. Écoute moi. On va rentrer maintenant à la base, et Maât va tout expliquer. OK ?
- Jack, tu me fais peur.
Je sursautai, et me levai. Je serrai Sam contre moi.
- Sam... fais moi confiance. Tu sais bien que Maât est une goa'uld très puissante. Elle a le pouvoir de faire sa. Elle a été sensible à ma « détresse » je pense.
Sam ne répondis rien. Je respirai un instant son parfum.
- Et je pense qu'elle voulait se faire bien voir par moi. Enfin.. voilà, on va rentrer, et cette Laya va disparaître de ma vie, murmurais-je déterminé.
Sam hocha de la tête.

Tout ce qui c'était passé en moins d'une journée lui faisait tourner de l'½il. Et puis, surtout, Sam était triste. Elle et Jack allait rentrer à la base encore plus tôt que prévu. Elle n'était resté que deux jours avec Jack, et cela ne semblai pas le déranger. Il mettait les bagages dans le coffre de sa voiture en sifflotant. Sam savait très bien que son colonel n'aimait pas trop les goa'ulds, gentiment surnommé Serpent par celui-ci, et que Maât sois maintenant une partie intégrante du SGC devait l'énervé. Alors quand plus, elle avait usé de sa technologie ou autre sur lui, cela devait vraiment le mettre hors de lui même. Jack fit un signe en sa direction, Sam entra dans la voiture suivit de Jack. Il lui sourit, et Sam sentit son c½ur battre plus fort. Et la voiture démarra.

J'étais triste. J'allais devoir faire comme si de rien n'était avec Sam. On rentrait à la base encore plutôt que prévu. Je sifflotai pour me donner une certaine contenance tandis que je ranger les bagages dans la voiture. J'étais en colère contre moi même. En colère de ne plus avoir de courage. J'avais bien réussi à lui dire que je l'aimais. Alors, pourquoi était-ce plus difficile de le dire au général. Enfin, de dire au général que j'aime Sam. Je fis un signe à Sam que nous partons. Elle entra dans la voiture sans un mot. Je m'installai sur le siège du conducteur et j'adressai un sourire à Sam auquel elle répondit par une pâle copie de celui-ci.

Le voyage fut très silencieux. En faite, ni moi ni Sam n'avait parlé. On s'est contenté de quelques regards. Je pense que nous étions tout les deux très triste et que nous ignorions de ce qu'allait devenir notre relation. Après une heure de voyage, je garai ma voiture dans la parking de la base. Sam descendit en première, et je la suivit. Je pris les bagages, et nous primes l'ascenseur.
- Je... Sam... vraiment... je suis désolé.
Elle ne dit rien, mais se tourna vers moi. Elle eut un triste sourire.
- Moi aussi je suis triste. Mais on va trouver une solution....
- Sa fait sept ans que l'on cherche ! m'emportais-je.
Sam cligna des yeux. Je regrettai aussitôt d'avoir crier. Je ne méritais pas Sam. J'étais qu'un vieux ours mal léché. Je baissai la tête.
- Désolé Sam... Désolé, murmurais-je en même temps que les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.
- Moi aussi...
Nous sortîmes et je lui rendis son sac. Nous aillions nous séparer quand Daniel arriva en courant vers nous.
- Vous êtes enfin là ! s'écria t'il.
- Ah petit scarabée ! Tu m'as manqué toi aussi, ironisais-je.
Daniel secoua la tête. Il ne semblait pas bien. Il avait du courir, car il respirait difficilement. Il tentant vainement de respirer tranquillement. Il devait ce passer quelque chose. Quelque chose de grave. Je perdis aussitôt mon sourire et mon air de vacancier pour redevenir le colonel O'Neill. Un soldat, un chef froid.
- Qu'est-ce qui se passe Daniel ? demandais-je.
- C'est.. c'est Maât !
J'échangeai un regard avec Sam.
- Qu'est ce qu'elle a ? demanda celle-ci.
- Elle.. elle se meurt ! cria Daniel à bout de souffle.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 10:35

"Chapter 8" [ When we need volunteer ]

"Chapter 8" [ When we need volunteer ]
« Elle se meurt... » ... Depuis environ deux heures, l'état de Maât s'était dégradé à une vitesse sidérante. Maât avait commencé à avoir de la fière, à son grand étonnement et à celui du docteur Janet. Puis, elle avait eu envie de vomir. Janet avait fait un scanner, et avait découvert que le symbiote allait bien. Mais, c'était l'hôte qui mourrait. Cela devait être à cause de l'amélioration de son cerveau : en effet, toutes ces cellules s'autodétruisaient. Malheureusement, quand Janet et Maât ont compris qu'elles ne pouvaient sauver l'hôte, Maât était trop affaiblie pour survivre à un voyage interstellaire. Elle était donc bloquée à la base, et était en train de mourir.
- Le
seul moyen de la sauver, commença le docteur, c'est de trouver maintenant un hôte pour Maât.
Daniel, Sam et moi
avions couru comme des dératés pour aller à l'infirmerie. Janet nous avait fait un mini-briefing. Maât était allongée sur un lit aux draps blancs. Les yeux clos, ses dents étaient serrés par la douleur. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, et ses membres étaient agités par des convulsions successives. Ses lèvres étaient gercées, et elle poussait quelques râles de souffrance. La transfusion plantée dans le bras droit, nous regardions sidéré la douleur même.
- Mais qui voudrai
t bien d'un... serpent dans le crâne ? demandais-je.
- Je sais colonel, mai
s Maât est une alliée de poids. Et elle ne nous a pas délivré tout ce qu'elle peut nous dire sur les goa'ulds, rétorqua Janet.
- Combien de temps lui r
este t'il ? questionna Daniel.
- Vu l
a manière dont son état a empiré, je dirais trois heures, tout au plus. Mais, si on veut implanter le symbiote dans un autre corps, il faudra le faire très vite. Je dirais que pour sa, elle a encore une à deux heures, répondit Janet en soupirant.
- Mais... mais.. c
omment va t'on trouver un hôte ? interrogea Sam.
Janet se tourna vers nous.
Elle eut un triste sourire.
- Nous a
vons besoin de volontaire, déclara t'elle.
Tout le monde se tus dans l'infi
rmerie.
- De... volontaire ? répétais
-je.
- Oui colonel, confirma à contre
-c½ur Janet.

Soudain, le général fit
interruption dans la salle. Le docteur fit son rapport.
- Et dans les mala
des ? Il y en aurait pas un qui... demanda le général.
- Non. Aucun ne veut
.
Le général se frotta les yeux.
- M
ais comment va t'on faire ?
- Il faut
peut être forcer quelqu'un... proposais-je.
Mon équipe, le général et Janet
se tournèrent vers moi, surpris.
- Ben
quoi ? On ne peut pas la laisser crever... nan ?
- Dois-je comprendre que
vous vous proposez colonel ? me demanda le général.
Je sursautai.
- Quoi ?
Jamais de la vie ! J'ai eu assez de Kannan ! Moi, je recommence pas, m'emportais-je.
- C'est bien ce que je me di
sais. Alors, colonel, permettez moi de vous dire de la fermez.
Je frissonnai
, et murmurais un pardon.
- Colonel,
major, vous pouvez aller vous mettre en uniforme, et ranger vos affaires. Vous avez vingt minutes. Quand vous aurez finit, vous revenez ici. Compris ?
- Oui, général.
Sam et moi quittâmes
la salle en marchant.

- Je crois sav
oir que vos quartiers ne sont pas loin des miens major ? interrogeais-je.
S
am sursauta, et s'arrêta. Je l'avais appeler par son grade. Puis, elle se remit en marche après s'être rappelé où elle était.
- Oui mon
colonel. A deux salle près.
- Bien, alors, je vous a
ccompagne.
- Oui mon colonel.
Nous a
rrivâmes rapidement devant ses quartiers.
- Nous y voilà colonel.
- Bien..
. je... je vais y aller alors.
- Oui
colonel.
Je commençais à m'éloigner.
Je savais que Sam était encore devant sa porte. Je le savais. Je savais aussi qu'elle pleurait. Ou qu'elle allait bientôt pleurer. Je savais qu'elle espérait que je me retourne, et que je vienne avec elle dans sa chambre. Chaque pas qui m'éloigner d'elle était une souffrance atroce.
- Mon colonel ! cria
une voix.
Je me retournai brusquemen
t.
- Oui ?
- Je... enfin... j'aurais
besoin d'aide.. pour... enfin... pour ranger mes affaires... déclara Sam.
Je lui souris.
- Bien sur major, vous
avez besoin.. de muscles ! riais-je.
Je me rapprochai à pas de loup. Elle
ouvrit la porte, et nous rentrâmes dans ses quartiers.

Il était identique
au mien. Jusqu'au couleur des draps. Sam ferma la porte derrière moi. Elle respira un grand coup.
- Jack... je..
. il faut qu'on parle.
- Oui.. confi
rmais-je.
Un long silence s'installa.
Ni elle, ni moi osait prendre la parole. On se contentait de regard.
- Je.
. Sam... Je pense... que nous devrions... attendre.
- Attendre quoi ?
- Je
ne sais pas trop... Je... je vais en parler au général.
Elle baissa la têt
e. Nous sommes allés trop loin. Beaucoup trop loin. Pouvions nous encore reculer ? Ou effacer ?
- Je.. je vais de
mander un dérogation... finis-je.
- T
u.. Vous savez très bien que nous l'aurons dans trois siècle !
- Il... il n
'y a pas d'autre solution. Je suis vraiment, vraiment désolé... Crois moi. Fais moi confiance.
Sam soupira. Une uni
que larme coula de ces beau yeux azurs que j'essuyai avec mon pouce puis la prit dans mes bras. Tandis que je respirai son parfum, elle leva la tête et posa ses lèvres chaudes sur les miennes. Dernier baiser. Dernier souffle de vie. Je rompu ce baiser à contre-c½ur. Les adieux sont toujours douloureux. Il ne faut pas sa s'éternise. Sam me repoussa gentiment.
- Au revoir colone
l.
- A toute à l'heure major.
Je pas
sai la porte qui se referma aussitôt dernière moi. J'entendis un sanglot étouffé. Mon c½ur se serra. Pourquoi la vie est si compliqué ?

J'entrai dans
mes quartiers. Qui n'ont pas changé. Je posai mon sac, et rangeai pensivement mes maigres vêtements. J'enfilai mon uniforme vert kaki. Dix minutes. En dix minutes, j'avais réussi à détruire tout ce qui aurait pu me convaincre que ce que j'ai vécu n'était pas un rêve. J'avais dit à Sam de faire comme si de rien n'était. Et mes affaires étaient comme avant, comme si je n'était jamais partit. Dix minutes. Dix.
Toc.
Toc. Toc.
Je me précipitai sur la por
te, qui s'ouvrit sur... Daniel.
- Ah.
.. Daniel. Qu'est-ce qui se passe? Demandais-je en essayant de cacher ma déception.
- Et bien.. je venais voir s
i tu avais fini, s'exclama Daniel impénétrable à ma gène.
Il jeta un regard
dans ma chambre et me sourit.
- Et j
e vois que oui. Euh.. tu viens ?
- Ou
ais. Et Sa... Carter ?
- On va la cher
cher ensemble ? proposa Daniel.
- Ok.

Je fermai ma porte et suivis Daniel.


Celui s'arrêta, et je suivis son mo
uvement, étonné. Daniel regard frénétiquement autour de lui si il y avait du monde, puis se tourna vers moi, un drôle de sourire aux lèvres.
- Quoi ? le
questionnais-je.
- Alors, toi et Sam.
. vous sortez ensemble ?
Je clignai d
es yeux, et me frotta pensivement le bras droit. Si on sort ensemble...
- D
aniel, la loi de non-fraternisation, tu en fais quoi ?
- Allons, Jack, rega
rde, on est seul, soupira t'il en me montrant le couloir vide.
- Voyons, pe
tit scarabée, nous sommes dans une base militaire secrète ultra sécurisé. Connais-tu le mot caméra de surveillance ?
Daniel me sourit, et rigola.
- Ah,
ok, j'ai compris Jack ! Pardon. Tu viens Sam va nous attendre.
Je hochai d
e la tête et Daniel m'entraîna avec force jusqu'à la porte de Sam. Il toqua en me regardant dans les yeux. Sam nous ouvrit, quelque peu étonné.
- Danie
l ? Ja... mon colonel ? Qu'est-ce qui se passe ? demanda t'elle.
Elle avait
les yeux et les joues rouges de quelqu'un qui a pleuré.
- Nous venions te
chercher ! s'écria Daniel.
- Ah... Eu
h.. j'arrive, une minutes.
Et elle di
sparut derrière la porte. Je donnai un petit coup de poing à Daniel, qui fit le faussement indigné. Sam revient très vite. Et mon c½ur se serra quand je vis qu'elle ne m'adressa aucun regard, aucun sourire. Sam se tourna vers Daniel.
- Je suis désolé les garçons, m
ais je dois y aller.
- Aller où ? dem
andais-je.
- Quelque part, me répondi
t t'elle.
Et Sam s'enfuie en courant.


Deux minutes après, nous étions pr
esque tous rassemblé à l'infirmerie. Il manquait toujours Sam. Le général qui commençait à s'impatienter, demanda le bilan de Maât au docteur Fraisier.
- Daniel, tu ne saurais pas où est al
lé Carter, murmurais-je.
- Non Jack, j'
étais avec toi quand elle est partit.
- Colonel, un peu plus d'attention s'il vous plait, demanda le général.
- P
ardon mon général, m'excusais-je.
Je
baissai la tête, et Daniel me donna un petit coup d'épaule.
- Il faut un hô
te maintenant... conclu Janet.
Person
ne n'avait de solution. Je tournai mes yeux vers ce cadavre à peine vivant. Maât était méconnaissable. Je soupirai.
- Ce pourrait être un hôte provisoi
re ? Non ? interrogeais-je.
- Oui. Vo
us vous proposez colonel ? s'étonna Janet.
- Non.. ce n'est pas sa... enfin
, je vais y réfléchire encore un peu...
Tout le monde se tourna vers moi. J
e haussai les épaules. Si c'était provisoire. Et puis, j'apparaîtrais sous les bonnes faveurs du général. Mais, cela me répugnait tant que même cela ne me convint pas. Je secouai la tête en signe négatif. Je en pouvais faire sa. Je ne pouvais pas. Et puis il y avait Sam, je ne pouvais l'abandonner encore une fois. Les autres comprirent que je refusais, et Janet se tourna vers les autres malades de l'infirmerie.
-
Comme le dit le colonel O'Neill, ceci serai provisoire. Juste le temps de trouver un hôte consentant, commença Janet, Et puis Maât fera la symbiose comme les Tok'ras. Nous avons besoin de ces connaissances, et il ne serait pas digne de nous si nous la laissions mourir.
Elle parcoura la salle du regard.

- Qui se porte volontaire ? finis t'
elle par demander.
- Moi, répondis un
e voix derrière nous.
Dans un belle e
nsemble, on se retourna tous pour voir qui était assez fou pour accepter une symbiose. Et, sous mes yeux ébahis de stupeur, c'était Sam qui se tenait là.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 10:15

"Chapter 9" [ Quarrels and reconciliations ]

"Chapter 9" [ Quarrels and reconciliations ]
Le choc passé, un rire nerveux sortit de ma gorge. Ils me regardaient tous, gêné pour moi. Daniel semblait très triste. Pour moi, ou pour lui ? Teal'c se tenait en retrait, sachant que tout se jouait entre moi et Sam. Le général ressentit soudain le besoin urgent de parler avec un soldat pour lui demander qu'est-ce qu'il lui était arrivé. Janet s'éloigna s'occuper de ses patients en murmurant à Sam de lui dire quand elle sera prête. Celle-ci avait hoché de la tête tout en continuant de me regarder. Mon rire mourut très vite. Le petit sourire mesquin disparut. Mon c½ur pulsait fort dans ma poitrine. J'avais l'impression qu'il voulait sortir de là pour aller se balader. Je me redressai et franchis en quelques pas l'espace qui me séparait de Sam. De ma Sam qui voulait avoir un serpent dans le crâne. Je la fixai un instant. Un regard noir auquel Sam répondit vivement.
- Mon colonel ? Quel est le problème ?
- Le problème major ? Le problème, c'est que vous allez devenir une goa'uld. Et volontairement en plus !
Son regard bleu se fit noir. Je vis clairement son bras droit trembler sous la contraction de ces muscles.
- Cette expérience sera très enrichissante pour moi mon colonel, répliqua Sam.
- Pourquoi maintenant major ?
Ma voix n'était que colère froide. Dangereusement menaçante. Brûlante et glacial en même temps.

- Un mot de vous et je retire ma candidature mon colonel... murmura Sam.
Je tressaillis. Elle voulait me forcer à réagir. Je me rapprochai de Sam. Jusqu'à la toucher. C'était risqué, le général était juste à côté. Mais je ne voulais pas perdre Sam. Elle frissonna. J'approchai ma bouche de son oreille et y murmurai quelques mots :
- Sam... ne fais pas sa. Je t'aime... s'il te plait...
Celle-ci recula. Son regard de braise ne me lâchai pas. Un regard aussi dur que ma voix. Etonné, je la vis appeler Janet qui accoura immédiatement.
- Je suis prête Janet.
- Tu... tu es sur ? demanda t'elle.
- Oui.
Réponse brève et laconique. Le général revint.
- Major Carter, ceci sera provisoire. Maât a dit qu'elle fera une symbiose à la manière des tok'ras. Donc, vous aurez toujours votre place au sein de SG-1. Enfin, si le colonel est d'accord, ajouta t'il en me regardant.
- Mais.. nous n'allons pas chercher directement un autre hôte ? demandais-je.
Daniel toussa. On se tourna vers lui, surpris.
- Euh.. Jack, il faudra du temps pour que Maât reprenne des forces.
- Combien de temps ?
- Environ un mois, répondit Janet.
- UN MOIS ?!!! criais-je.
- Colonel, calmez-vous, sinon, je serais obligé de vous faire sortir d'ici, me menaça le général, c'est une infirmerie, pas un hall de gare !
Je jetai un regard vénéneux à Sam. Non, Carter. Je suis décidé à l'appeler Carter. Nan, mieux, major Carter. Voilà. Major Carter.
- Je préfère partir de moi même. Général.
Et je partis en courant de l'infirmerie sous le regard étonné des autres. Les larmes se pressèrent sous mes yeux pendant que je courai vers l'ascenseur. J'attendrai d'être dans ma chambre pour pleurer.

Sam ferma les yeux. Jack et Daniel sont venus la chercher. Et elle a prit peur. Sam s'est enfui. Comme une lâche. Elle s'était abritée dans son labo. Le seul endroit où elle se sentait chez elle. C'était son monde. Assise contre un mur, les jambes repliés contre son torse, Sam mit son visage dans ses mains. Elle pleurait. Une tristesse sans non. Une détresse sans age. La jeune femme renifla, et se plongea dans ses pensés. Maât a besoin d'un hôte. Elle, elle avait besoin de temps. Sam avait aussi besoin de ne plus voir Jack pendant quelque temps. Oui. Il lui fallait du temps pour accepter. Il a bien dit qu'il allait demander une dérogation. Et qui sait le temps que cela mettra ? Et pendant toute cette durée, elle devra côtoyé son colonel. Manger avec lui. Partir en mission avec lui. Faire des briefing avec lui. Rigoler à ses blagues. Tout sa sans aucune animosité. Mais, elle ne se pensait pas avoir le courage pour sa. Elle était faible. Pas une seconde pendant ce monologue Sam pensa que se serait compliqué pour Jack aussi. Ce n'est que quand elle se leva pour aller à l'infirmerie que Sam y pensa. « C'est vrai, Jack aussi m'aime. Du moins, c'est ce qu'il m'a dit. Mais rien ne changera mon avis. Je vais faire cette symbiose... Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse... » Elle a besoin de temps. Elle a besoin de lui faire mal, comme il lui a fait. Elle a besoin de temps...

Sam se mit en marche. Un pas faible et décidé en même temps. Elle rentra dans l'ascenseur. Elle était seule. « L'amour est cruel, il vous fait faire des choses insensé ». « Même quand cela ne fait pas plaisir à l'autre » ajouta t'elle en un sourire froid. Un tintement résonna dans l'habitacle. « On est arrivé » pensa t'elle ironiquement, et Sam sortit en trombe de l'ascenseur. Son pas se fit plus pressé, et c'est en courant qu'elle arriva devant l'infirmerie. Elle s'arrêta juste avant l'embrasure de la porte. Juste le temps de calmer les pulsions brûlantes de son c½ur... Juste le temps de remettre ses idées en ordre... Juste le temps de retrouver le courage d'affronter son supérieur... Juste le temps d'attendre encore un peu...

Sam soupira. C'est yeux bleu se fermèrent pour pouvoir se concentrer sur les paroles qu'elle entendait dans l'infirmerie. La voix de son colonel se détacha parfaitement des autres, jusqu'à qu'elle n'entende plus qu'elle. « Ce pourrait être un hôte provisoire ? Non ? » demandait t'il. S'il disait sa, c'était qu'il voulait la symbiose. Jack O'Neill ? devenir un goa'uld. Non, c'était incompatible. Impossible. La voix de son amant lui parvint à ses oreilles : « Non.. ce n'est pas sa... enfin, je vais y réfléchire encore un peu... » y réfléchir un peu ? Non... son colonel ne pouvait lui faire sa ! C'était la trahir ! Dans un mouvement d'humeur, elle donna un coup de pied contre le mur en béton. Si sa chaussure militaire absorba le choc, le soldat qui était de garde lui jeta un drôle de regard. Sam pensa qu'il devait la prendre pour une folle. Mais à la simple vue de son grade, le garde détourna les yeux, et sembla soudain très absorbé dans ses papiers. Sam se colla contre le mur. Elle entendit la voix de Janet : « Comme le dit le colonel O'Neill, ceci serai provisoire. Juste le temps de trouver un hôte consentant, commença Janet, Et puis Maât fera la symbiose comme les Tok'ras. Nous avons besoin de ces connaissances, et il ne serait pas digne de nous si nous la laissions mourir. ». Sam sursauta. C'était maintenant ou jamais. Jack lui en voudrait. Mais, il la verrait toujours « symbiose Tok'ras », et puis... Il l'avait blessé. Toutes ces fois. Et là, Sam allait lui rendre sa monnaie de sa pièce. Sa respiration se fit rapide et douloureuse. « Qui se porte volontaire ? ». C'est le moment de rentrer dans l'arène. Sam inspira profondément et sortit de l'ombre.

Je me précipitai dans ma chambre et claquai la porte. Appuyé contre le métal froid, je frottai mes mains contre mon visage. Cette fille allait me rendre fou ! Je soupirai et me jetai sur le lit. Pourquoi est-ce qu'elle faisait sa ? Je lui avais dit d'attendre ! Je ne veux pas sortir avec... un serpent ! Egoïste fut le premier mot qui me vint à l'esprit. Je ne pensais qu'à moi. J'étais égocentrique. Je n'ai pas pensé à un seul moment ce qu'elle pouvait ressentir. Je sentis mon estomac se contracter dans une douleur sourde. Je n'avais même pas pensé qu'elle avait pu être blesser par le fait qu'il lui dise d'attendre. Ils avaient déjà tant attendu. Mon c½ur se serra.
Daniel fut le deuxième mot qui me vint à l'esprit. Si quelqu'un pouvait m'expliquer les actes de Carter, c'était bien lui. Je me dis violence pour me lever. Mon corps était lourd. Je réfléchis rapidement, et me dis que Daniel devait être avec Carter. Pour l'implantation. Et puis, elle serait contente si elle me voyait. Je devais ravaler ma fierté mal placé, et aller en avant. Un mois, c'est court. Juste un mois. Un mois... Dieux que c'est long un mois...

Je me traîne tel un zombie vers l'infirmerie. Dernière forces qui sont jetées dans une bataille perdue d'avance. « La dernière convulsion d'un mort » pensais-je ironiquement. Je me dis que si quelqu'un arrive devant moi, m'empêche de passer, je ne pourrais m'empêcher de rebrousser chemin. Je n'aurais pas le courage de surmonter ces obstacles.

Malheureusement, ou heureusement, personne ne vint ce jeté sous mes pas. J'arrive d'un pas chancelant devant l'infirmerie. Et je tombe à terre, contre le mur, juste avant la porte. Je me frappe doucement la tête contre le mur de béton froid. Le garde de fraction me jette un regard bizarre. Je lui rend son regard torve avec plus de vigueur. « Mais qu'est-ce qui arrive aux officier de Sg-1 en ce moment » se demanda le garde en détournant les yeux. Mes yeux se ferment tout seuls. Ma tête se tourne légerment, et mon oreille se retrouve collé au mur.

Comme Sam juste avant, il écoute les voix dans l'infirmerie.

Le général regarde affectueusement son major trembler devant les explications savantes du docteur Janet. Sam ne voulait pas savoir tout ces détails sanglant : par où va passer le symbiote ? Comment va t'il faire-ci et ça ? Non, elle ne veut pas savoir. Car si elle connaît tout ces détails, elle craquera. Sam ne pourrait faire ce que tout le monde attend d'elle. Peut être que c'est ce que attend Janet. Peut être qu'elle veut essayer de convaincre Sam de reculer. Mais celle-ci se demande bien que pensera le général de sa lâcheté. Et surtout.. et surtout son colonel. Elle voyait déjà son regard mesquin lui dire qu'il savait qu'elle ne le ferait pas. Ce fut sur cette idée que le général la secoua.
- Allons major. Approchez-vous de Maât. Il est temps.
Daniel lui tapa gentiment l'épaule. Teal'c se rapprocha de Maât et saisit un de ces bras, « Au cas où... » dit t'il. Janet se tenait légèrement en retrait.

Sam se rapproche. Plus qu'un centimètre. La bouche de Maât-hôte s'ouvre lentement. La dernière chose que vit Sam, fut le symbiote plongeant vers sa gorge.

Je ferme les yeux. J'entend Carter qui crie. Mes paupières sont étroitement fermées, jusqu'à me faire mal aux yeux. Ma bouche n'est plus qu'une pâle ligne. Mes yeux s'ouvrent. Des papillons noirs dansent devant. Je me lève comme un automate, et entre dans l'infirmerie. Teal'c est en train d'installer avec Janet, le corps inerte de mon subordonné. Je me rapproche doucement. Daniel m'aperçu en premier. Il me parla, mais je n'entendis pas ces mots. Je ne voyais que le cadavre de Carter allongé dans son lit. Je sens que les gens bougent autour de moi. Je pose une main froide sur le bras brûlant de Sam. Da ma Sam. Celle-ci ouvrent ces yeux qui se plongèrent aussitôt dans les miens. Je lui souris tendrement. Et je la vois y répondre. Un mois. Juste un tout petit, petit mois.

Douleurs. D'abord écrasante. Oppressante. Puis, lentement, elle sent Maât qui la soulage. Doucement. Ses yeux toujours clôt, elle sent la présence de la goa'uld. Elle reste un retrait, et s'excuse de ne pas être bavarde, elle doit reprendre des forces. Sam lui dit que ce n'ai pas grave. Et, celle-ci sent que Maât s'éloigne, jusqu'à que sa présence fut presque invisible. Puis, bizarrement, la jeune femme ressent une main fraîche se poser sur son bras encore brûlant de fièvre. Elle ouvre les yeux. Qui se plongent aussitôt dans la contemplation éperdue des yeux chocolats de son colonel. Il lui sourit. Un sourire chaud auquel Sam répondit comme elle le pouvait avec 40° de fièvre. Un mois. Juste un tout petit, petit mois.

Le général les regardent. Il pense bien qu'ils devraient être ensemble. O'Neill ne devrait pas devoir juste se contenter d'une main poser sur son bras. Il devrait être en train de la tenir dans ses bras, lui dire qu'il l'aime toujours. Non, à cause de la loi de non-fraternisation, ils ne pouvaient être ensemble. Le colonel tourna une tête étonné vers le général. Surpris qu'il ne l'ait pas bouclé aux arrêts. Celui-ci le tranquillisa d'un geste.
- Docteur Jackson, Teal'c, venez avec moi. O'Neill, vous pouvez rester là, ordonna t'il.
Daniel fit un geste encourageant vers les deux amis et s'élança dans le sillage du général. Teal'c les salua, et suivit les deux autres hommes.

Je tournai mes yeux vers le général. Il me fit un geste encourageant. Mon c½ur s'élança dans ma poitrine. Et si... et si le général obtenait une dérogation ? Le c½ur brûlant d'espoir et me retournai vers Sam. Ma main caressa un instant son bras. Janet lui avait enlevé sa veste, mais elle portait toujours le tee-shirt noir moulant réglementaire. Elle n'avait toujours pas dit mot. Ma main cessa son aller et retour. Je la fixai sans ciller.
- Jack... Je..
Je lui jetai un regard étonné. M'appelé Jack.. devant tout le monde ? Janet sursauta, et se stoppa en plein mouvement. Sam en semblait pas gêné le moins du monde.
- Euh.. pardon ? lui demandais-je.
- Oui, Jack. Ce n'est pas Sam qui parle mais Maât.
Je lui souris. J'avais enfin compris le subterfuge.
- Ah oui. Maât. Donc, comment ça va ?
- Bien. Enfin, beaucoup mieux. L'hôte est morte ? demanda t'elle.
Janet se rapprocha, tout sourire.
- Oui.
Je lui lançai un drôle de regard. Le fait qu'elle annonce la mort d'un de ces patients me surpris. Elle intercepta mon regard, et me fit une moue désabusé.
- Pas de ça, gros nigaud.
- Là, ce n'est pas Maât qui me parle, répliquais-je.
Elle me sourit en me montrant sa tenue de médecin, puis elle partit vaquer à d'autres occupations.
- Sam... murmurais-je, je ne t'en veux plus.
- Déjà ? rigola t'elle.
Je m'approchai de plus près. Je sentais son souffle régulier sur mon visage. Le souffle chaud de l'espoir. A regret, ma main repartit dans son habituel poche.
- A plus tard Maât, plaisantais-je.
Elle me rendit un sourire éclatant. Je reculai de deux pas, puis j'étais partit.

Je n'eu même pas le temps de faire trois pas dehors que quelqu'un attrapa mon bras. A ma grande surprise, c'était Kinsey. Celui qui avait presque réussit à fermer le SGC. Je dégageai mon bras avec violence.
- Kinsey, je ne pensais pas vous voir de si tôt... susurrais-je méfiant.
- Vous n'avez pas vu le mémos colonel ?
- Non.
Il resta un instant à me dévisager. Dans mon uniforme bleu ample, j'avais sans doute le visage un peu rouge par les larmes que j'avais versé un peu plus tôt. Mais rien d'assez visible pour me dévoiler. Les yeux mis clos, je regardais le sénateur d'un regard noir. Son costume noir divergé de beaucoup ce que je lui avais déjà vu mettre. Il me sourit. Un sourire carnassier. Qui ne présage rien de bon pour moi.
- Colonel O'Neill, je venais vous annoncer la « bonne nouvelle » de moi même, déclara t'il.
- Ne me dite pas que vous à la tête du SGC... murmurais-je sur mes gardes.
- Non, encore mieux ! jubila l'homme.
Je ne répondis rien, attendant la suite qui ne tarderait pas. Kinsey décida qu'il m'avait fait assez mijoté et cria d'une voix victorieuse :
- Vous êtes demis de vos fonctions colonel !!

# Posté le mardi 06 mai 2008 13:23

Modifié le mercredi 07 mai 2008 08:54

" Chapitre 10 " [ Two in one ]

" Chapitre 10 " [ Two in one ]
Bonjour tout le monde! Et oui, c'est ma première intervention, mais fallait bien sa pour le chapitre 10!
Qu
elques présisions sur la cotation:

- L
es paroles en *....* sont les paroles de Maât dans l'esprit de Sam.

- Le
s paroles en "...." ne sont plus les pensées du narrateur mais Sam qui répond à Maât. (ce changement est valable juste pour les chapitres avec Sam en narratrice)

Qu'
est-ce que j'ai d'autre à dire... Ah si, c'est un chapitre avec quelques (ou pas mal) d'incohérances! Donc, je suis désolée, mais je n'arrive pas à les résorber plus que déjà fait.

Aus
si, il n'y a pas dans ce chapitre de réponse à l'intrigue du 9 (héhéhé), il faudra attendre le 11ème pour avoir une explication, bien que dans celui-ci, Kinsey y fait une allusion.

Pou
r me faire pardonner, voici le titre du chapitre 11: "She drives me crazy". Pour les fachés avec la langue de Shakespeare, voici la traduction: " Elle me conduit à la folie". Vous devez donc vous doutez que le prochain narrateur sera... Jack!! =D voilà. Je préfère écrire avec Jack plutôt que Sam (héhéhé).

Donc, voilà... bonne lecture!!

=D


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- Comment ça va Sam? me demande le docteur.
- Bien, Janet.
- Je fais ma tourné, et je reviens. A toute à l'heure ! me dit t'elle en partant.
Je lui souris. Depuis deux jours, je suis cloîtrée ici, sans pouvoir bouger le petit doigt. Depuis deux jours, je n'ai pas vu le colonel. Deux jours. Que faisait t'il ?
* Je suis sur qu'il a une bonne raison pour ne pas venir.*
Deux jours durant lequel je me faisais la conversation avec Maât. En deux jours, j'avais eu le temps de bien distinguer la personnalité de Maât. Au début, il avait été dur de savoir ce qui était moi, et elle, car sa personnalité se déversait dans la mienne. Puis, très vite, j'avais réussis à définir qui était qui. Maât s'était révélé être quelqu'un de très cultivée, pleine d'humour et très déterminée.
« Mais la quelle ? »
*Que veux tu que j'en sache ! En tout cas, je me suis bien rétablie. Je pense que nous allons pouvoir sortir aujourd'hui ! Comme sa, tu lui demanderas toi même, Ok ?*
« D'accord... Je te laisse l'honneur d'annoncer la fin de ta convalescence à Janet. »
*Bien.. bien..*

Je sentis mon esprit vacillé. Maât me tirait en arrière. C'était une drôle d'impression que de ne plus se sentir maître de son corps. Nous n'avions essayé que deux ou trois fois. Mais Maât était trop faible, et n'avait pu garder le contrôle très longtemps. Mais, désormais, elle était bien rétablie. Ma bouche s'ouvrit, et prononça des mots que je disais pas :
- Janet ? JANET ???!!
Celle-ci accoura.
- Sam.. euh non, Maât, qu'est-ce qu'il y a ? interrogea t'elle en reconnaissant la voix déformée des goa'ulds.
- Nous sommes complètement rétablie, nous pouvons sortir.
Qu'elle drôle d'impression de se voir dire, sans le faire, que l'on est plusieurs. Je m'agitais mentalement. Je n'aimais pas trop resté en arrière, c'était tout de même mon corps !
*Attend deux secondes, ok ?*
« Moui... »

- Bien.. euh.. je t'apporte des vêtements. Attend ici, demanda Janet.
Et elle disparut pour revenir très vite avec l'uniforme bleu.
- Voilà.
- Nous te remercions, déclara Maât.
« Arrête de dire nous ! ça.. ça me fait bizarre ! »
*Elle va se sentir vexée si tu ne la remercie pas toi aussi !*

Je soupirai dans ma tête. Nous nous levâmes et Maât m'habilla. Je ne pouvais me résigné à dire que le serpent s'habillait aussi.
*Si tu pouvais évité de m'appelé le serpent, sa m'arrangerais, se n'est pas très flatteur.*
« Désolé, c'est le résultat de toutes les missions avec le colonel !! »

Ce fut au tour de Maât à soupirer, et elle me poussa en avant. Je repris le contrôle de mon corps. Surprise, je me sentis vacillé. Janet s'en aperçu et courut vers moi.
- Et tu dis que tu es guérie ! N'importe quoi, au lit !
- Non, ce n'est pas sa, argumentais-je. Maât m'a laissé le contrôle, je ne mis attendais pas. C'est tout. Merci quand même.
- D'accord, capitula Janet, tu reviens demain matin pour voir comment évolue ton état.
- C'est vraiment obligé ? demandais-je, mais me reprit très vite en voyant le regard noir de mon amie, ok, ok, A demain !
Janet me regarda partir en souriant. Elle n'avait pas finit d'en baver avec elle. Déjà que Sam n'était pas très docile, avec Maât, sa n'allait pas s'arranger !

Mes pas furent d'abord désaccordés. Puis, ma marche devint fluide. Personne n'aurait pu penser que j'avais passer deux jours dans un lit avec une goa'uld. Je jetai un regard à ma montre. Dix heure quinze. A cette heure, sg-1 devait se trouver en briefing. Je souris à un garde qui passait. Il tourna sa tête vers moi sans regarder devant lui, et ne vit pas la porte qui s'ouvrit... et qu'il se prit en plein tête. Il s'écroula par terre tandis que le technicien responsable de sa blessure se précipitait sur lui. Je rigolai.
*Mouahahah ! Qu'est-ce que c'était drôle !*
« C'est toi qui a fait sa ? »
*Nous !*
« Je vais avoir des ennuis Maât. »
*Mais nan, il n'avait qu'a regarder devant lui !*
« Tu as raison... »

"Nez cassé", pensais-je en voyant le sang qui coulait sur le visage du militaire. Je repris ma marche sans un regard au garde à terre qui gémissais de douleur. Je voyais clairement un changement dans ma personnalité... j'étais... plus enfantine...
« Tu n'es pas très mature pour une goa'uld qui se dit être très très très très vieille »
*Je n'ai pas eu l'occasion de m'amuser sur ma planète désertique !*
« Je te comprend à vrai dire. Mais évite de faire trop de conneries s'il te plait.. »
* Ok, ok, je vais modéré mon enthousiasme*


J'arrivai enfin devant la porte du briefing. Des éclats de voix me parvenait. On se disputait là dedans.
« Reste discrète, j'ai besoin de toute mon attention si je dois calmer les tensions. »
Maât ne me répondit pas. Mais je savais bien qu'elle n'appréciait pas cette situation. Je souris. Quelle tête de mule !

J'ouvrais la porte et trouvais à mon grand étonnement Kinsey dans la salle. Daniel était assis sur un des siège de cuir et semblait être en proie à un grand énervement. Le général Hammond était debout et criait sur Kinsey qui lui répondait vivement. Teal'c tenait le colonel. Celui-ci avait l'air d'avoir une grande envie de..
*.. brochette de Kinsey ?*
« Ne t'avais-je pas dit de te taire?! »
*Rooo.. ça va, ça va...*

- Euh.. bonjour tout le monde... commençais-je d'une voix hésitante.
Et ce tout le monde se tourna vers moi. Un grand sourire illumina le visage de Daniel. Jack arrêta aussitôt son manège et Teal'c le lâcha.
- Major Carter ! Je suis content de vous revoir par mis nous. Nous parlions justement de vous, déclara Hammond qui prit place dans son fauteuil.
Il jeta un regard menaçant en direction de Jack et de Kinsey.
- Assis, ordonna t'il.
Je me dirigeai près du colonel et m'assis à côté. Kinsey s'assis près de Daniel et Teal'c.
- Pourquoi parliez vous de moi ? demandais-je.
- Je ne sais comment, mais Mr Kinsey a su pour votre symbiose. Et il venait pour vous ramener avec lui à Washington pour vous... interroger, expliqua le général.
Un silence pesant s'installa. Chacun attendait ma réaction.
« Maât, je te laisse leur expliquer la situation.. je plus confiance à tes talents de diplomate que dans les miens . »
Elle ne répondit rien, mais le sentiments d'être dans un rêve s'installa. Maât me tirait en arrière.
- Et bien il partira seul. Je ne suis pas une bête de foire, disais Maât.
- Bien dit, s'écria Jack.
Kinsey lui jeta un regard vénéneux.
- Colonel O'Neill, je n'ai pas oublier votre subterfuge pour contrer la loi, mais sachez que je n'oublie pas. Je serais votre ombre, et au premier faux pas, je serais là, menaça t'il.
- Pas de menace de se genre dans ma base ! cria le général.
Maât et moi regardions le colonel d'un air interrogateur.
- Je t'expliquerais plus tard.. murmura t'il à mon intention.
Kinsey se leva. Très en colère.
- De toute façon, il n'est plus que question de minutes avant que le Président accepte cet interrogatoire ! hurla t'il.
- D'habitude, vous nous envoyez des clampins pour faire ce sale boulot... murmura Jack.
- Je vous ai entendu colonel O'Neill !
- Ah.. super.
- Jack, ce n'est pas le moment, commença Daniel. Mr le sénateur, sachez que Sam fait partit de sg-1, ce n'est pas un cobaye. Et Maât est une alliée. Alors dans tout les cas, vos jérémiades ne servent à rien ! Elles resteront ici.
Kinsey ouvrit la bouche pour parler, mais la sonnerie du téléphone rouge du général retentit dans son bureau. Il resta, le bras levé la bouche ouverte une seconde. Puis il se dirigea à grand pas dans le bureau où le général se trouvait déjà. Celui-ci décrocha. Kinsey ferma la porte.

- Alors Sam, cette symbiose ? me demanda Daniel.
- Bien, répondit Maât.
Je sentis clairement Jack se tendre comme un ressors. Même s'il m'aimait, la réalité revenait au grand galop. J'étais et resterais une goa'uld pendant quelque temps. Maât ferma mes yeux. Adepte du grand spectacle, elle imita avec perfection le changement de personnalité des Tok'ras. Ma tête se baissa, je repris le contrôle de mon corps. Je la relevai, redevenant moi même.
- Pas mal, Maât est quelqu'un.. de très agréable. Et vous, ça va ?
- Oui, à part Kinsey qui nous crie dessus depuis deux jours pour te trimballer je-ne-sais-où. Alors, on lui a servit l'excuse que tu étais pas transportable pour l'instant. Malheureusement, tu le peux maintenant.. expliqua Jack en me regardant.
- C'est au Président de trancher, ajouta Daniel.
- En effet, affirma Teal'c.
Je souris. Teal'c ne comprenait jamais pourquoi nous rigolions dès qu'il nous disait son fameux « en effet ». On échangea un regard complice avec Jack et Daniel, et on partit dans un fou rire. Teal'c restait stoïque. Comme toujours.

Ce ne fut que cinq minutes après des échanges entre notre trois de « en effet », que nous retrouvions notre calme. J'essuyais mes dernière larmes de rire tandis que Daniel tentait d'expliquer ce qu'il nous avait fait rire. Jack, lui, se masser la nuque.
*Et tu dis que je suis puérile moi ! Tu me fais bien rire !*
« Tu ne peux pas comprendre ! »
*Moui..*


Ce n'est que quelque minutes après que Kinsey sortit en trombe du bureau du général en hurlant au scandale. Il menaça de tous nous virer et partit presque en courant.
- Le Président a crié sur Kinsey en lui disant que c'est un abrutit. Il a dit que vous resteriez dans la base. Vous avez le droit sur d'autre planète, mais vous ne pouvez pas vous baladez librement sur Terre, m'expliqua le général.
Je le remerciai. Silence pesant. Le regard du général naviguait entre moi et Jack.
- Et, enfin, il m'a demander qu'est-ce qu'est cette histoire de... drague entre vous deux.
Daniel fit le poisson rouge : bouche grande ouverte, et yeux ronds. Teal'c leva un sourcil suspicieux. Jack toussa. Maât reprit aussitôt le contrôle de mon corps, pour m'arranger le coup.
- Le colonel n'a pas « dragué » le major, affirma t'elle.
Je me tapai la tête mentalement, qu'elle est bête, il y a des témoins, des vidéos... Le général du parvenir à la même conclusion puisqu'il fronça ces sourcils.
- Il y a des vidéos Maât.
- Il n'a pas dragué le major, répéta t'elle.
« Wouou ! qu'est-ce que tu racontes ?! »
Elle ne répondit pas. Je luttai pour reprendre le contrôle, elle m'envoya bouler. Je m'étais comme cognée contre un mur de béton.
- Pourquoi répètes-tu ça Maât ?! s'exclama Jack.
Elle tourna la tête vers lui.
« Ouais, pourquoi tu répètes sa ? »
Daniel fut le premier à comprendre.
- Aaaah ! Mais elle veut dire que Jack n'a pas dragué Sam !
- Bravo Daniel, comment as-tu deviné... Oh, non, laisser moi le dire.. elle l'a répété deux fois ! cria Jack.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire Jack, soupira Daniel. Elle veut dire que.. enfin.. c'est trop drôle !
Comme si le fou rire de tout à l'heure n'avait pas suffit, il éclata d'un rire sonore. J'étais sidéré, qu'est-ce qu'il y avait de drôle la dedans ? Le général le rappela à l'ordre. Il se calma aussitôt, sans toute fois faire disparaître un petit sourire satisfait sur ces lèvres .
- Docteur Jackson, expliquez moi toute de suite.
- Et bien.. Jack.. Jack...
On crut un moment qu'il allait repartir dans son fou rire. Mais non, il se mordit la joue, et réussit à se contenir.
- Jack a dragué Maât ! s'exclama t'il.
- Quoi ??? s'étonna Jack.
- C'est pourtant clair, tu peux sortir avec Sam.. euh, non, Maât si tu veux. La loi concerne les militaires, mais pas un militaire avec une extraterrestre ! Donc, tant que Sam.. hébergera Maât, tu pourras être avec elle.
*Ce garçon est exquis, il comprend tout sur tout*
J'éclatai de rire que je voulais mental, malheureusement, Maât m'avait rendu le contrôle entre temps. Je m'attirai je regard noir du général et de jack.
- Qu'est-ce qui vous fait rire Maât ? demanda ce dernier.
- Oh euh...
- Sam ??? s'exclama Jack en reconnaissant ma voix, c'est toi qui a rigolé???
- Oui.. dis-je d'une petite voix.
Jack se renfonça dans son siège se méprenant sur la raison de mon rire. Je m'expliquerais avec lui plus tard. Il prit un crayon à papier, et se mit à faire de petits dessins sur ces feuilles.
- C'est vraiment une histoire de fou, finit par résumé le général, Jack, Sam, je vous laisse vous dépatouiller avec ces histoires. Rompez.
Il se leva, et repartit dans son bureau.

Jack suivit le mouvement du général, et partit s'entraîner avec Teal'c à la boxe. Il avait « besoin de se défouler » selon lui. Daniel se leva à son tour et s'approcha de moi. Il s'assit sur la table et me regarda droit dans les yeux.
- Daniel ?
- Pourquoi riais-tu ?
Je ne pus réprimer un grand sourire.
- Pourquoi toi ? demandais-je.
- J'imaginai Jack en train de draguer un serpent. Alors, et toi ?
Je me levai sous le regard étonné Daniel. Je me dirigeai vers la porte et mis la main sur la poigné. Je me stoppai en plein mouvement, me tournai vers lui et lui adressai un sublime sourire. Daniel avait la tête d'un lapin effaré.
- Maât te trouve exquis ! lui dévoilais-je en un rire.
Et je m'enfui en courant avant qu'il pose d'autre question.

J'arrive enfin devant la salle d'entraînement. A mon grand étonnement, je n'étais même pas essoufflé de ma course.
* C'est grâce à moi ma vieille !*
« C'est qui qui est âgé de quelque siècles ? »
*Moi...*
« Alors, pas de vieille, ok ? »

J'entrai dans la salle, le sourire aux lèvres. Qui mourut bien vite en voyant Teal'c seul.
- Où est le colonel ? demandais-je.
- Partit se doucher, me répondit t'il.
- Sa ne fait même pas cinq minutes que vous êtes partit ! m'étonnais-je.
Teal'c haussa les épaules en signe d'approbation. Il ne savait pas lui même.
- Nous avons échangé quelque coups. Puis, je me suis mis à parler de vous. Il s'est énervé et est partit en criant, m'expliqua le Jaffa.
Je soupirai en comprenant la raison de sa fuite. Je remerciai Teal'c et partit de la salle d'un pas rapide.

Il n'avait toujours pas avalé la pilule. La mission de cet après-midi n'allait pas être de tout repos. Je sortis de mes pensées brusquement, quelqu'un ne m'avait pas vu et m'avait percuté ! Je dérapai et tentait de m'accrocher à l'uniforme du militaire mais il glissa à son tour, et nous tombions tout les deux l'un sur l'autre. Le poids de l'homme me coupa le souffle quand mon dos rencontra durement le sol. Je voulu pousser un cris, mais l'homme était encore sur ma poitrine. L'air me manquait. Il grogna et se releva. Et ce fut à se moment que je découvris mon percuteur. Jack. Il avait l'air affreusement gêné et me tendis une main timide pour me relever. Il me remit d'aplomb.
- Euh.. Major, je suis désolé... Je ne vous avez pas vu, s'excusa t'il la tête basse.
- Mon colonel, la prochaine fois regardez où vous allez.
- Je vous rappelle que vous aussi vous m'avez percuter.
Je lui lançai un sourire. Je le vis frissonner.
- Et bien, que puis-je pour faire pour me faire pardonner ? me demanda t'il avec un sourire dragueur.
Je fis mine de réfléchir un instant bien que je savais ce que j'allais demander.
- Un repas.
Son sourire pâlit. Le beau colonel devint livide. J'eu peur à un moment d'aller trop loin. Il passa une main sur sa nuque et la massa comme à chaque fois qu'il réfléchissait.
- C'est d'accord. Par contre, on devra ce contenter du mess.
- Oui... je sais très bien que je ne peux pas sortir de la basse, murmurais-je.
- Et puis on a une mission cet après-midi, ajouta t'il.
Il jeta un regard à sa montre.
- Il est 11h30, j'ai le temps d'aller me changer ?
- Oui, rendez-vous au mess dans une demi-heure.
Il acquisa en silence et regarda à droite et à gauche . J'observais ce petit manège en souriant. Voyant personne, il s'approcha de moi et me murmura à l'oreille :
- Tu sens très bon Sammy.
Et il partit avec un sourire espiègle sur les lèvres devant mon air faussement choqué.

Midi. Je suis assise dans le mess depuis bien cinq minutes. La tête entre les bras, je renifle en repensant à c'est dernière minutes.

J'étais directement allé voir Teal'c et Daniel. Je leur avais expliqué ce qu'il se jouait entre mo.. Maât et Jack. Il ne fallait pas qu'ils viennent manger au mess à midi. On avait besoin d'intimité. Besoin de se trouver. Besoin de nous imaginer autre part que dans une base hyper stricte.

Pendant que j'essayais de convaincre Daniel, qui était vexé de ne pas être le partie, j'avais le droit aux exclamations de Maât sur Daniel. Elle le trouvait magnifiquement beau. Et intelligent. Et sexy. Et... et elle me faisait tellement de bourrage de crâne qu'au bout d'un moment, je n'arrivais plus à savoir qui j'aimais.

Une bonne douche d'eau froide. Rien de mieux pour faire taire Maât. Celle-ci s'était excusé de s'être autant emballé. Enfin, surtout elle s'excusa d'avoir essayer de me convaincre d'embrasser Daniel ! Moi, je m'étais sentie gêné de douter de mes sentiments.
*Les gens ne sont pas infaillibles. On pense quelque chose, on croit très fort à une autre, on a une confiance inébranlable en quelqu'un. On finit toujours par être trahis.*
Les sarcasmes de Maât m'avait plonger dans un drôle d'étonnement. Et, j'avais beau usé tout les moyens possible et imaginable pour qu'elle me réponde, pour qu'elle m'explique, elle resta loin de moi. Distante et si proche à la fois.

Je relevai la tête et me tournai vers l'entré. Le colonel venait d'arriver dans le mess. Je me retournai pour être dos à lui. Il jeta un regard circulaire dans la salle. Je sentis ses yeux se poser sur moi. J'entendis le bruit de son pas si caractéristique. Il s'assit face à moi. Je levai les yeux. Une lueur s'alluma dans ces yeux. Je fis une moue interrogative.
- Mon colonel, pourquoi avez-vous l'½il tuméfié ?

# Posté le samedi 10 mai 2008 13:56